Des brèves très brèves

J'ai publié il y a quelques heures à peine un commentaire à propos d'une nouvelle "brève",certes, mais importante: l'attitude du gouvernement français à propos de la récente réunion de l'OMS sur la transparence en matière de prix des médicaments. L'article - et donc ses commentaires - a disparu en l'espace de trois heures, pourtant le sujet mérité attention.

LE 26/10/2019, 13:06, À PROPOS DU ARTICLE D'ÉDITION À l’Assemblée, A. Buzyn et la majorité refusent la transparence

Voici un lien intéressant qui explique le débat sur la question:


https://www.cairn.info/revue-vacarme-2019-3-page-60.htm?WT.tsrc=cairnEmailAlert&WT.mc_id=VACA_088.

Pour info supplémentaire lié à l'article, la France ( avec Sanofi), la Grande Bretagne (avec Gilead) et l'Allemagne ( MSD) sont intéressées dans les trois plus grandes firmes mondiales du médicament, qui engagent des profits colossaux.

Pour info aussi, il n'est pas étonnant que les "activistes" mentionnés par l'article soient indiens, thailandais et brésiliens. N'oublions pas que c'est le gouvernement brésilien de l'époque (Lula) qui a engagé la fabrication des antiviraux anti VIH ( plus un labo indien et un labo thailandais) permettant ainsi de mettre sous contrôle l'épidémie mondiale du Sida. A la même époque, le journal français "Le Monde" écrivait dans son éditorial: "que les africains comprennent que, étant donné le prix des médicaments, ils devront se contenter de préservatifs". La fabrication des génériques par les labos susmentionnés avaient permis de faire baisser le coût d'un traitement mensuel de 5000 euros à 150 euros par mois.

Je renvoie aussi à l'article de mon blog sur le prix des traitements de l'hépatite C, article que Mediapart n'a pas voulu publier à l'époque. Je posais la question: les médicaments doivent-ils être déclarés biens publics d'intérêt mondial ou préférons nous qu'ils continuent à servir à emplir les poches des actionnaires?

Chacun sait que des médicaments même fondamentaux, comme la cortisone ou les anti-parkinsoniens, en viennent aujourd'hui à manquer même chez nous! n'est-ce pas, du fait de la politique de "flux tendus" des firmes, qui dépensent environ 80% de leurs profits à leur marketing, à la concurrence entre elles, et bien sûr à la corruption effrénée des médecins et des agents de l'Etat. Pour info aussi, un hôpital comme l'hôpital Mama Yemo de Kinshasa, le plus grand hopital de Congo, ne dispose quant à lui ni de morphine ni d'antibiotiques, et les pénuries de médicaments indispensables, comme les anti-hypertenseurs, sont le lot quotidien de tous les pays d'Afrique, d'où des milliers et milliers d'invalidités et de morts qui seraient facilement évitables.

D'où la question: se mobiliser pour que les médicaments soient déclarés biens publics de nécessité vitale dont la fabrication, le contrôle et la distribution soient retirées des firmes privées et mises sous contrôle international - avec une supervision comportant les ONG mondiales, les usagers etc.. - me parait être une question urgente et dépassant les intérêts particuliers et nationaux

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