Argentine: Contre une utilisation politique de la tragédie (communiqué)

L'information imprécise, voire mensongère, relative à la situation argentine qui circule dans certains médias français, nous contraint aujourd'hui à préciser les points suivants:

1) Nous réaffirmons, en premier lieu, notre solidarité avec les familles des victimes de l'attentat de la Mutuelle Israélite (AMIA) qui réclament depuis 21 ans que justice soit faite et que cette tragédie ne soit pas utilisée à des fins politiques.

2) Il n'existe aucune poursuite, ni à l'encontre de la Présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, ni du Ministre des Affaires Etrangères Héctor Timerman. Le procureur Gerardo Pollicita a repris l'information judiciaire ouverte par le procureur Alberto Nisman, tragiquement décédé le 18/01, pour « entrave à la justice pour avoir couvert des suspects iraniens commanditaires de l’attentat de l’AMIA ».Il appartient désormais à un juge d'instruction d'évaluer s'il existe ou non, des conditions pour ouvrir une instruction.

Or, certains articles parus dans la presse française laissent à croire que la Présidente Kirchner est impliquée dans la dissimulation de preuves de l’implication de ressortissants iraniens ainsi que dans la mort du procureur, alors qu’aucun élément du dossier ne permet une telle conclusion.C’est d’ailleurs le gouvernement lui même qui a décidé la levée du secret défense afin que les membres du service de renseignement puissent être entendus.

3) Nous appelons l'ensemble des médias français à faire preuve de plus de prudence sur le sujet. En effet, la presse française ne saurait, à l’instar de certains médias argentins, participer à la déstabilisation du pays.
Reproduire de fausses informations porte gravement atteinte à l'image d'un pays démocratique et à son gouvernement légitimement élu.

 Lucrecia Escudero Chauvel, enseignant-chercheur en sémiotique

Carlos Quenan, enseignant-chercheur en économie

José Muchnik, poète et anthropologue

Carlos Schmerkin, consultant en édition

 José Eduardo Wesfreid, chercheur en physique

Membres de la société civile argentine en France

 

Premières adhésions

Liliana Andreone, Guillermo Bomchil, Gabriela de Brito-Sanchez, Hernan Campaniello, Celina Capriotti-Brisou, Roberto Cittadini, Paola Costa, Norma C. Di Sciullo, Mario Di Sciullo, Alberto Dipilato, Max Dickmann, Ezequiel Ferrero , Fernando J. Guerrieri, Cristina Ruiz Guiñazu, Charo Gomez Molla, Liliana Gonzalez, Susana Gruschkievitsh,  Andrés  Gruschkievitsh, Carolina Hall, Reynaldo Harguinteguy, Maria Cristina Iglesias, Carlos Joly, Maria Lagrange, Susana Lanfranco, Eduadro Makaroff, Alberto Marquardt, Alejandro Maudet, Adriana Montero, Ester Muchnik, Pedro Munaretto, Susana Neve, Alexandre de Nuñez, Maria Oliveira Cézar, Roberto Paez Gonzalez, Cristian Pereira, Gabriel Périès, José Ponti, Pedro Saludjian, Daniel Rearte, Jorge Rosenblatt, Alberto Roseto, Ivan Schuliaker, César Stroscio, Diana Tiffenberg.

 

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