Macron et Israël : une phrase de trop !

 

... ""Nous ne céderons rien à l’antisionisme

car il est la forme réinventée de l’antisémitisme"" ...

 

 

Et c'est reparti pour un tour !

 

L'amoureux des mots Macron, faisant fi de la signification contemporaine de l'antisionisme (au moins tel que l’acceptation en est faite par le citoyen français d'aujourd'hui), entretenant le tendancieux amalgame qui fait l'argumentaire des israéliens intégristes ou politiquement purs et durs vis à vis des palestiniens, persiste dans la droite ligne des Valls et Cie.

Et tout ceci pour complaire à un Netanyahu !

Et aussi sans doute pour entretenir sa stature toute nouvelle sur l'échiquier politique international ... alors même qu'il n'a en rien besoin de cela pour exister puisqu'elle lui est mondialement reconnue.

 

Ça fait mal. Très mal de se sentir trahi dans des convictions d'humanité, de compassion, de justice mais aussi de bon sens et de réalisme politique.

Et dans ses troupes marchant bien trop d'un pas unique macronien, s'en trouvera t-il pour oser s'insurger d'une telle position qui va à rebours de ce qui contribue à faire le socle des convictions humanistes de la France ?

Même cela va nous être bridé, rogné, et pourquoi pas iniquement (re)versé au domaine délictuel ?

Galvauder ainsi le droit à penser par nous-même ce qui est bien, à faire fi de l'expression libre de nos opinions même s'ils ont l'heur de déplaire à certains : c'est cela qui nous est promis, cela qui va s'imposer à notre libre arbitre pendant les 5 ans à venir ? Ça promet !

Je suis français. Et je tente  -même si c'est de plus en plus difficile en ces temps troublés-  d'en être fier.

Je ne suis pas en ces contrées où des Erdogan, Kadyrov, Nazarbayev, Salmane et bien d'autres érigent en pensée individuelle des citoyens une unique pensée d’État. Et je dis "d’État" pour rester poli.

Je refuse cette pensée "pour mon compte" même émanant de mon Président. Je ne suis pas Chef d'Etat Major des Armées, moi. Pas condamné à la mettre en veilleuse parce que de la grande ou petite muette. Je n'ai pas à passer  -et ne m'y résoudrai pas-  sous les fourches caudines d'une pensée unique qui me révulse. Fut-ce-t-elle celle du Président de la République. Pour qui j'ai voté. D'ailleurs (certes pas par conviction mais par déraison ; et ouiiii ...).

 

Puisse la raison le ramener sur terre. Dans le réel. Et ne pas sacrifier son âme et asservir la nôtre à des considérations sous influence.

 

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