Catherine Gaeng / Enrico Lunghi
C. Gaeng archéologue / E. Lunghi historien de l'art
Abonné·e de Mediapart

15 Billets

0 Édition

Billet de blog 25 févr. 2022

Catherine Gaeng / Enrico Lunghi
C. Gaeng archéologue / E. Lunghi historien de l'art
Abonné·e de Mediapart

Autour de l’activisme tranquille de Barbara Holub

La confusion et l’imprédictibilité sont des caractéristiques majeures de l’époque actuelle. Il ne reste au capitalisme qu’un seul territoire à conquérir : le corps humain. Mais sa fuite en avant est une course contre la montre perdue d’avance. D'où l'importance d'une démarche comme celle de Barbara Holub.

Catherine Gaeng / Enrico Lunghi
C. Gaeng archéologue / E. Lunghi historien de l'art
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Autour de l’activisme tranquille de Barbara Holub*

La confusion et l’imprédictibilité sont des caractéristiques majeures de l’époque actuelle : notre monde erre dans l’immensité des informations contradictoires et s’abîme dans l’abondance d’images obsédantes qui circulent à travers les médias et les réseaux digitaux. Alors que jusqu’à la fin du 20ème siècle, l’illusion d’un progrès – surtout technique – leur indiquait une trajectoire à suivre, nos sociétés ne proposent désormais plus de vision cohérente de leur devenir et se sont engagées dans une fuite en avant et en aveugle que l’on pressent mortifère.

Partout s’accélère l’accroissement des villes, se poursuit la dévastation des terres et des mers, et se multiplient les catastrophes naturelles (considérées ainsi du point de vue des humains). À cela s’ajoute que, par un absurde recours à l’incantation, les politiques, les médias dominants et les investisseurs (probablement tous plus myopes ou cyniques les uns que les autres) ressassent le mantra des énergies « vertes » ou « renouvelables » et de « l’économie circulaire » censées perpétuer notre modèle de société, alors même que la construction et l’installation d’éoliennes, de panneaux solaires et de centrales nucléaires exigent grandement l’énergie fossile qu’ils prétendent remplacer et que les montagnes de déchets s’accumulent dans les zones reculées, loin des temples de la consommation.

Qu’il y en ait qui tirent profit de cette confusion est une évidence. Tandis que la partie la plus chanceuse de la population mondiale se divertit et s’abrutit en consommant de manière insensée, et que la grande majorité - constituée de pauvres, de travailleurs (sinon d’esclaves), de réfugiés et de fuyants (« euphémisés » en migrants) - cherche à garder la tête hors de l’eau (tout en nourrissant le fol espoir d’un jour être à même de se divertir comme la première), les classes dirigeantes (ou « élites ») concentrent dans leurs mains les pouvoirs et les richesses afin de jouir autant que possible de leurs avantages temporaires et de se mettre à l’abri des conflits qui s’annoncent.     

Car les riches ont compris avant les autres que notre planète ne suffira pas pour tenir la promesse d’un bonheur consumériste à la portée du plus grand nombre, promesse que la raison capitaliste – avec le soutien massif d’une publicité manipulatrice émanant d’elle – ne cesse d’assener depuis les débuts de l’ère industrielle. Il suffit de se rappeler que jusqu’au 18ème siècle, les sociétés humaines cherchaient surtout à préserver leurs traditions en idéalisant leur passé, pensant le présent comme un état déchu au regard des temps anciens, et que c’est seulement à partir de l’invention de la machine à vapeur que l’on s’est mis à fantasmer un futur radieux et prospère – et toujours reporté. Quitte à sacrifier quelques générations de prolétaires en attendant.

Moins de trois siècles plus tard, le constat est cinglant (et sanglant) : les pays occidentaux ou occidentalisés ont su instaurer un niveau de vie enviable pour une partie de leurs ressortissants grâce à l’exploitation intensive et colonialiste du reste de la planète, tandis que l’écrasante majorité de la population mondiale se débat dans l’indigence, voire dans la misère, quand ce n’est pas dans une situation de guerre permanente ou larvée. Et pour tous, une pollution de plus en plus menaçante, une réduction drastique de la biodiversité et un changement climatique lourd de conséquences.

