2014 : cata du siècle !

Une année très ordinaire ...

 

 



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Et toi, Philae, 
tu en penses quoi 
de ces derniers jours de 2014 ?

Ton nouveau maître,
il est sympa ?
Et Julie,
elle te fait des câlins canins ?

Tu viens de te faire engueuler ... 
tu as fait pipi sur le tapis de l'entrée !?
Ah ! mince alors ...
fallait aller dans le parc, 
il est immense à l'Élysée.

Hééé ! 
Tu sais déjà où il cache ses chocolats ?
Bien vu, Philae, bien vu ...
mais fais gaffe, heinnn, 
le choc c'est pas recommandé 
pour les toutous

T-as d'jolis yeux, tu sais.
A mon avis, ils valent 3 ou 4 points 
pour la cote de ton patron ...



 


Je ne vais pas vous faire une nième revue de détail de l'année écoulée. Ni même un aperçu des meilleurs moments, meilleurs événements, meilleurs gags, meilleures catas, meilleurs tout-et-le-reste ... si chers à nos médias.

Ils nous bassinent assez avec ce genre d'émissions aussi chi..tes qu'inutiles.

C'est vrai ça, quel intérêt tous ces retours en arrière, ces redites, ces meilleurs-ci meilleurs-ça.
Les faits divers et variés de la dernière semaine qui ne sont d'ailleurs pas forcément des faits-divers, sont bien suffisants à notre bonheur -généralement de l'horreur- et on se contenterait même d'un simple rappel de la veille ... au soir ... tellement ce qui est à voir, à entendre, à lire est affligeant.
Et dense dans le domaine du consternant.


Bon d'accord, je ne vois que le verre aux trois quarts vide. OK !
Oui. Parce que pour la simple moitié du verre  -vide aussi-  on repassera. Et avec les trois quarts je suis sans doute encore bien en dessous de la réalité.
La réalité du vide. Tout un programme pour exégète forcené.

D'aucuns diront que c'est tout moi, cela, de voir -selon eux- tout ou presque en noir. noirnoir.
De bonnes âmes vont s'insurger d'un pessimisme aussi chronique.
Et je ne leur donnerai pas forcément tort, non non, ou si si (ad lib.).

J'ai bien conscience que je noircis à l'envi le tableau des merveilleuses dernières années passées dans notre belle France, notre belle Europe, sur notre belle planète, au milieu de notre si chaleureuse humanité. On ne se refait pas.

Je ne me cherche pas d'excuses mais que voulez-vous, je n'ai jamais baigné dans une euphorie existentielle débridée.
Rapport sans doute à une enfance bercée par des ...
Euuhhh ! Non, je ne vous entraînerai pas sur ce chemin pavé de plaisirs, insouciance, rires, bonheur, et tout et tout ce qui fait d'une enfance une caverne d'alibaba de souvenirs plaisants, ttsss .... tttsssss ...
Peut-être une fois prochaine.
Pour faire sourire.

Pour résumer, je dirai que ma prime jeunesse ne fut pas baignée d'une joie débridée, d'une insouciance innée ni d'un optimisme à tout crin.
L'ambiance familiale n'était pas du genre festif comme on dirait aujourd'hui. Ce n'était pas la famille Ricoré. Ça, non !!


Ceci peut expliquer cela. La noirceur de ce dont je vous entretiens.



Enfin bref !
Même si cette expression est excessive. Et de toute façon trop tardive pour être pertinente, puisque vous m'avez lu jusque là (vous avez bien du mérite).

Un peu long, n'est-ce pas ? Et pénible ... ? Ouiii ... nooon ... ?
Il faut se décider là, tout de suite, car ce n'est pas fini. Hééé non ! Vous pouvez encore sauter en marche ... mais gare, vous allez louper le meilleur !

Je continue ??

Je continue !!


Il fait nuit noire. Déjà.
Des rafales de vent glacé -bbbrrrrrr- font claquer des volets que mon ado de fille, trop occupée sans doute à pianoter sur son smarteufône, a eu la paresse de fermer ou simplement d'attacher.
C'est mercredi (rien d'extraordinaire). Le 31 décembre.
Il est 18h15 ... aaaahh non ... 18h18 (j'ai rêvassé 3 minutes).

En fait je triche. C'est hier soir très tard, que j'ai commencé ce billet.
Vous n'étiez pas sensés le savoir. Quel intérêt d'ailleurs, puisque pour la plupart vous dormiez.
Et bien maintenant, vous le savez quand même.


Or donc, je poursuis. Et hors de moi aussi car je dus il y a peu, mû d'une culpabilité soudaine  -et sous force quolibets de mon épouse-  rentrer du jardin des plantes craignant depuis trois ou quatre jours déjà un gel annoncé. Il faut savoir que je hais m'occuper du jardin à la mauvaise saison. C'est dit !

... / ...

Cinq minutes plus tard :

Aaaah, j'ai piqué du nez sur mon clavier durant quelques minutes. Pardonnez-moi. Une fatigue rétrospective, sans doute ... ou le pinot gris d'Alsace sur des coquilles St Jacques à la fondue de poireaux. Allez savoir !


Je me reprends.

Et je reprends.


Or donc -et c'est un scoop- l'année 2014 fut exécrable.
Même pas tout à fait finie, on peut d'ores et déjà l'affirmer. Sans risque de se tromper. L'erreur n'est pas permise.

