Politiques: restez où vous êtes, nous arrivons !

Mauvaise nouvelle, chers élus et autres maniacopolitiques:

nous ne sommes pas des Charlots !!

 

 

Notre longue marche commence. 
Longue, longue. 
Et lente, lente. 
Pour vous laisser le temps d'un sursaut de lucidité, d'un hoquet d'orgueil. 
Vous laisser le temps d'arrêter vos burps d'autosatisfaction repue, vos rots de suffisance médiatique.
Voyez comme nous sommes raisonnables, nous, "les gens", le peuple, la plèbe ... 
Et pourtant, si nous nous laissions aller à ... à ... nous pourrions être si ... si ...


°°°°

°°°°

°°°°

Allez, allez, qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce que c'est que cette grandiloquence à la Malraux(un tout tout tout petit petit petit Malraux panthéonesque) genre 

 

"Toooiiiii, le politiiiiiiique, 

fantôôôôme de la raisooonnn, 

parangoooonnn de la vertûûûû, 

qui vas bientôôôt ... 

franchiiiirrr ... 

les brûûûûûmes de l'Histoooiiiire ... 

Sache que la Naaaaation 

en cet ultiiiime hommââââge, te diiiit ...". 



Te dit bye bye, oui. Et c'est tout !!
Et c'est beaucoup plus efficace. 
Non mais des fois !?

 

 



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Mais j'me soigne ...


 



Je reprends donc là où j'ai malencontreusement bifurqué. 
Alors ... ... euuhhh ... Ah ! oui, je me souviens:




"Notre longue marche commence". 




Et nous avons presque deux ans et demi pour randonner en chantant vers votre fin -politique- prochaine. 
Hééé oui ! Va falloir vous y faire à une retraite anticipée ... sans parachute, sans dorure sur les tranches. Et ne faites pas la tronche.

Tout ce temps qu'il vous reste pour vous faire à l'idée de votre fin de carrière, c'est largement suffisant. 


Non ? 


SI !  


SI !!

Bien sûr, nous pourrions presser l'Histoire.


Par exemple, 

emprunter vos si nombreuses LGV, 
monter à bord des magnifiques autocars Macron ("Transports Macron: la France dans votre salon !),
prendre les autoroutes qui nous appartenaient encore il n'y a pas si longtemps(véritable désolattitude de notre ministre cryptoécolo, ex-madame numéro une de MoiPrézzz numéro un)
ou un avion lowcost d'une compagnie irlandaise dans un aéroport de sous-préfecture cédé à des chinois et entretenu par des russes avinés,
ou ... tenez ... pourquoi pas ... une voiture électrique tirant trois remorques de batteries 
et avec, prendre plaisir à tourner autour des milliers de giratoires à rétrocommissionnements automatiques,
ou encore, voler (à bord d') un Falcon du pauvre (vous en êtes si friands ... de ces Falcon, pas des pauvres ... non, ça non!), genre drone collectif pour charter culturel djihadiste au dessus des centrales nucléaires ...



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- Mais non, mon Nono, tu n'es pas un Charlot ! 
- Toi non plus, mon Anguela, toi non plus ...
- Qu'est-ce qu'on s'aime, heiinnn !?



Oui. Nous pourrions !


Nous serions à Paris dans la journée. 



Mais alors, ce serait une "révolution", et plus du tout une marche de salut public, festive et populaire. 

Rendez-vous compte: une ré-vo-lu-tion (rien que ce mot ... ooouuuhhh ... nous en tremblons ... bbrrrrr ...) !? 
Ça peut être dangereux, une révolution. Il y a eu des précédents !
Pour le coup vous nous enverriez gardes-mobiles et CRS armés jusqu'aux dents, ceux-là mêmes que nous acclamions et embrassions le 11 janvier avec des trémolos dans la voix et les yeux embués.



Oui. Nous pourrions ! 

Mais nous sommes tellement différents de vous. 

Tellement. 
Ce serait contre-nature.

Et bien, nous nous abstiendrons ! Voilà ! 

Tout en sachant que nous avons à demi tort. On ne se réinvente pas, pas !?

Nous voulons seulement vous chasser de vos belles résidences, assemblées, palais, permanences, ministères, sièges de partis avec ... oh ! ... avec fermeté, cela va sans dire, mais avec correction et urbanité. 
Un peu forcée l'urbanité, car c'est sensé se passer à Paris.




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Il t-a marché sur les arpions ? 
T-inquiète pas Mad'leine. je gère, je gère ...

Dites, euuuhhh ... vous, ouiiii .... vous, 
le grand bien bronzé, là ... euuuhhh ...
Alors comme ça vous écrasez les pompes à ma ...

T-inqiète Mad'leine, t-inquiète, je ... 
Aaaahh !... c'est pas lui, 
c'est le tout petit, là ... 
Mais pourquoi qu'tu m'l'a pas dit plus ...

