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Billet de blog 1 avril 2013

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François Hollande : c'est reparti pour un tour !

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Fromage ou dessert, Monsieur le Président ?

On aimerait lui passer les plats, pas qu'il nous serve la soupe.

Même si elle n'est pas mauvaise. Un peu fade tout de même.

Tout ça est quand même décevant pour une table présidentielle !

Quelques lourdeurs digestives ou prémisses de bâillements, on ne sait, ont ponctué cette intervention télévisée ... des deux côtés de l'écran.

Fatigué, notre Président ?

Hé oui, des longueurs ou redites "pédagogiques" n'ont pas aidé à nous enthousiasmer.

Peut-être qu'un rien de lassitude l'étreint ... et qu'il s'auto-persuade qu'avoir un cap c'est le comble du dynamisme. Et "Le" projet qu'il nous faut.

Et bien non !

Je ne veux pas lui casser la baraque, à François, mais son intervention ne cassait pas des briques.

Oh! certes, il y avait de bonnes choses, que l'on connaissait déjà pour la plupart, mais il s'en dégageait un sentiment prégnant de déjà vu ou entendu.

Et un côté démonstration ou explication de texte très scolaire. Et redondant à outrance.

Un moment d'émotion quand même lorsqu'il s'est agi de l'intervention française au Mali.

Très bien, juste comme il fallait.

La preuve que quand il se lâche, il parle juste, il touche les esprits et les coeurs.

Alors, bon delà, qu'il se lâche plus souvent !

Qu'il se souvienne -un peu, juste un peu- qu'il est de gauche.

Qui lui en voudrait ?

La droite ? De toute façon, elle ne peut pas l'encadrer quelles que soient ses décisions (sauf le Mali).

La gauche-gauche de M. Mélenchon ? Elle est contre tout.

Elle l'éreinte sans limite ni raison.

Même M. Hue ne supporte plus cette attitude nihiliste.

Moi ? Même pas et de toute manière il ne me connaît pas et il s'en fout comme de sa première cravate. D'ailleurs, à ce sujet, je ..... Ah! non, ne commence pas, toi ! Il est question de choses sérieuses, là.

Par contre, il y en eut des ... inquiétantes, des assertions.

Exemples :

1 - Il a dit :

"Eh bien, pour 2014 en dehors de cette disposition pour les ménages (il fait allusion à l'augmentation de la TVA), il n'y aura aucune autre augmentation d'impôt. .../... Pour financer la Sécurité sociale, nous en reparlerons. Je parle de l' État : il n'y aura pas d'augmentation d'un autre impôt que celui que j'ai annoncé.

Les collectivités locales, elles sont libres, maîtresses de leurs décisions".

La phrase sur les collectivités locales est lapidaire et très "après moi le déluge". Elles sont libres d'augmenter leurs impôts. Elles.

Et, c'est justement là où le bât blesse. Enfin pas que là, pour être honnête.

C'est une véritable perversion de la décentralisation que tous nos politiques semblent souhaiter encore amplifiée (la décentralisation, pas la perversion).

Et pourquoi ?

Mais tout simplement parce que les élus locaux peuvent lever l'impôt sans compter -et ils ne s'en privent pas- pour se payer leurs caprices locaux, leurs salariés fonctionnaires ou non locaux, leur pléthore de commissions et autres structures locales aussi budgétivores qu'inutiles, leurs bâtiments, stades, ronds points munificents, et j'en passe et des pires.

C'est tellement simple de lever l'impôt, localement. Le contribuable est pieds et poings liés. Il ne va tout de même pas déménager dans une commune, un département, une région moins rapaces à chaque augmentation d'impôt délirante.

En fait, la fiscalité est une planche à billets qui ne dit pas son nom pour ces collectivités.

L'État fixe t-il les règles, contrôle t-il cette gabegie, met-il des limites ? Que nenni !

Il est trop content de se défausser sur elles.