Oh ! Bien sûr, on aurait pu la tolérer, l'erreur, il y a un ou deux mois, des fois que quelque miracle politique ou autre soit survenu entre-temps.
Non. Excusez. Je raye "politique": làààà ... politique ... voilà, c'est fait.
Faut être lucide, tout de même: ce n'est pas concevable, absolument pas, qu'un miracle "politique" ait pu se produire.


Pour couronner le tout, pour finir en beauté cette si plaisante année, voilà t-y pas qu'un Airbus avec 162 personnes à bord s'est abîmé en mer au bout du monde, entre Surabaya et Singapour.

Le troisième en un an.

Et ... et il y avait un français à bord. Si ! Un . UN français !
Les autres 161 personnes: ppffff ! sans grand intérêt.
Mais LE français, comme s'il s'agissait d'un exploit qu'il y en eut au moins un, il est aussi porté disparu.
Oui. Avec les autres. Pas français ceux-là, par le fait.

Notre grande nation* ne pouvait tout de même pas être exclue d'un si grand événement. Si providentiel pour nos médias en mal de nouveautés plaisantes.
Pensez : trois jours sans véhicules fonçant sur la foule d'une zone commerciale bien achalandée de chalands chalandisants gaiement !
BFM et I-télé couraient à la faillite.

*(Isabelle Le Callennec  -que tout le monde connaît ici, cela va de soi-  ci-devant porte-parole de la future feu UMP commenta ce matin les voeux que François Hollande présentera ce soir  -si, si ...-  en souhaitant que celui-ci n'en profite surtout pas pour faire passer la Fraaaaance du rang de cinquième puissance du monde à un rang inférieur. Et en lui donnant d'autres conseils tout aussi pertinents. 
Dites donc, ils ne se mouchent pas du fondement à l'UMP depuis le retour de l'Ex aux manettes !  Surtout qu'on ne peut pas dire que ses voeux à lui sur fessebouc aient confiné au génie, sans doute trop pressé qu'il était de rejoindre un ryad au Maroc)


Et bien non ! Foin de résignation.
Une cata providentielle du bout du monde mais avec UN français concerné, est enfin survenue. Juste à temps pour finir l'année en beauté. Pain béni. merci petit jésus !
Oooohhh ! Pas pour lui, LE français, vraiment pas pour lui.
Ni pour sa famille, ses amis, ses proches, non ! Pour lui et eux, c'est dramatique.

Mais pour la teuleu, la TSF (en hommage au mort de Sivens j'ai ressorti mon poste à galène), les feuilles de chou, alors là: gé-nial !!


Et comme un fait exprès, pas de pot. Ce n'est pas Boeing qui a fait booiiinnnggg dans l'eau. Non ! Pas cette fois-ci.
C'est encore un fleuron de notre vitrine industrielle aéronautique qui se singularise en mer de Java, poursuivi par un mauvais sort malaisien.
Pourtant, je n'ai pas souvenir qu'entre la Malaisie et la France (ou plutôt L'Europe aéronautique  -restons modestes- ) il y ait des relations si intenses mais aussi si perturbées qu'il puisse y avoir une malédiction Franco-Maltaise.
A ne pas confondre avec Rico ... euuuhhh non ... Carlito ... euuuhhh non non plus ... aaaahhh ! Corto - ouuiiiii c'est cela-, Corto Maltese.
C'est pas marrant ? Et bien tant pis. Ça me fait plaisir.
Et puis de toute façon, ce n'est pas franco-maltais mais franco-malais-zzzien.
Oui, parce que simplement "malais" cela aurait une connotation ethnique qui déplairait aux FNistes. Et comme je n'ai déjà pas beaucoup de lecteurs, je ne peux pas me permettre d'en perdre qui soient de si éminents membres de notre démocratie nourricière, hi,hi ... Faut surtout pas que je les fâche !

Pendant quelques jours on a pu croire que la saison 2 de la série "Avions disparus" était enfin sortie des studios TV.
Mais non. Malchance.
L'Airbus a été localisé. Son ombre, repérée en fond de mer, fait peur aux requins locaux. Des débris flottent, des corps commencent à être repêchés.
Les opérations entrent dans la routine des après-crashs.

La teuleu, la TSF, les feuilles de chou vont peu à peu passer à autre chose.

Elles ont déjà commencé d'ailleurs, l'actualité leur offrant sur un plateau les pérégrinations d'un cargo moldave (ouiiii ... ça n'existe pas que dans les aventures de Tintin) chargé de centaines de réfugiés syriens. Et d'hommes en armes qui ont mystérieusement disparu, eux.
Une incroyable cette aventure !!
BFM et I-télé sont sur les dents ... de la mer.

Et j'ai passé pudiquement sous silence le ferry qui a pris feu entre Grèce et Italie deux jours avant. En mer Ionienne, tout comme le cargo moldave.
Là aussi, une malédiction ?
Je pressens que les complotistes ont là un bel os à ronger !




En résumé et parce qu'il faut bien que j'en termine de ce billet un tantinet décousu :


Quelle belle fin d'année, n'est-ce pas ?

Au moins pour nos médias en tout cas ...

 

 

 

 

http://fuliginox.blogspot.fr/2014/12/2014-cata-du-siecle.html

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