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Billet de blog 19 avr. 2020

Mediapart et Achille Mbembe: l'interview qui fait pleurer, mais de rire.

Le gouvernement fait sa propagande. Mediapart fait la sienne. A chaque fois que ce média s'amuse à s’intéresser à l'Afrique, il fait recourt à son unique intellectuel: Achille Mbembe. Bien! Allons donc diagnostiquer ce que l'intellectuel africain de Mediapart nous raconte encore sur cette pandémie au cours de son interview.

Charles Kabango
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L'interview date du 19 avril 2020. Battons donc le fer pendant qu'il est encore chaud. L'interviewer de Mediapart pose sa question au philosophe et historien Achille Mbembe:

Que vous inspire cette bascule mondiale sous l’effet d’un virus invisible ? Comment la déchiffrez-vous ? 

Connaît-on des "virus visibles" au laboratoire Mediapart? Qu'est-ce pléonasme ? Que révèle t-il? Le vide de la question? ...cette (article démonstratif) bascule mondiale? Laquelle précisément? De quoi s'agit-il?  Mais bon, prenons la question du journaliste comme elle est, avec son masque de préjugés et d'idées toute faites.

Laissons de côté la réponse scolastique qu'apporte le philosophe à cette question tout à fait virale. Allons à la seconde question et peut-être nous nous attarderons sur la réponse du philosophe.

Le journaliste de Mediapart demande: Comment l’Afrique observe-t-elle l’Occident dévissant sous l’effet de ce virus, les plus grandes puissances mondiales qui, malgré les meilleurs systèmes de santé au monde, sont fragilisées comme jamais depuis la Seconde Guerre mondiale ?

Ça, c'est vraiment une question de "journaliste occidental". L'Afrique, est-ce la Corée du Nord? N'y a t-il pas quantité de journalistes français qui opèrent en Afrique? N'a t-y pas des journalistes ''africains", eux-mêmes qui racontent ce qui se passe en Afrique, ce qui se passe dans le monde?  Une simple curiosité journalistique suffit pour observer l'Afrique. Mbembe n'est ni correspondant de RFI à Ouaga, ni le président de l'Union Africaine. 

Et pourquoi ne pas se demander comment l'Occident regarde l'Afrique, à qui on promet le pire, sous l'effet de ce virus? On a vu l'OMS annoncer le pire en Afrique. On a vu le Quai d'Orsay, via le Centre d’analyse et prospective stratégique (CAPS), diffuser en date du 24 mars, une note confidentielle: "“L’effet pangolin” : la tempête qui vient en Afrique ?". On a entendu des médecins français s'épancher sur l'Afrique. On entend des éditorialistes occidentaux opiner sur cette même Afrique. On a entendu Macron sur la dette africaine. Comment l'Occident observe ou continue d'observer l'Afrique? Voilà la question  qui pourrait avoir un sens, car elle se fonde sur un ensemble de discours, de faits abondants à l'heure actuelle.Quant à la question du journaliste de Mediapart, elle fait sourire. 

Le déclin (dévissage) de l'Occident, ce virus n'y est pour rien. Pourquoi voudrait-il que l'Afrique regarde l'Occident autrement sous l'effet de ce virus? ....Et puis, ce journaliste peut-il soutenir que le système sanitaire de la puissance mondiale la plus célèbre, les USA, est parmi les meilleurs au monde?  Bref,  la question du journaliste est sans réel intérêt, si ce n'est pour l'occidental qu'il est, se nourrissant, par dose, de clichés savamment produites.

Dans sa longue réponse, pas une fois Achille Mbembe n'aura prononcé le mot Afrique. La question portait pourtant sur le continent. A moins que ce soit lui l'Afrique. Et donc, en dissertant sur l'Occident comme il l'a fait....c'est un peu l'Afrique tout entière qui disserte avec lui. Citons tout de même le début et la fin de sa réponse:

"Dans l'histoire de l'humanité, l'Occident aura été une force constante, mais souvent aveugle. Il a pensé qu'il suffisait de conquérir la force de l'eau, du vent, des métaux, des combustibles ou des matières radioactives pour assurer, pour l'éternité, sa domination universelle. L'idée était que le salut de l'humanité sur terre résidait dans la machine.

(...)

