Cas Macron.

Heureusement, la France n’est pas en guerre. Avec de tels dirigeants, la débâcle aurait été de taille.

Le Liban explose. Macron se précipite pour y jouer sa pièce.

La France tremble de trouille, l’heureux Macron se replie, se recentre. Trop éparpillé. Le truc, c´est qu’il circule, tel un méchant  virus en temps de froid. Il brise son non-silence et s’impose sur BFMTV. Pour annoncer  ce que les médias n’avaient cessé de nous répéter depuis la veille  : Vive le couvre-feu!...La France est sous occupation d’un « virus ». « Virus chinois » aurait dit l’infecté Trump.

Bien. Restons en Chine via cet adage  : le poisson pourrit toujours par la tête. Qu’est ce qu’un Chef (d’Etat ou pas) si ce n’est la tête d’un corps, d’une organisation, d’une structure.

En Occident, dans les fameuses « démocraties », donneuses de leçons,  la pourriture est là. La tête est diablement infestée. Les gouvernements à jeter, mais les mêmes continuent de dandiner. De sermonner.De gouverner. 

Darmanin  fait le brave et nous raconte quelques misères sur « l’ensauvagement » de la société française. Là n’est pas le problème. Qu’il commence, plutôt,  par nous parler de la « putréfaction » au sommet. Les têtes « pensantes », mieux dirigeantes, sont puantes. A l’instar de ce miraculé du covid-19 qui bave tous les soirs sur CNEWS,  et dont le pays est si fier.

Ce n’est pas pour rien, si la révolution française a pratiqué la décapitation. Cette symbolique trouve une résonance avec la sagesse chinoise. Arrive un moment, où il faut se séparer de quelques têtes.

Nous sommes en pleine pourriture. Et, au lieu que les dirigeants se suicident eux-mêmes, de leur propre chef, en se guillotinant,  pour avoir torpillé les hôpitaux, l’on terrorise le reste du corps. On le somme d’obéir aux décisions des chefs. Sinon, on le sanctionne. On le robotise. On l’infantilise. On le domine. On bazarde ses nerfs. Au final, on veut faire porter au corps social la responsabilité de la puanteur....Que non! C’est la tête qui a corrompu le reste. L’odeur nauséabonde vient d’en haut. Pas d’Allah, mais des gouvernements démoncratiques.

On multiplie les amendes, pourtant on ne cesse d’appauvrir les gens...Il faut qu’ils rendent gorge. Pendant ce temps aucune nouvelle d’un type comme Fillon. Voilà quelqu’un qu’on aurait dû réquisitionner auprès des infirmiers éprouvés pendant toute cette période. Qu’ on lui applique ses propres réformes ou révolutions dans le secteur hospitalier  « en ce temps de guerre ». 

Il manque aux « Soumis » nationalistes (parmi lesquels les Insoumis), une alternative internationaliste. Une vraie. Le grand malheur de notre époque n’est peut-être pas tant d’avoir les Trump et Macron....Mais c’est de n’avoir rien en face. Ici, le rêve n’est même plus. Le désespoir fait rage, mais il avance encore à pas masqué. Les gens ont encore quelques épargnes, quand même, faut pas désespérer de tout.

Le grand malheur est qu’on continue de croire qu’il suffira de voter pour un autre charlatan pour nous sortir de ce trou à rats. 

Le grand malheur est l’imperturbable égoïsme occidental. L’indécence. L’obscénité. Macron l’a bien résumé en s’épanchant sur le sort de ses jeunes:  c’est dur d’avoir 20 ans en 2020. L’épidémie a beau vous épargner, majoritairement, mais moi Jupiter, je ne vous épargne pas de mes décisions qui vous empêchent de jouir tranquillement de la vie. 

 

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