L’aveuglement, l’hybris et l’idiotie (au sens médical du terme) de cette raison capitaliste l’empêchent d’intégrer l’idée d’une limite parce qu’elle est fondée sur le principe de la progression (comme les pyramides de Ponzi)[1]- la stagnation étant son pire ennemi et la régression son pire cauchemar – et parce qu’elle exclut les logiques d’une planète finie, allant jusqu’à produire la chimère d’une exploitation de l’espace pour ne pas se nier elle-même - un peu comme les raisonnements mathématiques ont mené à l’invention des nombres imaginaires ou complexes: de belles prouesses de l’esprit permettant de modéliser des phénomènes infinitésimaux et de concevoir pléthore d’univers, mais sans utilité lorsqu’il s’agit de planter des pommes de terre pour nourrir les savants.

En réalité, l’expansion territoriale du système capitaliste n’est plus possible depuis les dernières décennies du 20ème siècle : avec la chute du bloc soviétique, aucune région du globe n’échappe plus à son emprise (à l’exception de l’île des Sentinelles, dans l’archipel d’Andaman). C’est d’ailleurs à ce moment qu’advient la financiarisation de l’économie, fiction pratique pour poursuivre une expansion virtuelle des bénéfices tout en accélérant sur le terrain la concentration des richesses et des pouvoirs, avec l’appui des technologies digitales.

Or l’Internet est un autre territoire qui donne l’illusion d’un infini éthéré alors qu’il pèse très lourd en matières et en énergie : il suffit de songer aux milliards d’écrans de téléphones cellulaires et de boitiers d’ordinateurs, aux innombrables câbles jonchant le fond des océans, aux antennes de plus en plus envahissantes, aux bâtiments entiers abritant des serveurs surchauffés, à toute l’électricité consommée… sans compter les machines (roulant au pétrole…) pour extraire les minerais et les usines pour fabriquer les composantes.

Finalement, il ne reste au capitalisme qu’un seul territoire à conquérir : le corps humain. C’est le dernier encore en expansion et pour l’exploiter à fond, il lui suffit de désacraliser le principe de l’intégrité physique en dépossédant les individus de leurs pleins droits sur elle, comme cela a été fait des territoires des peuples indigènes par les colonisateurs occidentaux, le plus souvent en faisant appel à la ruse et à la force, sinon à l’extermination. La pandémie des deux dernières années a fourni aux gouvernements – qui font office d’interface entre les intérêts du capital dont ils sont les marionnettes et le peuple entretenu dans l’illusion d’élire ses représentants - une occasion inespérée de s’exercer, par l’intimidation et la coercition au nom de la santé publique, à la soumission efficace des corps à grande échelle.

Or la santé publique est surtout malmenée par la pollution et la mauvaise nutrition induites par le système industriel, ce que ce dernier s’efforce d’occulter à tout prix. Il est à parier que pour le défendre jusqu’au bout et continuer à assurer aux multinationales leurs bénéfices, la stratégie de gouvernance autoritaire et totalisante se généralisera dans les décennies qui viennent, même dans les pays dits démocratiques.

Pourtant, cette fuite en avant est une course contre la montre perdue d’avance. D’après les projections actuelles, la croissance de la population mondiale ralentit déjà (sauf en Afrique, le dernier continent à connaître l’explosion démographique, ce qui condamne les grands mammifères sauvages à l’extinction à laquelle ils ont plus ou moins échappé jusqu’à présent) et dans moins d’un siècle, elle déclinera partout – certes, aucun adulte actuel n’assistera à ce changement de paradigme, mais il est probable que la plupart des enfants qui naissent aujourd’hui le connaîtront. Et bien avant cela, deux autres phénomènes – auxquels beaucoup d’entre nous ont toutes les chances d’assister - poseront problème : la réduction des zones habitables en raison des pollutions et de la montée des eaux et le vieillissement de la population.