Hééé ! Toi ! Oui, toi ... l'nabot ... 
Retourn'toi quand j'te cause ... 
Alors comme ça t'écrases les tatanes à ... ...



Et aussi avec gratitude, oui, gratitude, ... enfin, pas une avalanche, non, mais tout de même !! ... 
Ne vous pincez pas, vous avez bien lu. Gra-ti-tu-de.

Cela vous étonne ? 

Vous le seriez à moins, étonnés, si vous preniez un peu de hauteur. Vous savez, cette denrée qui vous manque tant et tant et de tout temps.

Mais nous le savons bien: un rien vous étonne! 

Nous ne le savons même que trop bien ... que dans votre galaxie les étonnements sont foison. Une des principales excuses pour vos impérities.

Car aurions-nous pour vous des yeux empreints de gratitude (Chimène s'est fait porter pâle) si vous n'aviez tiré avec autant d'opiniâtreté sur la corde de la médiocrité, de l'incompétence, de la gabegie, de la privilégiature (qui est votre plus évidente motivation) ? 

Oui ... non ? 
Sans cette obsessionnelle opiniâtreté si évidente même à nos petits cerveaux tant pleins de vide, nous nous serions certainement laissés aller au fatalisme du citoyen-électeur lambda. 
Vous savez, celui qui se laisse porter par les événements, qui se dit que les politiques vont prendre les mesures qui s'imposent, que demain cela ira mieux, qu'il n'y a pas péril en la demeure, que d'ailleurs le dernier sondage dit bien que ... et que ... 

Aaaaahhh! Les sondages. 

Parlons-en des sondages
Que ferait-on sans vos sondages ?
Les vrais, les connus, les publiés. 
Mais aussi les autres, de popularité ou genre tests du genre ping (on lance une grosse connerie et on observe l'effet de retour émis par les veaux qui vont la subir) confiés à des instituts de derrière les Buissons (pourquoi ai-je mis une majuscule, moi ?..), payés rubis sur dictaphone avec ... 
Avec quoi au fait ? Quel argent ? 
Des fonds secrets de la République, des caisses noires, des frais d'enquêtes de la police nationale, des liquidités exotiques ? 
Allez, avant votre exil présentement annoncé, vous pouvez bien nous le dire maintenant, non ? Hi, hi ... 

Bien silencieux, tout à coup, chers politiques ...


Cette parenthèse étant fermée, revenons à notre voyage à la capitale. 


Une marche "sur" la capitale, ce serait plus exact. 
Pacifique, mais tout de même. Faut pas pousser !..
Faudra pas que certains d'entre-vous se mettent à vouloir jouer les héros ... planqués derrière des rideaux de fumigènes. Ou à considérer qu'ils peuvent se comporter comme des zadistes forcenés, tentant de protéger leur pré-carré, cantines de luxe, voitures de fonction, enveloppes de ci, défraiements de ça, rémunérations de nécessiteux de la haute, voyages gratuits, cumuls de retraites, etc., etc. ... 


Donc, les prochains 28 mois, de Brest et de Menton, de Saint-Jean-de-Luz et de Dunkerque, de Strasbourg et de Bordeaux, nous allons faire notre petit bonhomme de chemin, en grossissant à chaque étape le flot des "Je ne suis pas un Charlot".
En asphyxiant au passage les Boutin et les de La Rochère locales  -outrées et scandalisées-  avec nos fumées de merguez et de pétards (des vrais ... pas ceux auxquels vous pensez) dûment autorisés par la législation (sauf peut-être en Alsace), 
en taquinant les grenouilles de bénitiers tenantes du "genre" en familles non recomposées (on ne sait pas de quel "genre" d'ailleurs)
en lutinant les bergères locales (ou bergers ...  ou même les deux ... ou vice-versa ... selon affinités, n'en déplaise au bel éphèbe, le Prince Éric de Zemmmpourrie)
en tâtant de toutes les recettes de couscous de nos belles provinces et profonds terroirs (n'en déplaise à l'autre bel éphèbe, le prince charmant et play-boy Michel de Houellebelleconnerie)


Enfin, bon, bref ... 

On va prendre notre temps, marcher à notre allure et bien nous marrer. 


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Maman, t-es où ?

T-es partie avec le Monsieur ?
Mais c'est même pas papa !

Maman ...
Maaaamaaaannn ....


 

Il y aura bien, le soir sous les chapiteaux, des discours ennuyeux de subversifs d'opérette, mais on braillera si fort qu'on ne les entendra pas. 

De toute façon, ce sont presque tous des ascètes exaltés ou des végétaliens exacerbés, absolument sans intérêt pour notre petite affaire, sinon celui d'en laisser plus pour les autres dans les assiettes ... ou dans les verres. 

