Carol Mann
Sociologue spécialisée dans la problématique du genre et conflits armés, chercheure associée au LEGS (Paris 8), directrice de 'Women in War'.
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Billet de blog 11 nov. 2021

La guerre du Haut-Karabagh comme modèle de conflits armés du futur immédiat

Les 44 jours de guerre contre la république autoproclamée de l'Artsakh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie, constituerait-elle un conflit armé d'un nouveau genre mettant en scène la primauté de drones armés, suivi de mercenaires-tortionnaires et l’utilisation musclée de médias sociaux ?

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Azerbaijan Army Drone Strikes against Armenian Army || Bayraktar TB2 & Israeli Harops || 16 OCT-2020 © Rashad Aliyev

Il y a juste un an, se terminait  une guerre peu commentée par les grands de ce monde. Après quarante-quatre jours d’une guerre féroce, l’Azerbaïdjan vainquait les forces arméniennes dans la république autoproclamée du Haut-Karabagh, dite l’Artsakh, située dans le sud du Caucase

L’enclave peuplée à 95% d’Arméniens avait été « donnée » par Staline en 1923 à la république socialiste soviétique d’Azerbaïdjan dans un de ces gestes d’une perverse magnanimité dont les leaders soviétiques ont le secret- voir par exemple le « don » de Khrouchtchev de la Crimée à ses compatriotes ukrainiens en 1954. L’éclatement de l’URSS produit comme ailleurs dans l’ancien empire, des déclarations simultanées d’indépendance de la part des républiques autonomes. C’est le cas, à l’automne 1991, de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie ainsi que l’Artsakh sous forme d’une république autoproclamée, ce qui entraîne immédiatement une guerre féroce.

 En dépit d’un concurrence ethnonationaliste moderne autour de l’antériorité des peuples sur le terrain, les conflits entre les deux peuples, l’un musulman chiite et l’autre chrétien depuis le Ve siècle, sont le produit d’un sentiment nationaliste qui a émergé dans l’empire russe (entre autres) au milieu du XIXe siècle et plus particulièrement des intempestifs découpages staliniens  pour générer des déséquilibres régionaux. La politique panturque d’Erdogan a également joué son rôle : la négation du génocide de 1915, trauma central du peuple arménien, joint à une négation de l’existence-même de ce peuple a été reprise du côté azerbaïdjanais pour renforcer et légitimer leurs prétentions de domination culturelle dans la région. C’est la stratégie qui conduit à la destruction massive de dizaines de milliers de trésors anciens de l’art arménien, entre 1997 et 2006, en particulier le cimetière de Djulfa, dépassant pour des experts ce qui avait été accompli par les Talibans en Afghanistan ou même l'Etat Islamique en Syrie.

 Et pourtant, depuis 1994 depuis la victoire arménienne sur l’Azerbaïdjan qui permit aux Arméniens non seulement de conserver le territoire disputé mais encore de l’étendre et de le développer, régnait une certaine confiance qui avait fait naître une multitude de projets dont le tourisme. L’annexion de terres mitoyennes permit le relogement de réfugiés arméniens persécutés de l’Azerbaïdjan qui fut obligé à son tour d’accueillir l'importante population azerbaïdjanaise expulsée des territoires nouvellement arméniens. Si les Arméniens ont choisi l’intégration immédiate en octroyant un logis et un lopin de terre aux immigrés, en Azerbaïdjan dont la superficie est près de trois fois celle de l’Arménie, on a préféré entasser les réfugiés dans des camps, nourrissant utilement l’esprit de revanche.

C’est ainsi que la guerre de 2020 constitue surtout une revanche azerbaïdjanaise éclatante contre la victoire arménienne de 1991. Mais cette fois-ci, au lieu de combats qui avaient duré trois ans, cette confrontation fut terminée au bout de six semaines. Tous les spécialistes se sont accordés pour déclarer que cette victoire était due à la supériorité militaire du côté azebaïdjanais, non pas aux talents restreints de leur armée mais à leur armement supérieur, en particulier les drones kamikazes Orbiter 1K et Harop 2, de fabrication israélienne et surtout les redoutables Bayraktar TB2 dernier modèle, fabriqués en Turquie. Et ces drones se sont abattus jour et nuit sur des militaires, mais aussi les civils généralement de nuit, quand la population dormait.

