Soyons des héros, vaccinons-nous !

« Et toi, tu vas te faire vacciner ? » Si vous êtes comme moi, c’est une question qu’on vous pose quotidiennement. Or, en cette année 2021, au sortir de douze mois de privations, cette question ne devrait pas se poser. Oui, bien sûr que je vais me faire vacciner, pour me protéger, pour vous protéger et pour pouvoir revivre !

Vous qui me lisez, qui fumez ou buvez de l’alcool, qui conduisez ou roulez à vélo, qui traversez la route au rouge, qui pratiquez le ski ou la randonnée, et bien sachez que votre risque de mourir est bien plus élevé que celui que vous fait courir le vaccin. Vous qui prenez des médicaments tels que le doliprane ou la pilule contraceptive, et bien sachez que le risque d’effets secondaires est bien plus important.

Parmi les arguments phare des personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner : la découverte trop rapide du vaccin. Eh bien, ne serait-ce pas plutôt l’inverse qui devrait être au centre des débats ? Pourquoi n’est-on pas aussi efficace pour d’autres maladies ? Parce qu’on n’y met pas autant de moyens voilà tout. On pourrait être tout aussi rapide si autant d’intérêts économiques étaient en jeu. Quand les scientifiques du monde entier se mobilisent pour une cause qui rapporte des milliards de dollars, ça va plus vite c’est sûr. Car oui, ce vaccin va rapporter beaucoup d’argent aux laboratoires, et encore plus s’il marche.

Un autre argument fréquent est celui de l’utilisation d’un ARN messager. Qui savait de quoi il s'agissait avant le vaccin covid ? A priori pas grand monde à part les experts du domaine. Or, ces experts sont unanimes pour dire que c’est une méthode très sûre, pourquoi en douter ? En effet, il s’agit d’administrer un plan de fabrication d’une protéine du microbe ciblé, qui ne risque pas de nous rendre malade mais contre laquelle l’organisme va s’entraîner à lutter. Cette molécule ne passe pas par le noyau des cellules et ne peut donc en aucun cas interagir avec notre génome ni conduire à son altération : rien à voir avec une thérapie génique ou la création d’un OGM.[1] De plus, cette méthode n’utilise pas d’aluminium, ce qui est généralement une autre raison de douter de la vaccination.

Enfin, une idée fausse circule depuis plusieurs années parmi les vaccino-sceptiques : l’autisme et la sclérose en plaques. Le vaccin contre l'hépatite B avait été soupçonné de provoquer ces deux pathologies, assertions que les travaux scientifiques ont ensuite largement démenties.[2]  Démenties aussi depuis longtemps celles qui accusaient le vaccin contre la rougeole, oreillons et rubéole (ROR) de provoquer l’autisme.[3]

Enfin, si toute cette rhétorique ne suffit pas à convaincre, le principal argument doit rester qu’il s’agit moins d’une protection individuelle, mais d’une responsabilité sociale et collective. Si les confinements ont permis de sauver des milliers de vie en restant chez soi, le vaccin permettra d’en sauver encore plus tout en reprenant le cours de sa vie. Alors, soyons des héros, vaccinons-nous.

En savoir plus en image sur ce lien.

 

[1] Source : Inserm : https://www.inserm.fr/information-en-sante/c-est-quoi/secret-fabrication-c-est-quoi-arn-messager

[2] Source : Sciences et avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/tout-comprendre-sur-les-vaccins_29103

[3] Source : Sciences et avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/autisme-et-vaccin-decidement-aucun-lien-de-cause-a-effet_28893

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.