T. Ramadan : énième plaidoyer d'un nouveau thuriféraire

""Tariq Ramadan est ainsi la preuve vivante que le système est aux abois"" ... dit l'auteur du billet https://blogs.mediapart.fr/miloud-otsmane/blog/120318/tariq-ramadan-ou-le-symptome-dun-occident-lagonie. Billet fort bien écrit au demeurant. L'auteur laissant, lui, la possibilité de commenter.

Celle-là on ne nous l'avait pas encore faite :

 

... ""Tariq Ramadan ou le symptôme d'un Occident à l'agonie"" ...

 

Tout est dans le titre. C'est à dire : rien ! Encore un plaidoyer pour ... pour rien.

 

Dans une sorte de mythomanie par procuration, l'auteur accorde au destin du théologue une importance internationale et la qualité de révélateur d'une agonie occidentale. Mazette !

 

Transformer TR en une Madame Irma de la décadence d'un monde qui bien entendu n'est rien à côté du rayonnement humaniste d'un Orient sous emprise, faut le faire, tout de même. Un mot pour les femmes, jeunes filles concernées par des agissements de l'impétrant ? Non, cela aurait sans doute été une preuve de faiblesse d'un mâle dominant sûr qu'il fait lui partie des essentiels, qu'il est l'Essentiel par nature (et ça ne se discute surtout pas), maître tout puissant de si petites petites choses accessoires que l'on peut utiliser à sa guise : les femmes.

 

Comment ne pas voir qu'au moins chez les pervers du jihad décapiteux il y a au mieux(!?) la manifestation d'une frustration de virilité ; au pire ... on ne peut que difficilement imaginer, et pourtant ! Certains, et ce n'est pas brillant brillant, mettent par exemple leur virilité dans leur chien (au comptoir du café du commerce pour impressionner les autres piliers de bar : "Priiinnnce, au pied ndd !!"(coup de pied sourd/couinements)). D'autres encore dans leur kalach comme ils disent. Et les exemples peuvent être multipliés à la puissance(encore !) x.

Et d'autres encore  -nous y voilà-  préfèrent exorciser leurs démons avilissants en violentant l'autre avec un tout petit "a"  -cette p.te, cette moins que rien, qui n'est même pas capable de respecter les règles, qui ose aguicher l'Homme avec un graaannnnd H, qui est donc la seule responsable de ce qui lui arrive- dans des chambres d’hôtel anonymes.

Des illuminés perturbés de la quéquette dira-t-on. Mais pas que. Ne surtout pas les restreindre à cette appellation peu reluisante. Ce serait presque leur accorder des indulgences.

Car le viol est une histoire de pouvoir et quasi-seulement de pouvoir, l'une des expressions ultimes de la toute puissance dont se croient investis ces  -pour le coup- véritables mécréants, cette lie de l'humain.

C'est une des manifestations les plus dures du mépris de ce qui n'est pas Soi. L’autre est ravalé au rang de chose. De bonnes âmes diront que c'est aussi la manifestation d'un énorme mépris de Soi. Mais là c'est d'une indicible clémence que chacun peut certes avoir dans sa conscience mais la garder bien cachée. Inutile de la faire partager.

 

Tout cela est malheureusement à considérer à l'aune de bien curieuses théologies, non ? On ne dira jamais assez les débordement auxquels mènent souvent les religions.

 

Les maux sont souvent issus des mots. C'est le revers d'une médaille qui n'a que deux faces. L'une qui fait honte à l’autre.

 

 

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