Cela va de soi, faire consciemment place à l'ensemble du vivant exige d'admettre que nous ne serons jamais un simple flot d'électrons. Il y a en effet une énorme différence entre l'artificiel et le vivant. L'Occident ayant choisi, il y a longtemps, d'imprimer un cours dionysiaque à son histoire et d'y entraîner le reste du monde, peine à le comprendre. Il ne sait plus quelle est la différence entre le commencement et la fin. La Chine s'y est mise, elle aussi. Pour le coup, le monde est entraîné dans un vaste processus de dilacération dont nul ne peut prédire l'ensemble des conséquences."

Sans commentaires! A question surréaliste, réponse métaphysique. Passons à la troisième question et peut-être réponse. 

Le journaliste: Les cartes, comme les rapports de force, peuvent-elles être rebattues ? 

Le philosophe: "Elles sont d'ores et déjà en train de l’être. Quant au processus de dilacération auquel je fais référence, il est en vérité l'expression d'un énorme basculement. À peu près partout, les formes sociales sont entrées en ébranlement. C'est ce que d'aucuns appellent le populisme. Mais c'est plus que cela. Nous assistons, à peu près partout, au déverrouillage des passions les plus obscures, à la réhabilitation de la part à la fois bestiale, dionysiaque et virale de l'humain. C'est quelque chose de colossal, qui ne se laisse pas saisir dans les catégories habituelles d'analyse.

Ce qui est en train de nous arriver ou de faire irruption dans notre existence est en partie la conséquence du terrible travail effectué depuis quelques siècles pour détacher l'humanité de toute connexion avec l'étendue du vivant. L'histoire est en train de se réduire, sous nos propres yeux, à l'irruption du hasard dans l'existence, a un jeu des forces naturelles. Si l'on n'y prend garde, le genre humain risque d'être finalement réduit à la part zoologique et pathogène de sa nature. C'est ce qui m'inquiète le plus. 

Incroyable journaliste! Inutile d'être un spécialiste de géopolitique pour constater que cette pandémie a mis plus en évidence la puissance asiatique, notamment chinoise. Rien n'a été rebattu (battre de nouveau). Nous sommes témoins de la  gueguerre entre la Chine et les USA depuis un bon bout. L'invisible virus ne nous éclaire pas plus que ça sur la réalité internationale: compétitions féroces et égoïsmes  nationaux.

Incroyable philosophe! Incroyable africain! qui en est encore au stade de l'inquiétude. C'est à dire de l'attente.

Si l'on n'y prend garde, mais à qui s'adresse t-il? Le genre humain risque d'être finalement réduit à la part zoologique et pathogène de sa nature? Parce que pour lui, la Libye, la Centrafrique... ne sont pas suffisamment de jungles?  Cet africain parle encore de risque alors que plus de trois milliards d'individus dans le monde sont en mode survie. Ils n'ont rien! Ils ne sont rien....raison pour laquelle ils peuvent mourir en masse, dans une partie de la terre, pour une raison ou pour une autre, sans que les Mbembe trouvent à dire ou à redire sur la fin des temps ou le début d'une nouvelle ère. 

 Journaliste de Mediapart: que représente cet inattendu à l’échelle de l’Afrique, continent le plus pauvre, qui souffre déjà énormément sur tous les plans économique, sanitaire, social, climatique, etc. ? 

Cet inattendu, eh bien, c'est inattendu mais ça ne représente rien à l'échelle de la pauvre Afrique? Il faut s'y faire. On parle de 19 895 cas confirmés de coronavirus et de 1000 morts dans toute l'Afrique. Voilà le fait banal!  Il suffit de taper sur google: Afrique coronavirus et on a ces chiffres....C'est insignifiant face aux désastres sanitaires qui touchent ce continent. Oui l'Afrique souffre énormément. Donc des millions d'enfants qui souffrent et meurent dans l'indifférence générale.Comment expliquer alors que le monde jusqu'ici vaquait tranquillement à ses occupations, que nul ne songeait à tourner la page? ...Il aura suffi, soyons à dessein caricatural, qu'un virus frappe quelques vieux occidentaux, pour qu'on vienne emmerder la planète avec des intellectuels radoteurs.  Allons! M'enfin la question fut adressée au philosophe et historien. Lisons-le:

"À quelques exceptions près, l'Afrique est gouvernée par des tyrans. C'est notamment le cas en Afrique centrale où sévissent des satrapes dont le nombre cumulé d'années au pouvoir se compte par siècles. Ici, les mécanismes de perpétuation au pouvoir opèrent justement par des tentatives de caporalisation de la société, la précarisation généralisée, la négligence et l'abandon organisés."

Qu'est-ce qu'un tyran? Tyran: Individu disposant d'un pouvoir absolu.