J’imagine que cette dernière sera de plus en plus encline à se protéger et à se refermer sur elle-même, consacrant de plus en plus de moyens et d’énergie (pour la partie qui en dispose) à se protéger et à se battre pour le contrôle des dernières ressources – d’où aussi l’augmentation continue et déjà perceptible des tensions (et des ventes d’armes) dans le monde. Pour une grande majorité des humains, les pires scénarios dystopiques seront de mise, car si jusqu’à présent nous avons pu vivre à crédit sur le dos d’une nature généreuse, les générations naissantes devront, elles, payer la facture et faire face, coûte que coûte, au désastre fabriqué par celles qui les ont précédées. Ainsi, après trois siècles seulement de pillage sans vergogne d’une planète foisonnante, le dernier spectacle du système industriel et capitaliste s’accomplira dans la désolation d’un théâtre n’offrant que pénuries et conflits.

Apparaîtront alors peut-être, dans de rares régions à l’écart, des tentatives de construire des sociétés humaines fondées sur d’autres principes, comme l’autarcie et la retenue, et pleinement conscientes de leurs limites, ce qui aujourd’hui ne relève que de la pensée utopique – sauf peut-être pour le peuple des Sentinelles (ainsi nommé par nous) qui vit, d’après ce que nous en savons, depuis longtemps en équilibre sur une petite île qu’il n’a toujours pas dévastée.

Cela me ramène à l’art, et plus particulièrement à la démarche de Barbara Holub et à l’engagement transdisciplinaire du duo Transparadiso qu’elle a fondé avec Paul Rajkovski en 1999.[2] Combinant la vocation d’artistes, de théoriciens et d’architectes-urbanistes, ils interviennent dans des situations urbaines problématiques en proposant un travail en collaboration avec des habitants. Ils ont développé pour cette pratique le concept d’urbanisme direct, en référence à celui d’action directe théorisé au début du 20ème siècle pour définir les interventions dans le contexte économique ou politique d’une cité sans l’intermédiaire des représentants des institutions. Bien que les projets de Transparadiso se fassent généralement avec l’appui d’un centre d’art, ils visent à mettre en évidence ce que les pouvoirs publics négligent, occultent ou ne maîtrisent pas.

Pour More opportunities (Plymouth Arts Center, 2007) par exemple, Barbara Holub a mis en scène une manifestation avec des panneaux blancs, sans message, en référence aux grèves des dockers des années 1960, survenues après presque trois siècles d’une bonne entente entre le port naval – longtemps le principal employeur de la ville - et les citoyens, cohabitation jugée jusque-là bénéfique pour les deux parties. Or la désindustrialisation et la privatisation successive des terrains ont profité à quelques compagnies privées aux dépens d’une population paupérisée, laissant cette dernière avec le sentiment amer d’avoir manqué une occasion de repartir sur de nouvelles bases. Quant aux pouvoirs publics, au lieu de jouer leur rôle de redistribution, ils se sont entièrement soumis à la logique néolibérale en favorisant la concentration des richesses.

Dans d’autres projets, Barbara Holub thématise le poids social de la mode sur les femmes musulmanes en Autriche (Listen to the quiet Voice, 2008), ou prend comme sujet le voisinage en organisant des dialogues dans un jardin reconstitué, afin de souligner la rareté d’une réelle proximité entre les habitants dans les villes actuelles (Zwischenrollen, Hannovre en 2000 et Graz en 2002).

