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Le contexte : un débat sclérosé

A moins d’un mois du premier tour des élections présidentielles, le débat sur l’accueil des réfugiés a pris une tournure pour le moins inquiétante. Alors que dans la société , une prise de conscience s’opère clairement depuis l’été 2015, matérialisée par une myriade d’initiatives citoyennes et de manifestations de solidarité, le débat politique a progressivement été pris en otage par les tenants de discours xénophobes qui alimentent systématiquement la peur, le rejet voire la haine des réfugiés. Face à cela, les partis républicains tétanisés semblent avoir renoncé à s’avancer sur ce sujet devenu presque tabou, « alors qu’il constitue un enjeu majeur pour les années à venir, en France comme en Europe », souligne Eléonore Morel, directrice générale du Centre Primo Levi.

Pourquoi accueillir ?

Nous devons un accueil digne et respectueux à ceux qui ont été contraints de fuir leur pays et qui n’ont plus rien. Ce sont les fondements mêmes de notre société – républicains, chrétiens, historiques – qui nous y invitent.

Cet accueil est aussi une formidable opportunité, comme l’a rappelé Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, en janvier 2016 : « Les réfugiés peuvent et doivent être une partie de la solution aux défis auxquels nos sociétés sont confrontées. Ils apportent de l'espoir : l'espoir d'une vie meilleure et d'un meilleur futur pour leurs enfants et les nôtres ».

La campagne #poisondavril2017

Pour répondre aux peurs et relancer le débat, le Centre Primo Levi lance une campagne qui valorise les effets positifs de l’accueil des réfugiés et met en avant quelques-unes des centaines d’initiatives récentes et d’expériences réussies. Chaque jour à 11h jusqu'au 21 avril, il diffusera sur les réseaux sociaux un fait concret et indéniable montrant que l’accueil est possible et souhaitable, non seulement pour ceux qui viennent chercher une protection mais aussi pour nos sociétés.

La série de messages mettra en avant les bénéfices de cet accueil – que ce soit en matière d'apport culturel, d'emploi ou encore de démographie – à travers des paroles d’économistes, de maires, de scientifiques, de responsables d’organisations internationales, etc. et des exemples précis de réfugiés qui apportent une contribution notoire dans l’un ou l’autre de ces domaines.

Les sources des 21 faits (médias, rapports d’instituts de recherche…), choisies pour leur indépendance, seront détaillées par un lien.

Pour répondre aux peurs et relancer le débat sur l’accueil des réfugiés, rendez-vous sur la page www.primolevi.org/poisondavril2017 et chaque jour à 11h sur Facebook, Twitter et Instagram avec le mot-clé #poisondavril2017 !

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Opération en partenariat avec Singa, Thot, Forum Réfugiés, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, le Samusocial de Paris (à travers son programme Elan pour les réfugiés) et RespectMag.

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