Macron : ses mantras de la médiocrité

Certains voient en lui un médiocre ou un stratège calculateur ou ... ou ... !? Faudrait savoir ! Du sexe des anges on peut discuter à perte de vue ... Et de temps.   En fait, qu'il soit médiocre ou non, lui, LA CHOSE, n'a pas grande importance. Ce qui est vraiment grave c'est  -par contre et notamment-  qu'il entraîne le pays, qu'il nous entraîne dans une abyssale médiocrité réactionnaire.

Il entraîne le pays, il nous entraîne dans une abyssale médiocrité réactionnaire.

Et pour ce faire, il ânonne comme autant de formules magiques à son usage et à celui de ses émules sidérés par son foudroyant génie, une suite d'apparence décousue de mots à maux dont l'effet cumulé confine inexorablement au désastre.

 

1er mantra : LA DESTRUCTION.
Tout ce qui existe, tout ce qui fonctionne (plus ou moins bien, ok, mais tout de même !), tout ce qui a été créé avant son avènement (qu'il voit comme l'Événement Salvateur pour le pays), il faut qu'il le change, le supprime, le remplace, le dénigre, le passe à la trappe de son immense poubelle idéologique, au laminoir de ses certitudes de champion de l'Intelligence Pure.

 

2ème mantra : LE FRIC.
Il faut que ça rapporte. Tout et n'importe quoi doivent rapporter. Même et surtout le pillage des quelques richesses et pépites du pays. Même et surtout les cadeaux fiscaux aux quelques-uns qui en sont dignes. Que ça rapporte, ndd ! ! Que le tambour de la machine tourne et tourne pour lessiver et recracher du fric, LE FRIC, sans aléas ni risques au seul profit des sponsors et commanditaires d'hier , de la guilde des déjà nantis. Pour qu'ils le soient aujourd'hui encore plus. Et encore encore plus demain. Nantis. Sur-privilégiés, sur-actionnaires, sur-dividendés, sur-..., sur-... .

 

3ème mantra : L'EXPLOITATION.
Être impitoyable. Ne s'embarasser d'aucune contrainte humaniste, d'aucun altruisme, d'aucune empathie, ni surtout d'aucune reconnaissance pour le labeur des simples ; toutes considérations vaines et contreproductives qui viendraient obérer l'efficacité du rouleau compresseur de la machine à cash. Elle doit tourner contre vents des riens, marées des réfractaires, objections des bouseux gaulois. Jusqu'à leur épuisement et celui de leurs ressources.
Et n'avoir bien entendu aucun scrupule à siphonner encore et encore plus les pécules  -de toute façon improductifs vu la crasse ignorance financière de la plèbe laborieuse-  des possédants modestes parce que travailleurs équitablement exploités, et ceux des retraités qui seraient tout bonnement bons pour un équarrissage de salubrité publique si quelques-uns n'étaient vieux thésaurisateurs ou enfin morts et leurs finances  -enfin !-  remises En Marche dans le maelström de la création de richesse.

 

4ème mantra : LE MÉPRIS.
Il n'est d'autre attitude -quasi revendiquée tellement elle s'exprime comme phénomène "naturel" et conforté par une conviction savamment entretenue chez les troupes thuriféraires  - que le mépris. SON mépris, LE mépris porté au pinacle des arts et lettres, si communicatif qu'il est devenu le moteur politique de fond du tas de godillots LREM qui colle à ses basques comme une déjection aux pompes de soudards si grossièrement serviles.
LE MÉPRIS. Érigé en méthode de gouvernance aussi inique qu'une muraille trumpiste. Machine à broyer le peuple. Frontière infranchissable entre réussite et médiocrité. Accabler de mépris ceux qui n'en peuvent mais : une autoprotection en fait, des fois que d'aventure la médiocrité des gens de rien, de ces lambdas si amorphes et improductifs soit contagieuse. Du moins le croient-ils les prosternés crachotant tous les jours sur les plateaux complaisants des incantations prémachées par leur Grand Esprit. Le croyaient-ils devrait-on dire. Car depuis novembre dernier il semble bien que la médiocrité ait changé de camp. Que celle supposée des petits soit devenue celle évidente de la caste. De LA caste du Deus ex Machina(à fric). De SA caste.

 

5ème mantra : LE MENSONGE. Il faudrait un billet spécifique pour celui-ci. Tellement la masse des coups tordus illustrant la pratique incessante du mensonge par le Prince de l'affabulation est importante. Personnage duplice s'il en est, il a transmis son gène sans la moindre gêne à des affidés qui en redemandent comme on partage une affection bien contagieuse avec des comparses de fines parties venérolées. Clôturons le chapitre, un début de lassitude m'empreint face à la tâche !

 

6ème ... ...

 

7ème...

 

Stop !! S'attaquer à un tel tonneau des danaïdes est surhumain. Et je ne suis qu'un pauvre homme. Il faut que je prenne du repos.

 

Vous ne trouvez pas, vous aussi, qu'il nous épuise Jupiter ?

 

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