Rappelons que les "tyrans africains" ne parviennent pas à confiner leurs populations. Ils sont impuissants. Rappelons aussi que Macron et le G20 viennent de suspendre leurs dettes pour leur permettre de respirer un peu. Alors, si c'est ça (dirigeants africains), que notre philosophe, doublé de sa casquette d'historien, appelle "tyrans africains", alors les mots ne veulent plus rien dire. Et si un philosophe ne sait ni décrire le réel, ni regarder la réalité, ni  utiliser les mots avec rigueur et précision, ni même convoquer l'Histoire, alors le philosophe en question est une imposture totale. On n'a pourtant pas sonné Achille Mbembe sur les régimes africains. Pourquoi s'échine t-il à gloser sur eux? Vaut mieux même écouter un complotiste que ce genre de philosophe.

"...Le cas en Afrique centrale où sévissent des satrapes dont le nombre cumulé d'années au pouvoir se compte par siècles." Et alors? Qu'est-cela prouve? Qu'est-ce cette analyse politique pour les nuls? Achille Mbembe, en bon petit missionnaire des droits de l'homme ou de la démocratie occidentale. Dans la gestion de la pandémie en cours, l’efficacité a t-elle quelque chose à voir avec la durée au pouvoir? Regardons entre Xi Jinping et Trump,  entre Merkel et Macron....le tableau n'est-il pas en faveur de Xi Jinping et de Merkel, ayant plus d'années au pouvoir? Mais ce  n'est pas à cause de leur longévité au pouvoir que leurs pays ont mieux fait face à la pandémie. 

Les dirigeants africains, pourront-ils atteindre en longévité au pouvoir, ce qui s'est fait en Occident? Ce qui se fait en Arabie Saoudite? Ce qui se fait même au Maroc? Maroc qui a d'ailleurs géré cette pandémie sur son sol avec une rare efficacité.  Il ne sert à rien de cumuler les années de Pouvoir de Biya du Cameroun et d'un Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale. Il n'y a aucune intelligibilité qu'on puisse soustraire de ce cumul, de cette addition forcée... Qu'il aille faire son alternance en Afrique du Sud: que le pouvoir économique fasse donc un petit tour dans dans les mais des "noirs" de ce pays.

Qu'est-ce que ce "racisme" constant d'Achille Mbembe à l'égard d'une certaine Afrique, à l'égard de  l'Afrique Centrale, plus spécialement encore du Cameroun? Croit-il que cela suffit à faire de lui un esprit libre ? On a compris que pour lui, Paul Biya, président du Cameroun est un dictateur. Qu'il prêche autre chose maintenant.

Cela dit, il est farfelu de parler de tyrannies en Afrique centrale ou en Afrique tout simplement. Nul besoin de se payer les mots pour parler de quelque chose qui ne va pas. En République Centrafricaine, ne prenons que ce pays oublié, il n'y a même pas d'Etat. Ce qui n'empêche pas Achille de Mbembe de poursuivre sa réponse en déclarant:

"La plupart des pouvoirs, personnels et absolutistes, opèrent également par l'instrumentalisation du chaos et du désordre et une gestion pernicieuse de l'imprévu, du provisoire et de la surprise. À ces mécanismes vient s'ajouter le recours systématique à la brutalité lorsque échoue la corruption. "

Propos vide, n'est-ce pas? Si leur "démocratie" (occidentale) était quelque peu efficace à gérer "l'imprévu", le "provisoire", la "surprise", le monde ne serait pas aujourd'hui à l'aube d'une sévère crise économique et que sais-je? Ce sont les puissances occidentales (démocratiques) qui ont mis en arrêt leurs économies. Et donc une grande partie de l'économie mondiale. Ce n'est pas la faute des "tyrans africains". Et parlant de brutalité, que monsieur Achille Mbembe ouvre donc ses yeux sur les USA où il enseigne, qu'il ouvre ses yeux ici en France, qu'il ouvre ses yeux dans son Afrique du Sud....Poursuivons avec le propos du philosophe pour les Nuls en politique:

"Il s'agit par ailleurs de pays où les systèmes de santé sont dans un effroyable état de délabrement. Le satrape et ses sicaires font l'objet d'évacuations sanitaires dans les hôpitaux en Europe à la moindre grippe. Ceux et celles qui disposent de quelques moyens se soignent dans les cliniques privées locales. Le reste se contente d'écorces, de produits pharmaceutiques avariés et autres adjuvants tirés, ou encore d'interminables veillées de prière et autres rites magico-religieux supposés produire des miracles."

