Charles Kabango
Citoyen
Abonné·e de Mediapart

223 Billets

0 Édition

Billet de blog 17 mars 2020

Charles Kabango
Citoyen
Abonné·e de Mediapart

Covid-19: la Guerre.

Charles Kabango
Citoyen
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

"Il ne s'agit pas de savoir si la guerre est réelle ou non. (...) La guerre est menée par l'élite contre ses propres sujets. Son objectif n'est pas de vaincre en Eurasie, en Asie, mais de garder sa structure sociale intacte. Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné. Il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister. […] Une paix qui serait vraiment permanente serait exactement comme une guerre permanente. [C'est] la signification profonde du slogan du parti : La guerre, c’est la Paix". in 1984,Georges Orwell.

"Nous sommes en guerre". a martelé à plusieurs reprises Emmanuel Macron dans son discours. Sous la présidence Hollande, le premier ministre Manuel Valls, avait également déclaré à la télévision, à propos du terrorisme: "Ce que je veux dire aux Français, c’est que nous sommes en guerre. Oui nous sommes en guerre. Ce qui s’est passé était un acte de guerre organisé méthodiquement."

Une guerre sanitaire...

Le coronavirus est une pandémie. Ce n'est pas l'affaire des seuls Français ou Européens. Lorsque Macron et son ministre affirment donc que: "nous sommes en guerre", ce "nous" fait référence à qui au juste? Nous, la France ou Nous, l'humanité? 

Macron et son ministre n'ayant pas qualité pour parler au nom de l'humanité, on devine qu'ils s'expriment au nom de la seule France, ou tout au plus de l'Europe.

M'enfin, c'est bien beau de fermer ses frontières extérieures, hélas c'est la Chine qui est venue en aide à la belle Italie croulante. Où était le guerrier français, le fier européen qu'est Emmanuel Macron?

Il est curieux de voir comment la gestion de cette pandémie prend des relents nationalistes, régionalistes ou exclusivistes. Au fond, on n'est plus dans le registre de la santé publique, on a basculé dans tout autre chose: les "intérêts nationaux". Et c'est bien regrettable. Qu'on ne nous dise pas que la fermeture des frontières est une prescription médicale ou scientifique. 

On a fini par mélanger la médecine avec des enjeux qui n'ont rien à voir avec la santé publique. Ça, c'est plus grave que le coronavirus. On s'en apercevra lorsqu'on aura fini de compter les morts de ce virus couronné.

Dans son second discours de Surveillant Général, Macron n'adresse aucun merci à la Chine qui a apporté son aide à l'Italie voisine. Il n'a aucune pensée à l'endroit de cette Afrique contaminée à son corps défendant, bien souvent par des citoyens français, européens.

L'Europe décide de fermer ses frontières alors que, étant la région du monde la plus "infestée", la plus "troublée", elle devrait se déclarer tout simplement en quarantaine. Pour le bien de l'humanité. Or, lorsqu'elle déclare fermer ses frontières, elle renoue simplement avec les relents fascistes qui germent sur son sol. 

L'humanité est face à un défi sanitaire. Cependant, elle est en train de perdre lamentablement ce défi en se croyant en guerre contre un virus. Qu'est-ce que cette folie?

Les discours qui rythment la gestion de cette crise mondiale sanitaire en Occident ne sont pas à la hauteur. Il est grand temps que les peuples "confinées" d'Europe le comprennent. 

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Europe
Le jour où le post-fascisme a pris le pouvoir en Italie
Le parti de Giorgia Meloni a largement dominé les élections italiennes du 25 septembre. La coalition de droite devrait obtenir une majorité absolue au Parlement. Le résultat de décennies de confusionnisme et de banalisation du fascisme dans lesquels se sont fourvoyés tous les mouvements politiques de la péninsule.
par Ellen Salvi
Journal
UBS : quand Bercy se refuse à indemniser une lanceuse d’alerte
Sans Stéphanie Gibaud, il n’y aurait pas eu de scandale UBS. Alors que l’État a récupéré des milliards grâce à ses informations permettant de mettre fin à l’évasion fiscale de la banque suisse, le ministère des finances se refuse à l’indemniser. Le tribunal administratif lui a demandé de reconsidérer sa position. Bercy a fait appel.
par Martine Orange
Journal — Santé
En Mayenne : « J’ai arrêté de chercher un médecin traitant »
En Mayenne, des centaines de personnes font la queue pour un médecin traitant. Dans ce désert médical, le nombre de médecins n’est pas suffisant face à une énorme demande. Inciter les médecins à s’installer dans des zones sous-dotées ne suffit peut-être plus. Certaines voix prônent une autre solution : la contrainte. 
par Célia Mebroukine
Journal — Moyen-Orient
Des Russes désertent vers la Turquie pour ne pas « mourir pour Poutine »
Après que le président russe a décrété la mobilisation partielle des réservistes pour faire face à la contre-offensive de l’armée ukrainienne, de nombreux citoyens fuient le pays afin de ne pas être envoyés sur le front. 
par Zafer Sivrikaya

La sélection du Club

Billet de blog
Ukraine : non à la guerre de Poutine
Face à la guerre, la gauche au sens large a pris des positions divergentes, divergences largement marquées par des considérations géopolitiques. Le mot d'ordre « non à la guerre de Poutine » permet d'articuler trois plans : la résistance des Ukrainiens contre l'agression russe, les mobilisations contre la guerre en Russie, la course aux armements.
par denis Paillard
Billet de blog
La gauche en France doit sortir de son silence sur la guerre en Ukraine
[Rediffusion] La majorité de la gauche en France condamne cette guerre d'agression de l'impérialisme russe, demande le retrait des troupes russes de l'Ukraine. Mais en même temps reste comme paralysée, aphone, abandonnant le terrain de la défense de l'Ukraine à Macron, à la bourgeoisie.
par Stefan Bekier
Billet de blog
Tenir bon et reprendre l’offensive
Sept mois de guerre et d’atrocités en Ukraine, un peuple héroïque qui ne rompt pas et reprend l’initiative. La perspective, même lointaine, d’une libération de l’Ukraine devrait faire taire ceux qui théorisaient l’inaction devant les chars russes, validant la disparition d’un peuple et de ses libertés.
par Yannick Jadot
Billet de blog
Chéri, je crois qu’on nous a coupé le gaz !
Depuis quelques mois, la discrète Roumanie ravitaille le reste du monde. Le plus grand port de la mer noire s’érige au nom de Constanța. Les affaires battent leur plein. Les céréales sont acheminées dans des wagons sans fin. Aujourd'hui, comment vit-on dans un pays frontalier à l'Ukraine ? Récit de trois semaines d'observation en Roumanie sur fond de crise énergétique et écologique.
par jennifer aujame