Un jour une insoumise : Caroline Mouly

Dans ma France insoumise et dans notre communauté de la 8ème circonscription législative de Paris, les quadra sont plus rares. Dans le huitième portrait que Christiane a dessiné il y a l'image d'une quadra qui a du punch, une bourlingueuse des études, qui a fini par se stabiliser dans la fonction publique : Caroline Mouly, 46 ans.

Dans ma France insoumise et dans notre communauté de la 8ème circonscription législative de Paris, les quadra sont plus rares. Dans le huitième portrait que Christiane a dessiné il y a l'image d'une "quadra" qui a du punch, une bourlingueuse des études, qui a fini par se stabiliser dans la fonction publique : Caroline Mouly, 46 ans.

Je me souviens que pendant les réunions auxquelles j'ai assisté pendant la campagne Front de Gauche de 2012, il y avait toujours cette jeune femme avec ce sourire en coin assez moqueur. Christiane qui faisait des collages d'affiches avec Caroline,  dit qu'elle garde un souvenir marquant et drôle de ces séances à parcourir les rues, à la nuit tombée,  avec pot de colle, balais et affiches électorales.

Caroline MOULY

46 ans

Je soutiens Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et Clément Bony, parce qu’il faut absolument une force populaire et démocratique dont s’emparent « les gens », parce qu’ils portent un projet d’éducation et d’émancipation qui s’oppose aux pesanteurs consuméristes et primaires qui abrutissent le pays et le détruisent. Il faut en finir avec le monde où seuls les plus riches qui se prétendent cultivés, les bourgeois, s’en sortent alors que le peuple est réduit au rôle de producteur et consommateur forcené sans pouvoir de décider.

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Née à Toulouse, parisienne depuis vingt ans, Caroline passe sa jeunesse à Bourg-les-Valence dont elle part à 18 ans pour fuir les dissensions familiales. Bourlinguant de fac en fac, elle fait de la comptabilité, du Droit, de la philo à Grenoble, Dijon, Besançon, Chambéry, Lyon, Lille. C’est la belle vie, la vie de bohème d’une étudiante plutôt marxiste. En 1996 elle passe les concours administratifs pour intégrer une école de formation à l’administration publique. En 1997 elle intègre la fonction publique. Elle se lance à mi-temps dans les études informatiques. Depuis dix ans au Ministère de l’Intérieur, elle y est chef de projet depuis peu de temps.

Caroline s’intéresse à la politique depuis 2008. L’offre politique ne me convenait pas, c’était du chewing-gum, de la bouillie de « gauche ». Seuls les programmes du néo libéralisme étaient cohérents. J’ai adhéré au Parti de Gauche à partir des ratonnades contre les Roms. J’avais l’impression d’assister à la rafle du Vel d’Hiv et de ne rien dire. Si le pouvoir s’en prend à des gens très pauvres, qui vivent à hauteur de rats, sans rien, sans chauffage et se font caillasser alors qu’on se tait, on est complice. Elle adhère au PG, le seul parti de travailleurs pour les travailleurs qui s’adressait à nous sans métalangage. Démissionnaire après les Régionales 2014, elle est Insoumise depuis l’automne 2016.

Les mesures de l’Avenir en Commun que je veux mettre en avant ? La marche vers une 6 ème République qui donne le pouvoir au peuple. Elle est essentielle, et doit être menée en un grand débat, au cours duquel l'organisation d'une implication populaire permette un brassage fertile des idées et donc des propositions. Les citoyens ont besoin de se retrouver et de s'approprier la définition d'une Loi commune. Nuit Debout l'a prouvé. Mais pour cela, il faut que l'immense masse des salariés s’empare des procédés démocratiques, y compris dans l’entreprise, pour y obtenir de nouveaux droits ainsi que la diminution du temps de travail et l'augmentation des salaires.

Les médias ont bien sûr un rôle de diffusion mais aussi de captation des idées et des solutions. C'est pourquoi leur fonctionnement (propriété sociale, quotas, égalité de traitement des thèmes, réflexion sur les critères de qualité des programmes..., démocratisation de ceux qui détiennent la parole) doit être modifié.

La priorité donnée à l'enfance, à la petite enfance, à la culture et au soutien de ceux qui la font vivre me tiennent à cœur car ces thématiques sont à la racine de toute existence.

Propos recueillis par Christiane Gayerie, pour le site de campagne de Clément Bony, candidat de la France insoumise dans la 8ème circonscription législative de Paris 

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