Car quand ils discourent ou élucuvibrionnent leurs théories fumeuses, ils ne sont ni à table ni à la buvette. 
Vous me suivez ?! Ttsss ... ttssss .... 





Bon alors, voyons si vous avez bien suivi. 


Des questions ? 


Non ... Oui ... ? 


Ouiii ... là-bas, le petit aux épaules tressautantes, bien aux trois-quarts caché par des armoires à glace genre Mossad, derrière le grand Monsieur qui n'était pas invité mais qui paraît avoir la trouille de sa vie d'être au premier rang ... 

Ouiii ... une question, petit ?
Aaaaahh ! 
"Combien de temps vous avez avant ... avant le grand jour ? Parce que ... parce que vous devez entamer un véritable marathon des salles des coffres du tout Paris des banques !?"

Et bien, il vous reste 28 mois environ  -ouiii ... vingt-huit !-  pour préparer valises, malles, déménagements. 

Aaaahhh ! 
Ça risque d'être un peu court pour ce qui vous concerne ? 
Et bien faudra tout de même faire avec, si, si ... 

Et je vous demande un peu d'attention, tous, puisque j'ai la chance de vous avoir presque au complet dans cette circonstance exceptionnelle d'Unité Nationale. 


"Et internationale", dit le même petit Monsieur de tout à l'heure ... qui maintenant est au premier rang, tiens donc ...
Oui,  
"internationale" aussi, si vous voulez, mais ça n'est pas le débat du jour. Vraiment pas. 
Ou alors vous m'avez mal compris. 
Non ? Aaahhh ! 
Tiens, je vois que Madame est maintenant à côté de vous. Ça devrait vous rasséréner de savoir qu'elle est là. Qu'elle ne vous a pas égaré dans cette foule inquiétante. Non ?! 
C'est cela, oui oui, c'est du sérieux, elle et vous ... Il me semble avoir déjà entendu ça quelque part. 



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Je reviens à l'attention que je vous réclamais.

Je précise, je vous précise, à tous, que tout, absolument tout sera contrôlé, inspecté, vérifié, minutieusement. 

Nous nous méfions des petits rigolos qui seraient tentés de partir avec l'argenterie. 

Ne forcez donc pas votre talent, surtout pas. Car   -la faute à qui ?-   nous n'avons pas assez de places dans les prisons. 
Désolé. Pour vous.
Vous n'allez quand même pas nous obliger à faire monter des algecos avec des barreaux aux fenêtres des Tuileries jusqu'à l'Arc de triomphe et à vous mettre au turbin pour des travaux d'intérêt général, heiiinnn ?! 



Voilà, voilà. J'en ai fini. 

C'est bien clair pour tout le monde ?






Aaaahhh ! 
N'oubliez pas: 
vous nous avez pris pour des cons. 
C'est vrai. 

On avoue que l'on n'a pas, nous non plus, été très raisonnables, notamment en 2007 et 2012. 
Mais on ne va pas chipoter là-dessus ni réécrire l'histoire. Le mal est fait !
Et ne prenez pas cet air étonné: c'est quand même vous qui l'avez fait, le mal dont la France crève.

Donc, vous nous avez pris pour des cons. 

OK ! 

Et bien, sachez (mais je sais que vous savez) qu'à cons, 

cons et demi ! 

Et le "demi", c'est ce qui fait toute la différence. 


Et les cons et demi, ben ... c'est vous !!

Alors, rendez-vous en avril 2017, Place de la Concorde (celle de la République serait trop petite, et puis ça ferait un peu réchauffé). 


Ouiii, avril, car on n'a pas l'intention de perdre du temps avec un deuxième tour. 

Tant pis pour la miss bleu marine !



Préparez les pelles, on amène les balais.


Allez, ciao !! A bientôt !



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Hééé non !


 


P.S. : pour vos déménagements, adressez-vous à Macron. C'est un gransd spécialiste des transports longue distance.

 

P'tit bonus, pour la route :

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P'tain, qu'est-ce qu'on s'marre, 
mais qu'est-ce qu'on s'marre ...
Ils devraient en faire plus souvent 

des marches comme ça !...
Ça f'sait longtemps 

que je n'm'étais pas marré comme ça ...
Tiens, j'en ai oublié qu'j'étais Président 
d'tous ces demeurés, là ... 
comment qu'ils disent déjà ... 
aaaahhhh !.. 
de l'UMP, ouii ... 
de l'UMP, c'est ça !

Allez, j'vais m'reprendre une merguez, moi ...


Oooohhh ! Bordel ... 
qu'est-c'que c'est bonnard, 
j'n'pense même plus à Juppé, 
dis donc !




http://fuliginox.blogspot.fr/2015/02/politiques-restez-ou-vous-etes-nous.html

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