Covid-19: l'infirmerie est le monde entier.

Depuis que le SARS-COV2 a foulé le sol de la terre sainte occidentale, nous assistons à un spectacle si lamentable que les malheureux appelés à continuer notre espèce n’y croiront pas.

« Monsieur, comme il y a tant de malades et que l'hôpital était insuffisant et pauvre, vu qu'il y avait beaucoup de fous et peu de sages, on s'est avisé d'interchanger les lieux : maintenant l'infirmerie est le monde entier » in Le Gueux ou la Vie de Guzman d’Alfarache. Roman picaresque de l’espagnol Mateo Alèman, au XVIe siècle. 

La fiction rejoint la réalité : l’infirmerie est le monde entier.

Quant aux médecins, désormais  ultra-visibles, et donc virales, à l’image des acteurs porno, ils s’autorisent à croire qu’ils pourraient, à eux seuls, au nom de notre santé,  détricoter, retricoter, réduire à néant le corps social.

Qu’ils pourraient, sur la base de statistiques compilées et pilotées au jour le jour, régner sur la société, sur la vie des millions des citoyens.  Ils s’amusent à jouer les conseillers des Princes et les consciencieux de ce monde infecté par l’argent. Par le capitalisme. 

Que le politique et certaines sommités du monde médical  en viennent, d’un commun accord,  à traiter la société (les millions de gens) tel un grand corps malade, hélas sans le moindre traitement véritablement, est une perversion qui ne dit pas son nom.

Le Docteur -Général-Président de la République-Banquier-Philanthrope Macron: l'Homme du siècle (dixit l'ONU)

Fort de son conseil scientifique et surtout de son conseil de Défense, Macron a déclaré la guerre au virus.  On le croyait pourtant suffisamment armé et aguerri. Mais le virus n’a que faire de la grandiloquence jupitérienne et de sa dissuasion nucléaire. C'est donc en toute impunité qu'il a  pénétré le corps sans défense du misérable Horloger, du théâtreux Chef Macron. Faites ce que je dis...

Ce virus, déclaré ennemi, aurait pu achever Macron.Il aurait pu se comporter en authentique  ennemi.

Cependant, la réalité, que tout le beau monde occidental a refusé  de voir, est que cette pandémie est d’une tempérance extraordinaire. Ce virus est tempéré. Il n’est pas loin d’une « grippette ». Il suffit de regarder l’état dans lequel notre Chef de guerre Macron se mettait en scène lorsqu'il il a choppé la Covid-19. Ce n’était pas là quelqu’un qui souffrait d’une maladie mortelle ou inguérissable. Le jeune Macron savait qu'il allait se remettre. Et, une fois le virus parti, après quelques jours, le Macron en chef a retrouvé fièrement femme et....petits-enfants pour le réveillon de Noël.  Elle n’est pas belle la vie ? 

Covid-19,  ce bouc-émissaire sanitaire.

Avec la Covid-19, les saccageurs d’hôpitaux publics, ont trouvé comment ils pouvaient se racheter une conscience. Comment ils pouvaient expier leur ignominie. 

Si la santé était la priorité fondamentale de nos gouvernants, et de ce monde, nous le saurions. Et dans un pays comme la France, on ne serait pas entrain de platement polémiquer sur l'Aide Médicale d'Etat.

Dans la tragi-comédie actuelle, l’enjeu n'est nullement sanitaire.

Le sanitaire ici, à proprement parler, n’est qu’un masque. Le mal qui étrangle, qui contamine le monde n’est pas la Covid-19. Le mal n'est pas pandémique, mais politique et économique. 

                                                                           Totalitarisme 


Assistons-nous à un totalitarisme, le plus abouti que l'humanité ait eu à connaitre?   Hannah Arendt ne l’avait peut-être pas prévu, mais le capitalisme est un totalitarisme, le plus extraordinaire qu’il soit. 

"L’isolement peut être le début de la terreur ; il est certainement son terrain le plus fertile ; il est toujours son résultat. L’isolement est, pour ainsi dire, prétotalitaire ; il est marqué au coin de l’impuissance dans la mesure où le pouvoir provient toujours d’hommes qui agissent ensemble, « qui agissent de concert » ; les hommes isolés n’ont par définition aucun pouvoir."

"Dans l’isolement, l’homme reste en contact avec le monde en tant qu’œuvre humaine ; ce n’est que lorsque la forme la plus élémentaire de créativité humaine –c’est-à-dire le pouvoir d’ajouter quelque chose de soi au monde commun- est détruite, que l’isolement devient absolument insupportable. C’est ce qui peut se produire dans un monde où les valeurs majeures sont dictées par le travail, autrement dit où toutes les activités humaines ont été transformées en travail. Dans de telles conditions, seul demeure le pur effort du travail, autrement dit l’effort pour se maintenir en vie, et le rapport au monde comme création humaine est brisé (…) Alors l’isolement devient désolation (…). in Les Origines du totalitarisme de Hannah Arendt.

- Nous y sommes, n'est-ce pas?

- Objection, crise sanitaire oblige! Le monde entier fait la même chose. Il y a donc véritablement un problème.

- Objection rejetée!

Le ministre de la Maladie, Olivier Veran, a annoncé  dans une interview qu’un troisième confinement n’est pas exclu. En attendant, ce sont les Anglais qui vont passer à l’acte. Le premier ministre, Boris Johnson, qui n’est pas mort de la Covid-19,  vient d’annoncer un énième confinement strict.

Éteignons les lumières! Vive l'obscurité!

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