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POLITIQUE : impertinence, satire, pamphlet, opinion, fiction ...

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Billet de blog 25 décembre 2013

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Merkel et Hollande ... et Valls : on rigole ! - 3

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T'inquiète pas, Anguéla, c'est qu'une valse !..


Mais arrête, mon Nono, 
arrête, 
c'est trop, là, 
oh ! la la, 
j'vais m'faire pipi d'ssus. 

Allez, tu m'en fais un dernier,
 d'tes ministres, 
un que j'connais pas ?
F.H. : 



Anguéla, 
j
e n't'ai pas présenté 
Manuel.

Valls.
Mon ministre de l'Intérieur !
Tu vois, 
c'est l'autre p'tit, 
là-bas, 
aux ch'veux raides, 
coincé entre les deux galonnés à gants blancs. 
Il n'peut pas sortir 
sans des préfets 
ni des grands chefs à képis.
C'est son TOC à lui. 
Viscéral, qu'il dit !
Remarque, il revient d'loin.
Il a fait une belle reconversion. 
Avant, 
il écoutait son épouse lui jouer du violon.

Il a craqué !
Trop, c'était trop !
Et ben pourtant, 

d'puis qu'il est ministre,
il en visite tous les jours, 
des violons.
Hi, hi ...


Même que ceux du quai des Orfèvres, 
paraît qu'ils sont pas très fréquentables 
et pourtant très fréquentés.

Là, c'est plus l'bruit qui l'dérange, 
c'est l'odeur ! 
Il dit lui-même 
qu'on s'cr
oirait dans une fabrique 
de lasagne du sud-ouest, 
pour l'odeur, 
ou dans une SPA

par grande chaleur et temps de pluie,
c'est s'lon ...

Mais à tout prendre, 
il préfère quand même 
les mitards 

au violon d'sa femme.

Et c'est d'venu sa drogue :
"" c'est là qu'on prend 
la température de la france"" 
qu'il me répète.
Il y passe tous les matins, 
au violon du 36, 

dans les sous-sols,
pour s'donner du coeur à l'ouvrage. 
Il fréquente aussi beaucoup 
les Centres de rétention administrative.
""C'est là qu'on rencontre
 le plus d'étrangers du monde entier. 
Pas besoin de prendre un falcon, 
ça coûte rien !"" 
qu'il me dit.
Ses têtes de turcs à lui
-rassure toi, c'est pas des tiens que j'parle, 

pas d'ceux qui t'font tes kébabs adorés- 
ce sont les kosovars.

Alors là, 
ceux-là, 
depuis qu'Peillon et Duflot
lui ont cherché des poux dans la tête 
pour l'expulsion un peu brusque
d'une collégienne souvent absente 
-non, pas du ciboulot, 

Anguéla, 
pas du ciboulot,
absente ... de son collège- 
et ben, 

il peut plus les encaisser, 
les kosovars.
Même qu'on a dû le ret'nir 
de faire un malheur. 

C'est un sanguin !
Il voulait aller gueuler direct au Kosovo, 
carrément, 
leur dire qu'il en avait marre 
qu'ils prennent la France pour ... 
pour .... 
tiens j'sais même plus 
pour quoi, 
tell'ment il criait fort !
Et dans la foulée,
il voulait entauler ses deux collègues
pour obstruction à la justice 
ou je n'sais quoi.
Si le Prem's n'était pas intervenu, 
ça se s'rait terminé en pugilat, 
dans la cour de l'Élysée. 
Là, Anguéla. 
Ici !

Sur le gravier ...
Tu t'rends compte ?
Et le lendemain, 
l'Manu,
il apprenait que 
pt'être ben qu'oui, 
p't'être ben qu'non, 
la gamine était italienne ... 
et pas kosovar ... 
ou p't'être les deux, 
on n'a rien compris.
Si ça s'peut, 
il n'aurait même pas dû 

pouvoir l'expulser, 
va savoir !


Ah ! Mon Manu, c'est quéqu'un !
Y-a pas !...