Le plus souvent, dans les contextes urbains où elle est invitée à agir, elle repère des sujets épineux ou malaisés et propose, en discussion et en collaboration avec les personnes concernées, de leur donner une forme esthétique (au sens large), c’est-à-dire une expression sensible, non discursive ni autoritaire : ateliers participatifs, performances collectives, processions laïques… chaque communauté et chaque situation appelant une solution différente. Pour clarifier la responsabilité de son parcours d’artiste, de théoricienne et d’enseignante, Barbara Holub le considère, depuis une dizaine d’années, comme un activisme tranquille. Patiente et peu spectaculaire, cette pratique s’insère dans les zones d’ombre des politiques urbaines prétentieuses et vise avant tout une prise de conscience des mécanismes qui les sous-tendent et des assujettissements qu’elles induisent. Cet activisme est davantage tourné vers la recherche d’une expérience consentie et partagée dans un temps et un lieu que vers la production d’un objet particulier ou l’atteinte d’un objectif précis. Il se déploie dans l’espoir de parvenir à engendrer un moment poétique ressenti par tous les participants, moment poétique susceptible d’ouvrir sur des horizons inconnus, d’élargir le spectre du possible, ou simplement de raviver la confiance en la capacité à transformer le réel.

Dans l’acception ultime tel que je le comprends, l’activisme tranquille déboucherait sur une lente mais irrépressible propagation des sensibilités aux valeurs de solidarité, de partage, d’égalitarisme et de respect de l’environnement (au sens large, c’est-à-dire de respect du vivant), notions opposées à celles prônées de manière autoritaire et oppressante par nos sociétés consuméristes et capitalistes et que l’urbanisme qui en découle piétine impitoyablement sous le couvert d’une communication mensongère, voire perversement décervelante. En fin de compte, il contribue à combattre la peur et à œuvrer pour la liberté par le biais du dialogue et la mise en commun des réflexions - engagement subversif s’il en est et qui, en s’appuyant sur l’expérience personnelle et la responsabilité individuelle, refuse d’utiliser les moyens et les armes (techniques et psychologiques) de l’ère industrielle qui ont permis d’établir une société de soumission massive et de domination systématique et totale des populations.

De tels projets artistiques, tout comme ceux découlant du concept de l’utopie concrète élaboré par Bert Theis[3] (1952-2016), un artiste dont le travail amène des réflexions complémentaires à celui de Barbara Holub, sont réalisés – c’est du moins mon sentiment – sans l’arrogance des solutions clé-en-main imposées par ceux qui prétendent savoir ce qui est bon pour les autres (non sans n’appliquer que des recettes dont l’indigence a maintes fois été démontrée) et sans pour autant s’illusionner sur leur pouvoir de transformation des conditions réelles des gens concernés, a fortiori d’une ville entière. Ils montrent, chacun à leur manière, que d’autres mondes sont possibles, et que la voie dans laquelle s’enfonce l’humanité dans son ensemble est le résultat d’une multitude de choix mis bout à bout, non un destin inéluctable.

Si la majorité des gens était consciente de ces choix et qu’elle les reconnaissait clairement, elle s’attellerait peut-être assez vite à un changement de cap, ou du moins ne se laisserait-elle pas entraîner aussi passivement dans une impasse tragique. Mais la peur et la confusion dans lesquelles elle est entretenue l’empêchent de se rassembler autour d’un minimum de positions communes, ce qui est à l’avantage des classes dirigeantes qui n’ont plus d’autre stratégie pour masquer leur incapacité à éviter la catastrophe prévisible. Car il est évident que les « élites » ont déjà perdu le contrôle de la situation : enfermées dans leur logique, coupées des réalités concrètes et n’ayant plus que le choix d’un jusqu’auboutisme meurtrier, elles sont pourtant enchaînées au même peuple qu’elles plongent dans le gouffre et finiront par vivre dans la crainte de tout perdre.

