SARKOZY : le "consterné" consternant.

♫ ... ♫♫     Car il est professeur de diagnostic tic tic    ♫ ... ♫♫

 



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Un petit air de Richard Bohringer
d'il y a quelques années.
Non ?

On dirait qu'il doute ...
Mais c'est une illusion, 
du domaine de l'impossible.

Alors, à quoi pense t-il 
en son for intérieur ?
A la Fraaaaance,
à Carlita,
à une prochaine conférence à Doha,
au pognon ?

Ouiii !
Il pense à un max de biftons. 
C'est à c'la qu'il pense 
en son coffre-fort intérieur.
Sa valise sera-t-elle assez grande ?

Que de soucis, mais que de soucis !!

 





Insupportable d'être président sans être le Président.
Il est vrai qu'il y a un monde entre la rue de Vaugirard et celle du Faubourg-Saint-Honoré.


Il enrage, il fulmine, il piaffe, il perd le contrôle, comme à son habitude.
L'unité nationale lui pèse déjà. Pourtant il en a été le chantre ... quelques heures.

Et pas de nouvelle manif de puissants de ce monde à l'horizon, où remonter le courant pour prendre un air compassé au premier rang. SON premier rang ! Celui qui LUI revient d'essence supra- naturelle.

Pas non plus d'invités de marque à accueillir aux marches du Palais.
Le couloir d'usine au rez-de-chaussée du siège de l'UMP, ça n'a rien à voir.
On se croirait à la Salpétrière. Quelle pitié !
Les urgences, un jour de vraie grève, absolue : le désert.
Aseptisé, ce couloir, aussi chaleureux que l'entrée à Fleury-Mérogis. S'il n'y avait de temps à autre un petit être à la démarche chaloupée, aux épaules tressautantes qui y déambule en raccompagnant ses invités.
Et puis, ce hall impersonnel se termine par une vitrine, une simple vitrine genre supérette, pour échouer sur un trottoir banal.
Manque plus que des pompes pour se croire dans une station service !

Aaaaahhh ! C'est vrai que ça n'a rien à voir avec l'escalier du Palais sur la grande cour de l'Élysée. Rien.

Quelle déchéance !



Oui, mais voilà, il y a la teuleu.
Et cette fois ci c'est sur l'A2 qu'il s'est invité ("il a choisi" dit-on !?) ... ou  -version officielle, rapport à un équilibre des temps d'antenne majorité/opposition à respecter-  qu'il a été convié à donner son avis qui n'intéresse pourtant pas grand monde.
Mais s'en rendra t-il compte un jour ?


Enfin, bon: il est venu, il a parlu, il a perdu.


Un peu plus poli avec Pujadas  -il faut rester objectif-  qu'il ne le fut avec la Jeanne Calment du PAF, l''inusable mais bien usée Claire Chazal sur TF1, il y a peu.
Un Pujadas d'une rare complaisance d'ailleurs, ayant perdu ses dernières notions de professionnel du journalisme ... qui aurait dû en théorie travailler avec l'objectivité que l'on peut espérer sur une chaîne publique et une incisivité qui aurait été salutaire.
Mais non, les questions -rares- étaient convenues et mieux (pire) il anticipait les réponses de l'Ex.

J'en profite pour dire perfidement aux chaînes TV que si elles offrent du temps d'antenne à l'Ex uniquement parce qu'elles doivent respecter les oukases du CSA en matière d'équilibre de temps de parole, on peut alors tout à fait se passer de voir et d'entendre sur leurs plateaux les élites de la majorité si cela nous épargne de nous taper le mec plus ultra de l'opposition SarkoOne qui n'oeuvre qu'à son rêve: devenir SarkoTwo en 2017.

Il commença son interview qui fut plutôt une intervention soliloquace par un inénarrable préambule sur le diagnostic que selon lui il fallait poser avant toute chose;
Nous ouvrîmes toutes grandes nos esgourdes engourdies, attendant une percutante analyse de la situtation, de ses origines, de ses causes (pour les effets, nous étions déjà bien au fait: pas besoin de lui pour en faire le constat).
Le "diagnostic" (fermement annoncé comme étant le crucial impératif) pointu d'un homme d'état particulièrement lucide et expérimenté.
Nous écoutâmes alors, attentifs, impressionnés par une telle assurance: l'oracle allait parler !
Après une profonde analyse le docteur ès remèdes aux maux tragiques que vit le pays, allait rendre le fruit de ses réflexions, son diagnostic de politique avisé, précis, méthodique.
LE diagnostic.

Nous attendîmes: alors, ça vient ? Il va la cracher sa valda, il va l'enlever son stéthoscope du spécialiste hors pair ?

Et puis : rien, rien, rien ! RIEN !!

Ah ! Si ...
SA grande découverte après des jours de réflexion:

. "Nous sommes passés en deux ans de quelques djihadistes à des centaines de djihadistes !"