Dis, t'as le même genre de soucis 
avec tes ministres ?
Non !?
Ah ! 

T'as de la chance.
Tu n'les entends jamais ? 

Ah ! ...
Et comment ça s'fait ?
Ah ! ...

C'est toi qui fais tout ... 
comme ça t'es sûre qu'ils ne font pas
leurs conneries pendant 
qu'tu fais les tiennes. 
Et ils font pas des siennes 

pendant qu'tu fais les tiennes ? 
Et c'est pas trop fatiguant ?
Non, parc'que moi,
j'suis épuisé 
d'avoir des ministres 
qui n'font pas mes conneries 
au pied d'la lettre. 
J'suis obligé de tout surveiller. 

Tout !
Et de rectifier le tir 
quand ils font c'qu'ils veulent. 
Parc'que c'est là 
qu'ça d'vient dang'reux. 
Tu comprends, 
chaque fois qu'ils n'en font qu'à leur tête, 
et ben, ils font un truc intelligent ! 
C'est pas tenable, ça. 
Et les français y croient ... 
et j'suis obligé de démentir.

J'perds un temps fou !


A.M. :

Dis, mon Nono,
tu t'compliques trop la vie.

Prenons un exemple, au hasard, 
tiens, 
ton danseur, là, 
le Valls.

Il fait du chambard 
et tu n'sais pas comment l'calmer.
Dans l'fond, il n'a pas tort, 
mais t'aimerais bien 
qu'il ne dise pas à tout l'monde 
que c'est lui qu'a raison. 
Et donc que toi t'as tort.

Tu l'enverrais bien 
voir un peu ailleurs, 
non ?

Tu m'suis ?
François ... ouhh ! ... ouhhh ! ...
T'es là, avec moi ?


Bon, ben, 
le valseur de l'Intérieur, 
tu lui inventes une mission, 
super importante, 
super représentative, 
avec falcon,  
képis et galonnés en prime, 
sous-ministres en escorte, 
épouse autorisée 
mais violon dans la soute.
A l'étranger. 

J'sais pas, moi ... 
euhhh  ... 
tiens, 
en Algérie, 
pourquoi pas ?
Ah ! Tu n'sais pas 
quoi lui d'mander 
de faire là-bas ?

C'est pas grave ! 
Ça n'a aucune importance.
Il y va, 
en ton nom. 
C'est suffisant !

Alors, pour lui, là bas, 
c'est 
tapis rouge, 
passage en revue, 
Marseillaise, 
et tout et tout.
Ah ! J'oubliais, 
tu lui demandes d'inviter 
des chefs de grandes entreprises, 
des fois qu'ils trouvent, eux, 
du vrai bizness à faire. 
Comme ça, en plus, 
ça s'ra rentable !
Lui, 
il rencontre des ministres de là-bas, 
dont son homologue 
-comme ça ils auront des choses à s'dire-, 
il a un mini entretien 
avec leur grand malade, 
là, 
leur Président.
Il lui remet un message en ton nom,
n'importe quoi, 
une devinette, 
une blague de papillotte, 
il entrave plus que dalle, de toute façon.

Et il lui serre la paluche 
devant les caméras. 
Très important, ça !

Pendant c'temps, 
Madame rencontre 
la Madame du zombie, 
s'il en existe, 
dans une  école de danse orientale 
pour jeunes filles dans la détresse.
Où elle leur joue 
des extraits de Shéhérazade.
Tout l'monde pleure d'émotion, 
c'est bon, très bon, ça !
Il visite une caserne de gendarmes locaux, 
au pas de charge  
comme de bien entendu,
leur promet des stages 
chez leurs homologues français. 
Pas trop loin du ... d'une ... des ...
enfin, tu m'comprends, hein !?
Une caserne près d'un bois parisien, quoi ...
Et leur fourgue des vieux camions de CRS 
des années 80.
Puis, il se recueille devant ... 
devant quoi ? ... 
euhhhh ... 
surtout paaaas... 
un monument aux morts ... 
euhhh ...
Tiens ! 
Mon Nono, 
devant la stèle à Albert Camus, 
à Tipaza.
Ça devrait être presque consensuel.
Et tout ça, 
avec à chaque fois 
une référence à toi, 
mais pas trop lourdingue 
tout d'même, 
que ça lui laisse le plaisir 
de faire impression sur ses hôtes.
Verstehen Sie? 
Euhh ... 
Tu comprends ?