Seulement, voilà, le contribuable qui entend que les impôts n'augmenteront pas en 2014 selon le Président (qui s'exprime à ce sujet avec un rien de désinvolture), sait très bien que

- la TVA va augmenter (de combien?), le Président le confirme lui-même;

- qu'il va être ponctionné d'une manière ou d'une autre pour combler le déficit de la Sécurité sociale en matière de retraite, de dépendance et de déremboursements ("nous en reparlerons", dit-il);

- que les collectivités locales mises à la portion congrue par l'État (dette et déficit obligent) se serviront sur la bête, sans vergogne et sans discernement (puisqu' "elles sont libres, maîtresses de leurs décisions", comme il le dit).

A pigeon, pigeon et demi ! C'est bien connu.

Mais c'est aussi prendre les Français pour des abrutis.

Et ça, Monsieur Hollande, ils ne vous le pardonneront pas. Ils ne vous le pardonnent déjà plus.

Allez, soyons bons princes, ils daigneront peut-être pour certains, vous absoudre -du bout des doigts et du bord des bulletins de vote avec des pincettes- si l'emploi, la croissance, la reprise sont au rendez-vous dans les deux ans qui viennent.

Le délai est trop court ?

Allez, M. Hollande, bougez-vous ! Faites que le gouvernement se bouge aussi sur l'essentiel et pas sur des débats accessoires dont les citoyens n'ont pour l'instant que faire.

On veut de l'action, de la cohérence, de l'énergie et pas seulement dans le domaine des ponctions tous azimuts et injustement réparties. Surtout pas !

2 - Il a dit aussi :

"On va garder l'universalité des prestations familiales, des allocations familiales pour être précis. Mais que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations familiales que les plus bas, cela sera revu."


Il a donc été contaminé par le syndrome de Bapt ( http://fuliginox.blogspot.fr/2013/03/le-syndrome-de-bapt.html ). Et il est bien atteint a priori.

Une mesure en plus qui met en pratique le principe du "sous condition de ressources".

A force, il va dégoûter vraiment ceux qui, presque malheureusement pour eux, gagnent bien leur vie. Dont la plupart le font en travaillant  (ôtez moi un doute) honnêtement, non?

Ah! non ? Pardon, j'ai rien compris au film sans doute.

Il est Président de tous les Français nous a t-il dit, mais il a toujours un vernis (le mauvais) socialiste, tout de même.

Ouf ! Je craignais qu'il l'ait oublié, son dogmatisme et ça me faisait mal, vraiment mal.

3 - Il a dit encore :

"D. P. : Mais sur le principe de la désindexation, c'est à dire de la diminution des pensions ?

F. H. : Pas pour les petites retraites, c'est impossible

D. P. : Mais pour les autres , ce n'est pas exclu?

F. H. : Pas pour les retraites de base. C'est impossible que nous soyons dans une remise en cause de ce qui est le droit fondamental pour les retraités d'avoir le maintien de leur pension. Il y aura donc une discussion sur les paramètres, tous les paramètres : cotisations, indexation et allongement de la durée de cotisation".


Au delà de la compassion humaine et naturelle pour ceux qui ont des petites retraites, le dogmatisme refait surface. Car qu'est-ce que sont les expressions "pas pour les petites retraites", "pas pour les retraites de base" et "il y aura donc bien une discussion sur .../... l'indexation" qu'une manière -très marketing- d'empathie avec les humbles de dire : ceux qui ont des "belles retraites" (comme si ils ne les méritaient pas) verront eux leurs retraites bien évidemment désindexées.

C'est à pleurer.

Chassez le concept du "sous condition de ressources", il revient au galop.

Mais où cela s'arrêtera t-il ?

Un jour, pour sortir dans la rue sans être ponctionné, il vaudra mieux être pauvre et malade que riche et en bonne santé.

Non ? Je rigole. Allez, je rigole. Je suis plutôt de gauche, si, je vous l'assure. Mais vous l'avez deviné, n'est-ce pas ?

Tiens, ça me rappelle Fernand Raynaud.

Sur ce, je vais vous laisser, car je sens que je vais me laisser aller sur la méchanceté ou tout comme !

Allez, bonne nuit les petits, dormez bien.

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