. "La situtation est très grave."

Suivirent les remèdes qu'il préconisait pour faire face à ce faramineux diagnostic:

. "Il faut calibrer la réponse à ce qui s'est passé en fonction du diagnostic que nous posons"(sic !!)

. "On n'a pas le temps d'attendre" (resic !!)


Quand je pense que pour entendre ça, j'ai laissé se figer dans mon assiette la merveilleuse sauce d'un reste de boeuf bourguignon. Ben merde alors !


Suivirent aussi quelques considérations très sarkoziennes:

. "JE VEUX un islam de France et non un islam en France" (une ressucée d'il y-a belle lurette quand il était ministre des cultes).
Notez le JE en majesté mégalomaniaque.

. "Les services de renseignement doivent être en amont d'une procédure judiciaire, sans intervention du juge(en matière notamment d'écoutes téléphoniques, mouchards GPS, ...).
Cela ne laisse pas d'étonner quand on pense aux cris d'orfraie de lui et son avocat concernant des écoutes téléphoniques le concernant dans l'affaire Azibert/Bismuth sur fond de suspicion de trafic d'influence actif et de corruption active.
Où l'on comprend que ce qui est bon pour certains, est insupportable pour d'autres !

Et puis une, LA cerise sur le gâteau, car il fallait bien trouver un mécontentement "moteur " de son intervention télévisée, qui cristalliserait l'attention des citoyens en occultant le vide sidéral du reste de sa prestation.
Et ce fut le petit danseur de Matignon qui en fit les frais, à grand renfort de grossissement du trait et d'analyse de texte partisane: le fameux "apartheid" territorial, social, ethnique était l'os scandaleux à ronger en montrant ses crocs.

Mais aussi, qu'a t-il été trouver, Manuel Valls, cette métaphore un peu "limite" pour décrire une situation de mise à l'écart, de déshérence de toute une frange de notre population ghettoïsée dans des quartiers et banlieues où la vie n'est devenue au fil des décennies qu'une corvée, sans horizon, sans espoir, une relégation subie, quasi inhumaine.

Tout le monde a compris ce que le Prem's a voulu dire. Tout le monde ! Non ?!
Et heureusement, pas tout le monde a fait l'exégèse de son discours ni l'analyse mot à mot de sa conviction réaliste.
Certes, la comparaison n'était peut-être pas la meilleure, mais de là à en faire le fromage qu'en fit Sarkozy, il y a une part de malhonnêteté intellectuelle tout à fait outrancière.

. "Comparer la République à l'apartheid est une faute" dit-il (et Le Maire s'empressa d'en rajouter une couche plus épaisse).
Je n'ai pas souvenir que Valls ait réellement "comparé la république à l'apartheid".

. "Je suis consterné par cette expression".
Le mot est lâché. Le buzz est assuré.
Son but est atteint. Son passage à Antenne 2 restera ainsi un temps dans les mémoires.
Oui, parce que sinon ...

Et de rajouter:

. "Je suis consterné qu'on puisse assimiler la République française, qui garantit des soins gratuits, l'école gratuite" ... à un tel régime raciste.

Euuuhhh ! ...
On ne perçoit pas très bien le rapport crucial, premier, exclusif que NS fait entre la gratuité des soins et de l'école de notre République avec le véritable apartheid Sud-Africain dont les conséquences étaient on ne peut plus universelles et contraignantes pour n'employer qu'un euphémisme "soft".

Les raccourcis intellectuels sarkoziens sont décidément insaisissables




On peut rajouter, à toutes fins qui n'étonneront personne, le mensonge du soir : les effectifs de police et de gendarmerie n'ont pas diminué pendant son quinquenat. Non !
. "C'est faux !"
Aucun chiffre, aucun détail ne sera fourni par l'impétrant.

Et pour l'anecdote du passage du troisième au premier rang de la manif des représentants internationaux: rien, nada, pas un mot.
Si ce n'est qu'il n'entre pas dans ce genre de considérations de vile "politicaillerie".


Dieu, que son monde est simple, limpide, vrai !
Si on évoque ses actions peu glorieuse, ses erreurs: ce sont des mensonges !
Si on le laisse évoquer ses idées, ses actions passées et à venir: elles sont le fruit de son génie politique.


 

En voilà bien un homme qui a toutes les qualités requises pour redevenir notre Président.

Aaaah ! Si ... Vous ne m'en ferez pas démordre !

 







 

11 janvier 2015 

Manif "Je suis Charlie"


Au début

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Un p'tit coup d'coude à droite, 
un coup d'épaule en biais 
et rebelote ...


Après
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... et me v'là au premier rang.

MON rang ! 

Et tous les commentaires malveillants, 
c'est que d'la politicaillerie.

 

 

 

http://fuliginox.blogspot.fr/2015/01/sakozy-le-consterne-consternant.html

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