Jérusalem: Mur des lamentations de la communauté internationale

Pendant que la communauté internationale s'indigne, Macron joue au sage aux cotés du premier ministre Libanais, il appelle les uns et les autres, comme tous ses prédécesseurs, à la table des négociations.

Quoi que Donald Trump puisse dire, le monde entier s'alarme, rentre en larmes, s'indigne, se scandalise, s'époumone, se tape le cul au sol...Sans doute ce monde sous Barack Obama respirait l'amour et le respect du prochain.

Or, qu'est-ce que Donald Trump dit, le plus clair de son temps,  qui ne soit déjà une vulgaire évidence qu'on se plait à ignorer par goût naturel du simulacre?

Quoique, Trump lui-même, est bel et bien le simulacre d'une subversion, d'un esprit rebelle, d'un désordre mondiale, d'un dangereux (ou sinon malgré lui). Trump est le digne successeur d'Obama. L'un voulait à tout prix charmet, l'autre cherche avant tout à déplaire.  Qu'est ce que Trump dit qu'on ne peut nous même constater de nos propres yeux? Alors,pourquoi jacasser à chaque fois que le bonhomme ouvre son bec?

Trump quitte l'Accord de Paris sur le climat, lequel n'a d'importance que l'hypocrisie générale qui caractérise cette question du sort de la planète,  tout le monde lui tombe dessus, tout le monde le désigne du doigt,  telle dans une séance d'exorcisme  dans les nouvelles églises réveillées qui investissent l'Afrique, bien plus efficacement que les casques bleus ou Bolloré. Il dit une banalité sur twitter, chacun joue les vierges effarouchées. 

La vérité est que, Trump est indispensable au monde tel qu'il est aujourd'hui, et tel qu'on le voit fonctionner, avec ses bondieuseries, ses morales, ses éthiques, ses droits de l'Homme. Trump, donne bonne conscience au reste des dirigeants. Et la bonne conscience, c'est le cœur de la morale capitaliste, démocratique.

Donald Trump reconnaît Jérusalem comme étant la capitale de l'Etat hébreux. Tout le monde y va de sa géopolitique portative.Tout le monde crie au feu! Tout le monde voit la paix voler en éclat.

Il n'y a que  quelques diplomates qui se complaisent dans des interminables "négochiations" pour refuser de voir que Jérusalem est bel et bien une ville de l'Etat Israel, sans doute "colonisé"...Mais la vérité est que, c'est Israël qui exerce son autorité politique, culturelle, militaire, économique sur cette ville. Absolument à Jérusalem Ouest. Par ricochet à Jérusalem-Est. Trump énonce donc une réalité que la fameuse communauté internationale fait semblant de vouloir nier.

Que Trump reconnaisse ou pas n'est que jeu de dupes. Par contre, ceux et celles qui s'émeuvent tant, peuvent-ils nous dire comment la fameuse communauté internationale a veillé à ce que Jérusalem, de facto, ne soit pas la capitale d’Israël? 

Alors, oui Jérusalem est la capitale de l'Etat hébreux, elle abrite les principales institutions d'Israël. Elle l'est devenue sous nos yeux à tous, non pas depuis 3000 ans. Le jeu de reconnaissance et de non reconnaissance internationale n'y changent rien à la réalité qui se fabrique.

C'est absolument ridicule de dire que Trump jette de l'huile sur le feu. Le poids de sa seule personne dans le conflit Israélo-palestinien, qui dure depuis tant d'années, est extrêmement dérisoire. Trump, par sa seule reconnaissance, n'a pas changer le visage de Jérusalem.

La question que la communauté internationale doit se poser est la suivante: qu'a t-elle fait depuis 10..20..30 ans pour éviter qu'un beau jour Jérusalem ne soit  (de facto, ou de jure) la capitale de l'Etat hébreux, si tant il est vrai que ladite communauté tenait au statut particulier de cette ville?

Ne prend t-on pas les palestiniens pour les éternels imbéciles, sur lesquels, en dernier ressort, on ne peut que pleurer, s'épancher?

Souhaite t-on vraiment une Palestine libre et émancipée? Si oui, que l'ONU nous donne son bilan concret sur cette question et sur le sort politique des milliers de palestiniens dans cette région.

 

 

 

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