Grosse frayeur de Pinpin, le roi du chômdu ...
M.S. :
Nono, Nono,
j'ai peur,
protège moi.
J'lui ai rien fait à c'mec.
J'te promets,
j'ai rien dit,
ton secret sur la courbe du chômage,
j'te jure, j'ai rien dit !
Il me fixe, là,
Nono, il me fixe,
serre moi fort !
F.H. :
Mais lâche moi,
enfin !..
Et de quoi tu parles
Pinpin,
qu'est-c'qui se passe ?
J'vois rien, moi,
y s'pass' quoi ?
M.S. :
Pasqua, pourquoi Pasqua ?
J'ai pas peur des fantômes, moi !
J'te parle du mec,
là,
c'lui qu'a un micro bizarre,
y m'fait peur,
on dirait un terroriste russe.
Il est tout en noir
comme une veuve du caucase.
Y m'fout les j'tons
j'te dis,
j'le sens mal.
Elle est où la sécurité,
il est où l'Manuel ?
Jamais là quand on en a b'soin !
C'est bien ça,
les mecs de l'Intérieur ...
F.H. :
Mais Pinpounet
tu délires.
C'est rien qu'un diseux
de BFN ... euhhhh ... BFM.
Tu sais,
c'est c'lui qu'Jean-Marc
a poussé dans un placard *
le mois dernier.
Tu t'souviens,
on s'étaient tant marrés,
si, si ...
C'est lui !
Il s'est déguisé,
y croit qu'on va pas le r'connaître.
T'inquiète,
il est pas méchant.
M.S. :
T'es sûr ?
Parc'que là,
il a l'air terrible.
Nono !
Nono ?
NONO ...
il s'approche !
Il a un autre truc dans sa main,
un paquet.
Mais il est où Manu,
bordel ?
C'est une bombe,
j'suis sûr qu'c'est une bombe.
On va tous sauter.
J't'aimais bien,
Nono,
tu sais.
Depuis l'ENA, si, si
j'te l'ai jamais dit ...
mais j't'aimes bien,
j'voulais pas t'gêner,
voilà,
j'peux mourir,
j'te l'ai dit,
enfin :
Nono,
JE T'AIME !
F.H. :
Alors là,
tu dérailles complet, là !
C'est quoi c'délire ...
Mais Pinpin,
t'as pas à avoir peur,
c'est "Monsieur rien",
de BFN ... euhhhh ... BFM,
j'le reconnais.
J'suis sûr qu'la boîte,
c'est ...
c'est ...
Gagné !
Des chocolats.
Il veut t'offrir des chocolats, si, si ...
C'est une de ses manies.
Il doit t'prendre pour Anguéla,
p't'être qu'il a trop bu pour les fêtes.
Il lui en offre toujours,
c'est son truc **.
Attends,
faut pas l'vexer,
surtout pas,
on sait pas bien
où il en est d'sa thérapie.
P't'être qu'il deviendrait méchant.
Il a p't'être un oedipe surdéveloppé,
et comme il te prend pour Anguéla ...
tout est à craindre ...
hi, hi ...
Bonjour, Monsieur le reporter,
ça boume aujourd'hui ?
Il fait beau
chez BFN ... euhhhh .... BFM ?
Et vous avez vu Anguéla
ces derniers temps ?
Comment ça, elle est là ?
Ah !
C'est de Pinpounette,
le roi du chômdu,
que vous m'parlez ?
Là,
vous faites erreur,
c'n'est pas Anguéla,
c'est mon ministre ...
euhhh ...
du travail
et ... de l'emploi
et ... de la formation professionnelle
et ... du dialogue social.
Fermez le ban !
Oui, oui, je sais,
c'est un peu beaucoup
pour un seul homme,
mais ce n'est pourtant pas votre homme ...
euhhh ...
votre Anguéla.
Il est un peu rond, certes,
comme elle,
mais c'n'est pas elle.
Et non.
J'vous l'assure !
Vous êtes vous même
un peu rond aussi, non ?
Parc'que pour confondre les deux,
faut avoir tâté d'la ...
non pas d'l'Anguéla ...,
tâté d'la bouteille,
être dans un état second, non ?
Ah !
Non,
vous n'êtes pas ...
enfin ... pas gai ?