Dans le passé, l’humanité expérimentait simultanément de nombreuses formes de société, allant jusqu’à les adapter aux changements de saisons[4] : ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’emprise du système capitaliste sur la planète entière est aussi totale que fatale. De plus en plus de gens le ressentent dans leur chair : à partir d’un certain seuil - que la raréfaction des ressources naturelles, l’explosion des coûts énergétiques et la multiplication des désastres écologiques vont rapidement abaisser – ce système ne fonctionnera plus, quels que soient les moyens mis en place pour contrôler les populations et la brutalité employée à les réprimer. Au plus tard à ce moment on appréciera à sa juste valeur des modèles de pensée différents, comme ceux expérimentés à travers l’activisme tranquille de Barbara Holub.

Enrico Lunghi

* Ce texte a été écrit pour le catalogue "Barbara Holub - Stiller Aktivismus" (à paraître) 

[1] Il est intéressant de noter que le système de vente pyramidal est interdit : or, le système capitaliste tout entier, qui repose sur le pillage des ressources naturelles et l’exploitation d’une main d’œuvre assujettie, devrait être qualifié de criminel   

[2] barbaraholub.com et transparadiso.com

[3] berttheis.com

[4] David GRAEBER & David WENGROW : Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité, Ed. Les liens qui libèrent, Paris, 2021

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Sobriété : le gouvernement a un plan, mais qui pour l’appliquer ?
L’exécutif annonce de nombreuses mesures pour réduire la consommation d’énergie de 10 % d’ici à 2024. Mais presque tout est basé sur le volontariat et les moyens de mise en œuvre restent flous. 
par Jade Lindgaard
Journal
Altice obtient une censure d’articles à venir au nom du secret des affaires
Le groupe de Patrick Drahi demandait en référé, au nom du secret des affaires, la censure de trois articles publiés par le site Reflets et exploitant des documents interne mis en ligne par des hackers. Le tribunal de commerce a rejeté cette demande mais ordonne au journal de ne plus écrire sur le sujet.
par Jérôme Hourdeaux
Journal — Migrations
En France, « rien n’a été prévu » pour accueillir les exilés russes
Depuis le début de la guerre d’invasion russe en Ukraine, des centaines de Russes sont venus chercher refuge en France. Confrontés à un manque criant de politique d’accueil et à des obstacles en tout genre, ils ont surtout trouvé de l’aide auprès de réseaux d’entraide.
par Nejma Brahim
Journal
Procès France Télécom : une condamnation pour l’exemple ?
Le 30 septembre, les anciens dirigeants de France Télécom ont vu leur condamnation pour « harcèlement moral institutionnel » confirmée en appel. Leur politique de départs forcés, menée à partir de 2007, avait débouché sur une vague de suicides. Mais les responsables échappent à la prison ferme. Quelle portée pour ce jugement ?
par À l’air libre

La sélection du Club

Billet de blog
Quand les riches se mettent à partager
Quand Christophe Galtier et Kylian Mbappé ont osé faire leur sortie médiatique sur les jets privés et les chars à voile, un torrent de réactions outragées s'est abattu sur eux. Si les deux sportifs clament l'erreur communicationnelle, il se pourrait en fait que cette polémique cache en elle la volonté des dominants de partager des dettes qu'ils ont eux-mêmes contractées.
par massimo del potro
Billet de blog
Transition écologique ou rupture sociétale ?
La crise actuelle peut-elle se résoudre avec une transition vers un mode de fonctionnement meilleur ou par une rupture ? La première option tend à parier sur la technologie salvatrice quand la seconde met la politique et ses contraintes au premier plan.
par Gilles Rotillon
Billet de blog
Doudoune, col roulé et sèche-linge : la sobriété pour les Nuls
Quand les leaders de Macronie expliquent aux Français comment ils s'appliquent à eux-mêmes les injonctions de sobriété énergétique, on se prend à hésiter entre rire et saine colère.
par ugictcgt
Billet de blog
Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique
Attac publie ce jour une note intitulée « Reprendre la main pour financer la bifurcation sociale et écologique ». Avec pour objectif principal de mettre en débat des pistes de réflexion et des propositions pour assurer, d’une part, une véritable justice fiscale, sociale et écologique et, d’autre part, une réorientation du système financier.
par Attac