Président HOLLANDE : je veux être Secrétaire d'Etat, moi aussi !

Requête en forme de supplique  (à la manière de ... euuuhhh ... ?!)

 



Requête

au 

Président Nhullande 

pour un poste 

de 

Secrétaire d'État



Citoyen Président de Nhullandie,



j'ai bien l'honneur de prendre la plume (non, pas là où vous pensez, mais tout de même ... ce n'est pas très plaisant pour qui, comme moi, a de la peine avec les mots ampoulés), je prends la plume dis-je, pour vous présenter une requête.

Oh ! N'en prenez ombrage ni vous rongez d'inquiétude.

Il s'agit d'une demande à votre mesure, toute simple et sans nécessité d'intense réflexion.
Du moins si j'en crois l'actualité récente.
Vous y fûtes impliqué avec votre ex-futur Premier Ministre. Ex-futur à ce moment là puisque vous le nommâtes Premier Ministre quelques instants après.
Il en parut extrêmement ravi, d'ailleurs, sachez le. Ne vous en ravisez surtout pas
Même si maintenant il n'est forcément plus que futur-ex-Premier Ministre.
On ne peut bien sûr être et persister à avoir été quand on n'est plus. Il le comprendra bien assez tôt. Car Manuelo de la Vallsepareille est intelligent. Bien au-dessus du niveau moyen de votre Nhullandie.

Nonobstant ces considérations oiseuses à vos yeux et vaselinesques à votre fondement, mais suffisantes à votre entendement, ma demande est des plus sérieuses.
Elle me tant tenaillait que je me décidai à vous la formuler sur l'instant. Ce malgré le profond désarroi en quel vous me mîtes lors de votre grand chambardement gouvernemental post-municipales.

Or donc, Président Nhullande,
voilà ce dont s'agit.

Je désire,
j'espère,
je souhaite,
j'ambitionne plus que tout et tous être nommé Secrétaire d'Etat.

Est-ce ballot, pas ?!

Oh ! Je sais bien qu'il y eut déjà beaucoup d'appelés et peu d'élus et surtout nombre d'appelants et quelques nommés ...
Quatorze pour être précis. Ce n'est pas rien, certes, mais ce n'est pléthore non plus.

Alors, un de plus, Président, rien qu'un, que serait-ce ?
Pas grand chose pour vous.
Et encore moins pour votre Premier Ministre qui a tellement de soucis qu'il ne s'en apercevrait.

Il n'est pas question de charger la barque gouvernementale plus que de raison, jusqu'à la faire sombrer comme Boeing 777 en Océan Indien ou Ferry en mer Jaune, ce que, prétention mise à part, elle fera très bien sans moi.
Non, il s'agit d'apporter mon expertise en ces moments difficiles à une nouvelle équipe bien empruntée.


Et puis, j'ai des qualifications hors du commun.
En matière de fréquentation.
Notamment.
Surtout !!

Si !
Enfin ... non !
Pas les bonnes ni d'ailleurs mauvaises fréquentations, non !

Par là j'entends les prédispositions phénoménales que j'ai à ne pas fréquenter les lieux où je devrais être pour utiliser mes compétences à bon escient et mériter mon salaire.

J'ai un véritable don en la matière, figurez-vous : être ailleurs que là où je devrais être !
Avec moi, la règle du lieu est cul par dessus tête.

Aussi, lorsque je vis qu'un Sieur Harlem Désir était nommé Secrétaire d'Etat aux affaires Européennes après avoir été exfiltré du poste pourtant prestigieux de Chef de parti, mon sang bouillant d'envie ne fit qu'un tour dans ma modeste carcasse.

Lui, lui ... ?
Secrétaire d'État ?!

Et moi, alors ?

Dirigeant le PS il ne fut point là et nous en fûmes las.
Député européen il fréquenta moins que guère l'assemblée éponyme.
Et nous en fumes pour nos picaillons très généreusement alloués à une bande de joyeux drilles dont il faisait partie.
Oh ! Sans être de leur parti, certes, mais de conserve avec Marine et Jean-Marie Le Pen, Rachida Dati et bien d'autres personnalités de moindre renommée mais aux rétributions tout autant généreuses qu'appréciées,
il fonda la politique européenne du fauteuil vide.
Sans tambour ... mais pas sans pépètes. Ça, non !

Comment, m'interloquai-je ?!
Un de roture extracté et du PS exfiltré, intouchable par ses potes mais jetable de son poste, de gauche qui plus est, porté à la fonction sousprême de Secrétaire d' Etat ?!
De plus, démocrate socialiste même si pas social-démocrate forcené !
Encore que sa position en la matière fut sujette à des variantes girouettasques et très sous influence de vos propres fluctuations (que d'aucuns feignent de confondre avec quelque malignité et insigne indélicatesse à vos légendaires flatulences d'après ripailles choucroutesques).

Excusez cette digression transgressive que mon raisonnement alacre tire de l'enseignement magistral dispensé par votre prédécesseur en Charente-Maritime face à l'océan alors en pleine transgression marine. Mais je ne peux me soustraire à telle impulsion insurmontable.
Pour icelui, en effet, dans une envolée d'une emphase empreinte d'une grande simplicité : ""là où la mer passe, elle revient ...""
Force me fut d'en retenir la leçon qui convint : ""que vous vous retirâtes, Président, ne changerait donc rien à ce que vous revîntes en un cycle sans fin d'indécisions incontestables"".


Mais je n'ai de cesse de cesser vous abreuver de bien piètres paroles comparées à celles de votre ex-nègre aquilin.
Vous savez, celui qui n'eut de violente borée de dynamisme que pour prendre à l'Élysée des cours particuliers de cirage et glaçage de pompes.
Il utilisait son DIF, sans doute, en prévision d'une reconversion (qui se révéla plus soudaine qu'à son désir. Dieu, que le destin se trouve pavé d'aléas !).
En son for intérieur qu'il avait fort fort, il fit ainsi force bras d'honneur à la république de Nhullandie et à ses pompes, pas assez pompeuses sans doute pour la qualité de sa personne.
Tant et plus, que tel un zéphyr pressé il prit la tangente.
Le jour même où vous visitiez Bibendum en son fief. Se dégonfla t-il trop soudainement qu'il éloignât si violemment l'ex-Igassien spécialiste en transparence pharmacopesque ?
Seul vous le sûtes, mais vous n'en dîtes rien.

Mais Président Nhullande, je m'égare en ma requête, et vous importune sans doute de commentaires que je ne désire point que vous jugiez déplacés.

Aussi vais-je mettre le point final à la dite en espérant qu'elle ne vous soit reçue comme une importune supplique.

J'attends de votre bienveillance un signe d'acquiescement et espère grandement votre réponse favorable.

Votre Secrétaire d'État je serais avec un incommensurable plaisir et une indicible gratitude à votre personne.


Votre bien dévoué.

Octoocto

 

 harlem.JPG


L'ai-je bien descendu ?

Vous êtes satisfaits? 
Par c'que j'peux recommencer ...

Mais alors, là, 
ça s'ra pour être nommé Ministre, 
c'est ça 
ou 
rien !...


 

L'original sur : http://fuliginox.blogspot.fr/2014/05/president-hollande-je-veux-etre.html

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