Et là, à l'extérieur, 
ton homme de l'Intérieur, 
il oublie 
tous ses soucis, 
ses colères, 
ses italo-kosovars,
ses violons, 
et tout et tout ... 

Et quand il revient, 
tu lui rends un hommage chaleureux 
à ton Noureev voyageur, 
pour son excellente représentation 
de la France en Algérie.

Et t'es tranquille 
pour trois ou six mois, 
mon Nono !

Et voilà !

C'est comme ça que j'fais 
avec ceux qui m'font souci.
Et crois moi, 
ça voyage beaucoup 
les ministres allemands !

Mais pas si loin, tout d'même. 
Comme ça, ils y vont en train. 
Ça fait moins de frais !


F.H. :

Anguéla, Anguéla, 
mais pourquoi 
j't'ai pas connue plus tôt. 
Quand j'pense 
que t'avais refusé 
de m'recevoir 
avant les élections !
Tout c'temps d'perdu !

Ça, 
je n'te le pardonn'rai jamais, 
hi, hi ...
Non, j'plaisante, 
Anguéla, 
j'plaisante, 
t'es tell'ment indulgente avec moi 
et de si bon conseil.

Ah ! 
C'est pas Valérie 
qui m'aurait briefé comme ça.
Elle, 
c'est colère, 
passion, 
tweet et cie.
Et exigeante, avec ça !
J'te dis pas, question couette, 
c'que j'dois supporter, 
j'arrive plus à suivre. 
En plus elle s'obstine 
à comparer avec Ségo, 
comme si j'avais plusieurs périodes, 
à la Picasso.
Ça m'coupe tous mes effets. 

Et toi, dis, 
avec ton Joachim, 
ça boume, 
c'est un bon coup le zig Sauer, 
hi, hi ... ?

Ne m'réponds pas, Anguéla, 
je blague, 
c'est un d'mes défauts ..., 
j'peux pas m'empêcher.

Dis, 
en parlant d'blague, 
pour mon ministre violoneux, 
là, 
si j'suis ton idée 
qui m'parait bonne, 
très bonne même,
tu crois que j'pourrais 
lui en faire une de blague, 
à son retour.
J'sais pas, moi, 
euhhh ... 
par exemple de faire 
comme si j'me souviens pas 
qu'il en revient, 
d'Algérie.
Et d'lui souhaiter 
un bon voyage là-bas, 
et qu'surtout 
il nous revienne sain et sauf.

Non ? 
Qu'est-ce que t'en penses ?
Moi, j'trouv'rais ça super, 
il va d'venir tout rouge 
et s'croire obligé d'sourire 
avec tous ceux qui sont au courant, 
si, si ...

Tiens, 
faut que j'travaille ma phrase, 
pour pas dire 
une trop grosse connerie 
quand même, 
parc'que tu m'connais, 
Anguéla, 
des fois j'ai tendance 
à m'laisser aller 
dans la blague vasouillarde.
Et j'me cause les pires difficultés, 
après.

Mais qu'est-c'que j'me marre !

Allez, Anguéla, 
si on allait fêter ton idée 
devant une groooosssse choucroute.
T'es partante ?

Tiens, 
on va proposer 
au pt'it coléreux 
d'nous accompagner. 
Comme ça, 
on pourra faire un test 
sur c'qu'il pense de l'Algérie. 

Sans lui dire, 
pour l'voyage, 
bien sûr. 
Faut qu'ça reste une surprise !

Consulter l'original sur : http://fuliginox.blogspot.fr/2013/12/merkel-et-hollande-on-rigole-3.html

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