« Ça a commencé un dimanche matin raconte Syranush Sargsian, experte auprès du Parlement à Stepanakert, je faisais la grasse matinée et puis j’ai entendu un bruit inhabituel. Je me suis précipitée à la fenêtre. En face, il y a une caserne, le drapeau arménien qui y flottait avait été pulvérisé. Je me suis dit, qui a fait ça ? En Azerbaïdjan, ils ne sont pas assez forts- ils ont reçu de l’aide d’ailleurs. J’ai compris que là débutait une guerre qui ne ressemblerait à aucune autre. Et que nous, on n’avait rien de comparable dans notre arsenal. Je me suis dit que c’était un mauvais augure »
Certes, les drones armés ne sont pas nouveaux. Jusqu’à présent ils ont été surtout utilisés pour des assassinats ciblés par la politique américaine dite d’anti-terrorisme, elle-même assimilée à la guerre, donc déculpabilisant les tueurs. Même si ceux-ci se trouvent à des milliers de kilomètres de l’engin qu’ils manient. En Afghanistan, on l’a maintes fois vu, chaque échec dû à une erreur d’évaluation humaine à distance, est consigné à la case pertes-et-profits, autrement dits dommages collatéraux, donc mineurs et surtout décriminalisés. Cependant dans le cas actuel, cette excuse n’est pas valable puisque les structures militaires et civiles (dont des écoles de village et une maternité de la capitale, Stepanakert) trouvent dans des emplacements distincts. Même le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev indirectement avoué, lors d'une interview à la Fox News , que des cibles civiles avaient été ciblées.  Il ne saurait donc s’agir de « dommages collatéraux » mais d’attentats ciblés qui, dans d’autres contextes, seraient unilatéralement qualifiés d’actes de terrorisme. Dans un scénario de guerre, de toutes les façons, de pareils actes sont interdits par la Convention de Genève.

Cependant les drones ne constituent que la pièce maîtresse dans une stratégie turque qui comprend l’utilisation de terreur systématique par le recours à des mercenaires syriens et l’utilisation de médias sociaux. Comme l’a dit Sergey Ghazarian, chargé de la représentation de l’Artsakh à Erevan « Il s’agit en fait d’une guerre d’un genre nouveau, mais personne ne semble l’avoir remarqué. Le monde comprendra un jour cette guerre de 44 jours est le modèle pour celles qui sont à venir ».

Ainsi que l’a remarqué Grégory Chamaillou dans son admirable essai, Théorie du Drone paru en 2013, ce type de guerre est le contraire de la définition de Clausewitz qui assimilait toute guerre à un duel, une confrontation mettant face à face des protagonistes armés. Ici c’est le scénario de chasse qui domine : au chasseur de surprendre et de viser, à la victime de fuir pour gagner- si elle en est capable. La nouveauté, si l’on peut dire, c’est que les drones dans la guerre pour ce minuscule territoire du Caucase du Sud n’ont pas été utilisés pour des attaques ciblant un individu mais des groupes entiers, au même titre que des obus et armes visant des ensembles humains. Selon Jack Watling, du Royal United Services Institute, think-tank britannique spécialisé sur la défense : « Les drones ne font peut-être pas une grande différence dans les petits engagements tactiques, mais utilisés à grande échelle, ils peuvent transformer radicalement le champ de bataille ». En particulier quand le parti adverse, ici l’Arménie ne possède aucune forme de défense électronique, soit de 'dôme', comme en Israël, contre les drones permettant de neutraliser ces attaques. On n’est plus du tout dans la même logique, il s’agit ici d’une arme d’élimination totale.

Certes, du point de vue juridique, toute cible militaire ou pouvant être supposée telle, réelle ou potentielle est légitime. Ce qui comprend, comme ça a été le cas, des camions arrivant d’Erevan remplis de conscrits d’à peine 18 ans revêtus de leur premier treillis. Entassés sous une bâche, désarmés, endormis dans le noir, leur anéantissement par une arme invisible, quasiment inaudible, téléguidée de loin serait-elle réellement légitime dans une logique d’autodéfense ? C’est une zone grise avoue Sheila Paylan, avocate et experte dans la défense des droits humains.

