Résurrection : enfin, de nouveau dans les huiles !
Si j'aurais su,
j'aurais pas v'nu !
Ils se sont dit : oignons Nadine !
Si, si, il faut que nous l'oignions. Sinon gare aux gnons de la mégère.
Et ça, sans pleurer dans les chaumières, sans remords larmoyants, car les oignons, c'est bien connu ....
Bref ! Ils l'ont ointe, par lassitude, un peu, et beaucoup par souci de leur tranquillité.
"Fallait-il vraiment que nous l'oignissions avec tant d'entrain ?"
se demandaient encore certains caciques de l'UMP, en sortant de la salle, imprégnés d'une odeur de poisson prégnante.
Mais il était trop tard.
La poissonnière de Toul venait d'être adoubée tête de liste pour la région Grand Est aux élections Européennes.
Oui ! OUI ! OUI ! OUI ! La commission d'investiture UMPiste, en séance ad hoc, avait tranché. Dans le lard.
Pour la lardonne de Lorraine.
Et à l'unanimité en plus !
Elle n'a pas manqué de le relever devant des médias médusés par cette destinée hors du commun.
Mais bien qu'enfin ointe, l'Esprit Saint ne la rendit pas plus nuancée dans sa communication.
Car elle ne put s'empêcher d'accabler au passage le rôle de Bernard Accoyer.
Dont, selon la gente dame (gente par intermittence : elle pointe aux intermittents de la politicaillerie), la ""stratégie – qui consistait à me démolir en portant atteinte à ma crédibilité pour placer son favori – était vouée à l'échec. Mais maintenant, je veux tourner la page et oublier cet événement fâcheux même si j'en ai été blessée"".
Je l'aurai,
un jour,
je l'aurai !
Mais alors, Bernard, mon coco (oh ! pardon, pour un UMP grand teint, "coco", ça ne le fait pas !), que n'as-tu pu démolir à temps, vraiment réduire en miettes, ce parangon d'intelligence en politique européenne.
Que n'as-tu pu ?
Allez, tu nous expliques ? Tu ne peux pas ? Tu as subi des pressions ... insistantes ... pernicieuses ....
Ben mince, alors. Tu ne nous la jouerais pas un peu dramatique, là ...
Vade retro, Accoyer !
Tu n'es plus digne de notre mansuétude coupable.
Oui, car nous nous étions laissés aller à une indulgence papale à ton égard quand tu avais rué dans les brancards de la Nadine (à ne pas confondre avec "culbuté dans un placard", hein !) à l'annonce de la possibilité qu'elle fut choisie pour prendre la place d'un député travailleur, assidu et compétent.
Lui !
Le monde est bien cruel pour les gens de qualité. Si, si ...
Soudain, une grande tristesse et une angoisse profonde m'empreignent.
Ont-ils seulement pensé, les pontes de l'UMP, à la petite Nadine, perdue, seule, dans les couloirs immenses du Parlement Européen, cherchant désespérément la grande salle de l'Assemblée, complètement désorientée (ah ! ces pancartes en français !) et rencontrant ... quelle horreur ... José Bové qui sort des toilettes des dames, hi, hi ... !
Obligée de twitter frénétiquement à sa copine Marine, pour que celle-ci vienne à son secours ...
Car Marine, c'est une championne de l'orientation.
Bon, pas de celle qui a fait les choux gras de la Manif pour tous, mais tout de même
Pas forcément non plus, la bonne au sens politique du terme, en tout cas pas la nôtre, d'orientation.
Mais tout de même,
elle a les pieds sur terre, la Trinitaine.
Bien assez pour remettre Nadine sur le bon chemin d'une Assemblée qui se trouvait pourtant très bien à délibérer sans elle.
Ont-ils seulement pensé à son profond désarroi ?
Et bien, je vous le demande ! Même si je m'en contrefous.
J'en parlais déjà le 2 avril :
http://fuliginox.blogspot.fr/2013/04/nadine-morano-candidate-ump-aux.html
Consulter l'original et bien d'autres sur : http://fuliginox.blogspot.fr/2014/01/nadine-morano-cest-la-nadine-lhuile.html