Non, j'ai pas dit gay ...
j'ai dit ... gai ...
vous savez comme on dirait ...
un tantinet bourré, quoi ?
Encore qu'on puisse être
gai gay ou gay gai,
comme vous voulez,
c'est très possible,
ça n'gêne en rien ...
Hein, Pinpin
qu'ça n'te gên'rait pas
si Monsieur ... ...
Ah ! Vous n'êtes pas gai
mais vous pensez être gay !?
Intéressant, c'la.
Notre conversation
devient intéressante, si, si ...
N'est-ce pas Pinpin,
que la conversation avec Monsieur
devient intéressante ?
C'est c'la, c'est c'la ...
Et, au fait,
vous vouliez ...
nous dire ...
nous offrir ...
nous interviewer ...
euhhh ...
Non ?
Ah ! Bon.
En fait, vous êtes attiré
par les p'tit joufflus, c'est ça ?
Et quand vous en rencontrez un
vous lui offrez des chocolats !?
Ah ! Mais ça change tout.
Pinpin,
tu vois,
t'avais aucune raison
d'avoir peur.
Tu m'as foutu les j'tons pour rien
avec tes conneries.
Allez,
lâche moi la veste,
déjà qu'tu m'as a moitié
démis l'épaule.
Monsieur veut simplement
et en toute simplicité
t'offrir une boîte de chocolats.
C'est plutôt sympa, pas ?
Et c'est tout à ton honneur ..
et au sien.
Oui, oui ... et au vôtre !
Vous avez raison,
il faut aussi le dire, si, si ...
d'ailleurs, j'l'ai dit !
Ah ! Au fait,
après c'que tu viens d'm'avouer,
Pinpounet,
j'ai soudain comme un doute
sur l'bien fondé
d'la loi du mariage pour tous.
Tu vois c'que j'veux dire ?
Enfin, en c'qui nous concerne,
c'est plus qu'un doute.
Mais avec Monsieur,
vous feriez bien la paire,
tous les deux.
Bon, ben,
tu t'décides à la prendre,
la boîte de chocolats ?
Parc'que j'm'en tap'rais bien
un p'tit fourré, moi,
en attendant l'dîner.
Et dis merci au Monsieur
de BFN ... euhhh ... BFM.
Sinon, la prochaine fois,
tu f'ras tintin
pour les chocolats,
Pinpin !
M.S. :
Ouf ! Il est parti.
Enfin !
Merci mon Nono.
Sans toi,
j'sais pas c'qui se s'rait passé ...
J'ai eu une peur bleue !
F.H. :
Euhhh ... une peur rose,
plutôt, non ?
Dis, maint'nant qu'on est seuls,
on peut rev'nir
sur c'que tu m'as dit ...
euhhh ... non,
pas au sujet
d'ton amitié très particulière,
non, pour ça,
j'préfère n'avoir rien entendu.
Non ...
au sujet de la courbe du chômage !
Elle était réellement comment,
cette courbe ?
Pour de vrai ?
Tu peux m'préciser ?
Ah !
Bien droite ...
c'était une courbe bien droite,
avec une pente dure, très dure,
la flèche bien vers le haut ?
Ah !..
Ça ressemble fort à une raffarinade,
ton truc !..
Mais, attends,
j'ai pas dit que des conneries, alors,
dans mon communiqué.
Parc'que dans l'esprit de Moi Président,
si la courbe est droite
et qu'elle monte,
c'est de l'emploi qu'on parle,
et pas du chômdu. C'est impossible.
Ah ! Ben, oui ...
mon Poupi.
C'est si la droite est courbe
et qu'elle descend dure
qu'on parle du chômdu ...
et pas de l'emploi !
Faut pas confondre ...
P'tain,
j'y perds un peu mon lapin ...
euhhh ... mon latin, moi.
J'suis fatigué, là,
qu'est-c'que j'suis fatigué.
Allez, tu viens mon Pinpin,
on va s'taper une choucroute.
Mais à une seule condition :
t'arrête tes
conneries, là,
avec les
"NONO, je t'aime",
hein ?!
Consulter l'original sur : http://fuliginox.blogspot.fr/2013/12/francois-hollande-michel-sapin-bfn.html