En Arménie comme en Azerbaïdjan, l’entraînement principal des plus jeunes militaires provient vraisemblablement des jeux vidéo type 'Call of Duty' et 'Halo' à la différence qu’ici, la bataille en temps réel se déroule de façon violemment asymétrique.  Les assaillants campés dans leur fauteuil d’un côté en train de « jouer » sur leur clavier (comme les victimes l’avaient sans doute été à la veille de leur départ pour le front), contre des cibles bien vivantes, se débattant pitoyablement sur le terrain. C'est ce que raconte Hagop, un militaire arménien vivant au Karabagh: « Cette guerre c'était comme un jeu vidéo, seulement nous, de notre côté même si dans la confrontation normale on avait toutes les chances de gagner, ici on était incapables de jouer, on n'était pas du tout équipés». De nombreuses études font état des dangers de l’abus de jeux vidéo de guerre- qui servent d’ailleurs d’entraînement dans l’armée américaine. Il est permis de se demander si la société entière (politiciens, fabricants d’armes, investisseurs, journalistes) serait en train de s’anesthésier contre toute forme d’empathie et de responsabilité personnelle par la pratique constante de ces jeux et cela dès l’enfance. Au point de ne plus remarquer le passage du jeu à une réalité meurtrière. Où sont les commissions internationales, les débats publics sur les conséquences de cette guerre dans le lointain Caucase qui signe vraisemblablement l'entrée dans une nouvelle ère militaire?

Les victimes elles aussi vivent ce type de mise à mort dans la déréalisation. Les corps sont carbonisés par l’extrême chaleur dégagée par les projectiles « Tout un plus il reste un fragment  raconte Arman, psychothérapeute chargé de soigner les traumatisés. On a dit à une patiente, voici le doigt de votre fils, vous pouvez aller l’enterrer ’. Elle a refusé de le croire et continue à l’attendre, jour après jour ». La morgue d’Erevan est remplie de cadavres tellement mutilés que personne ne veut reconnaître. Les drones ont rendu le deuil impossible, en particulier pour les jeunes enfants qui n’arrivent pas à se représenter la mort de leur père.

Armine et ses deux fils ont été évacués avec la quasi-totalité des femmes et des enfants de l’Artsakh vers Erevan au début de la guerre. Son mari a été tué par un drone turc à la toute fin de la guerre. « Ils ont emmené son cadavre à Erevan. On m’a dit de ne pas regarder ce qu’il y avait dedans. Mon plus jeune fils, Artiom, 9 ans, n’arrêtait pas de dire que son papa allait sortir de cette boîte: c'est come ça qu'il appelait le cercueil». La jeune veuve et les deux garçons se rendent toutes les semaines au cimetière d'Erablur sur les hauteurs d'Erevan. Elle me montre une photo sur son téléphone où les petits garçons placent des fleurs et un grand gâteau avec des bougies sur la tombe. « C’était l’anniversaire de mon mari alors on voulait fêter ça en famille ».

La télévision azerbaidjanaise transmettait tous les soirs des vidéos montrant les bombardements du jour par Bayraktar et transmis par les drones, accompagnés de musique dramatique. Ces films constituent des documents regardés en boucle par les parents des victimes. Un habitant de l’Artsakh a reconnu la mise à mort de deux de ses fils dans le bombardement d’un camion à l’arrêt entre des bâtiments proches de son habitation. C’est ainsi que la technologie de précision des drones est devenu un instrument de torture pour les populations civiles postées devant leur écran, mais aussi pour les très nombreux réfugiés à Erevan et ailleurs. La vidéo « humoristique » intitulée « Moments joyeux» est une variante qui montre des soldats fuyant les missiles turcs, supposément par lâcheté. Et ces images circulent activement sur les réseaux sociaux repandant la terreur, le doute mais aussi du « fake news » (comme pour cette supposée débandade arménienne).

Troisième élément de cette tactique dont la gravité a été insuffisamment prise en compte par les médias mondiaux: la présence de mercenairest syriens de l’Armée nationale Syrienne (ANS) dirigés et acheminés par la Turquie. Une bonne partie a été envoyée sur la ligne de front mais d’autres ont été embauchés pour commettre des actes de terreur contre des civils, y compris des décapitations qui ont circulé sur les médias sociaux. Suivant la procédure mise en place par l’État islamique, les exécutions ont été filmées sur le téléphone portable des victimes (dont deux personnes âgées) et envoyées immédiatement à leurs proches avant d’être mises en ligne.

