[Vidéo] Cartographies, morts et migrations

Cette vidéo a été réalisée en 2016 à l’université de Montréal. J’y parle, cartes à l’appui, des milliers de migrants morts ou portés disparus en tentant de rejoindre l’Union européenne.

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En 20 ans, au moins 30 000 migrants sont morts ou portés disparus en essayant de rejoindre l’Union européenne. Depuis 2004, le réseau Migreurop [lien] s’attache à mettre en carte cette information. Au fil des mises à jour, une frontière mobile se dessine permettant d’appréhender la « géographie des morts » aux portes de l’Europe et son évolution. Mais au-delà de l’aspect strictement analytique, la carte ainsi dessinée devient un argument politique radical invitant à subvertir une frontière sur laquelle se fracassent des vies humaines.

Mourir aux portes de l'Europe : récit cartographique © Nicolas Lambert

Cette video de 20 minutes a été réalisée le 8 novembre 2016 à L’université du Quebec à Montréal. Il s’agit d’une retranscription de mon intervention lors du symposium «Mobilités et morts : Connecter des savoirs et des pratiques pour faire avancer les connaissances». J’y parle “migrations”, “morts”, “cartographie” et “bases de données”. Comme c’est souvent le cas en sciences humaines, mon approche est à la fois scientifique et engagée. Pour cela, le maniement des cartes me permet à la fois d’explorer les données pour tenter de comprendre les phénomènes géographiques, mais servent aussi à interpeller avec des images rudes, contre les folies des politiques migratoires européennes qui ne visent qu’à “protéger” (i.e fermer) les frontières au lieu d'être destinées en premier lieu à sauver les hommes, femmes et enfants qui se noient en mer.

Aujourd’hui, ces travaux se prolongent dans le cadre du projet MECMI, dont vous trouverez sur le site web d’autres video [lien].

Le débat est ouvert dans le fil des commentaires si vous souhaitez interagir avec moi. Bon visionnage.

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