« Le résultat, explique Arman le psychothérapeute, c’est qu’on a reçu des blessés terrorisés au-delà de tout ce que l’on connaissait jusqu’ici, même pour des hommes aguérris qui avaient combattu dans les années 90. D’une part, ils étaient totalement déboussolés, cette guerre où ils n’avaient pas pu se battre, où tout repère avait disparu les avait précipités dans un état de régression totale. Un jour à l’hôpital, il y avait des travaux à l’étage ; quand je suis passé j’ai vu un patient grièvement blessé, les deux jambes plâtrées, un cathéter, se jeter sous son lit en hurlant alors qu’il était de fait incapable de faire le moindre geste. C’est qu’il prenait le bruit de la perceuse pour le sifflement d’un drone. Et ils étaient nombreux dans cet état; de plus les infirmières ont été obligées de retirer leur calot, les malades les prenant pour des mercenaires en turban. Nous sommes tout à fait désarmés dans cette situation et franchement je ne sais pas si ces hommes s’en remettront. »

Un millier d’infrastructures urbaines civiles et près de 7000 habitations et commerces ont été détruits, ce qui bien entendu va à l’encontre de la Convention de Genève  où la distinction entre civil et militaire est primordiale. Deux tiers du territoire du l’Artsakh ont été pris par l’Azerbaïdjan, quelques 5 000 Arméniens tués, 110 000 déplacés, 10 000 militaires blessés.   Après un cessez-le-feu négocié entre les deux pays en guerre et la Russie, 2 000 militaires russes stationnent sur la frontière, théoriquement pour aider l’Arménie mais en réalité appliquant les consignes de Bakou.Quelques 200 prisonniers de guerre croupissent dans des geôles azerbaidjanaises accusés d’espionnage et de crimes divers. Dans une dictature où les droits humains sont régulièrement bafoués, on imagine bien ce que cela signifie.  Depuis la fin des confrontations négociée par les Russes, les experts mondiaux, dont les directeurs du Metropolitan Museum of Art à New York ont ouvertement exprimé leurs craintes que la destruction de monuments arméniens ne se poursuive. La cohérence de cette politique, soutenue par une tonitruante propagande tant azerbaïdjanaise que turque entretient bien entendu la hantise des Arméniens de subir une nouvelle tentative de génocide, autant que l’appellation « Turcs » recouvre autant les habitants d’Istanbul que de Bakou. Et la création du Parc des trophées militaires en avril dernier à Bakou, avec ses figures de cire caricaturales d’Arméniens enchaînés comme des chiens et des montagnes de casques entassés comme autant de crânes ne promeut en rien la concorde et la réconciliation. 

De tout cela, il n'est guère question. La guerre de 44 jours sert à vanter les 'mérites' de l'industrie militaire turque pour une clientèle qui ne cesse de s'aggrandir.. Les vidéos de propagande azerbaïdjanaise démontrant la précision des attaques servent aujourd’hui de catalogue de vente pour  le Bayraktar TB2, le fleuron de l’industrie d’armement turque. En vérité cette guerre aura servi de campagne publicitaire en grandeur nature  pour les guerres de l’avenir, bien plus qu’en Syrie ou en Libye où ces drones ont été utilisés. au nord de la Syrie. Certes, la résilience des Kurdes persécutés à l’intérieur de la Turquie comme au Rojava ne constitue pas la meilleure publicité pour Erdogan. Mais avec la guerre contre l’Artaskh, nous avons le modèle élégant complet, du début jusqu’à la fin, avec juste ce qu’il faut de sacrifice de chair à canon bon marché. Les sérieux dérapages pour ne pas dire les crimes de guerre commis ne semblent pas déranger grand monde puisque la presse s’émerveille du carnet de commandes reçu par l’usine Baykar dont le directeur actuel n’est autre Selçuk Bayraktar, gendre d’Erdogan, le mari de sa fille cadette, Sümeyye. Les ingénieurs sont occupés à développer un nouveau modèle de drone de combat furtif qui depassera leur produit-phare.

La Pologne, le Qatar, l’Albanie, l’Ukraine, le Maroc s'arrachent  les Bayraktars ainsi que, de façon plus remarquée dans la presse, l’Ukraine et maintenant le Soudan. La Turquie continue à utiliser impunément ces drones contre la population kurde au nord de la Syrie, comme prélude à une invasion imminente du Rojava. La planète frémit mais ne réagit pas. Notez aussi que la Serbie a placé une commande chez Baykar. Sachant que leurs alliés de la partie serbe de la Bosnie-Herzégovine envisagent de partir en guerre, peut-on s’attendre à des drones sur Sarajevo?

Cérémonie commémorative au cimetière militaire d' Erablur à Erevan © CM

(A suivre)

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