Ici, on apprend rien.Enfin, monsieur cultive chez les "africains" l'esprit de "dilacération". Il n'y a pas que les satrapes et sicaires qui sont soigner en Europe. Les intellectuels comme lui, les figures sportives et artistiques que la jeunesse africaine admire, elle aussi se fait soigner dans les hôpitaux en Europe. Ou alors, dans les cliniques ultra privées en Afrique.  

"La comorbidité partout prévaut, la plupart des gens souffrant de cas chroniques. Le paludisme continue de tuer en masse. De manière récurrente, des épidémies surgissent. Mais il est rare que maladies et épidémies fassent l'objet d'une politisation conséquente. La plupart des gens ne voient sans doute aucun lien entre l'action des régimes au pouvoir et leur état de santé. La mort, dans la plupart des cas, s'explique encore comme la conséquence d'actes de sorcellerie". conclue Achille Mbembe.

Là aussi, c'est la faute des satrapes africains, n'est-ce pas? Pourquoi faudrait-il "politiser" les maladies ou épidémies? Il faut les soigner. Il faut former la jeunesse. C'est la seule obsession qui pourrait avoir un sens quand on se prétend "intellectuel africain".

Lui, grand intellectuel, lorsqu'il organise ses Ateliers de la Pensée à Dakar, a t-il déjà réuni des médecins africains ? Quelle place a t-il accordé aux scientifiques (hors sciences sociales) en Afrique ? Aucune! Alors, qu'il baisse d'un ton! 

Le journaliste "humanitaire" demande au savant "africain" : ce virus peut-il mettre fin au brutalisme des États qui nourrit votre dernier essai ou au contraire l’accentuer notamment en Afrique ?

Réponse: À cause de sa prédilection supposée pour les vieillards, le virus peut, à la limite, soulager le continent d'une partie de ses gérontocrates. Mais cela m'étonnerait qu'à lui tout seul il mette fin à la tyrannie.

Mbembe fait l'intéressant.  En Afrique, si on peut observer quelque chose, au niveau des Etats, c'est leur décomposition, sous l'effet de l'impérialisme que Mbembe se fatigue à rebaptiser en brutalisme. Que font les armées Russes et Française dans un pays comme la RDC on a besoin des enseignants comme Mbembe? Si "brutalisme" il y a, Mbembe devrait s'égosiller sur les Etats capitalistes, impérialistes...au lieu de quoi, ce sont les "gérontocrates" d'Afrique Centrale qui perturbent sa douce conscience. Le philosophe compte sur le coronavirus pour débarrasser son Afrique Centrale de ce qu'il appelle "tyrans": pure sorcellerie!  Sa réponse a été bien sûr bien accueillie chez Mediapart.  Leur complaisance est à dessein. Hélas, un tel penseur est moins utile au continent que n'importe quel gérontocrate africain. 

L'avant dernière question du journaliste frise le mysticisme : Le salut peut-il venir de l’Afrique, des pays du sud, pour recomposer une terre habitable ? 

Diable, quel amour pour l'Afrique! Quelle logique habite cette question? 

Réponse: Encore faut-il que l'Afrique arrête de s'aveugler, qu'elle apprenne à nouveau à se penser au-delà des mythes et des faux mouvements, qu'elle redevienne elle-même habitable, c'est-à-dire capable de marcher par elle-même, sans avoir besoin de prothèses. Pour cela, il faudrait qu'à l'anesthésie ambiante, à l'étiolement programmé, elle oppose ses immenses potentialités ; qu'elle puise au plus profond de ses réserves imaginaires et, au lieu de répéter chez elle ce qui n'a pas marché ailleurs, qu'elle invente des chemins radicalement neufs pour elle et pour le monde. Cela est possible, à condition de réinvestir dans l'intelligence.

Qu'il s'applique ses propres conseils! Qu'il ose penser....car franchement, ce qu'il fait là, ce n'est pas la pensée. En tout cas, pas une pensée révolutionnaire qui puisse être utile, ne serai-ce qu'à un village au Mali, au Libéria, dans les bidonvilles sud-africaines, ou dans son Cameroun.

Il est clair que ce n'est pas lui qui va apprendre à cette Afrique à penser. Sinon, elle est mal barrée.

Il demande à l'Afrique d'inventer des chemins radicalement neufs, là aussi qu'il s'invente d'abord, qu'il invente une nouvelle figure de l'intellectuel africain... Les millions de jeunes africains ne vont pas dans ses universités, ne lisent pas Mediapart, et quand bien même ils liraient, ils seraient face à un mur qui donne pas l'envie d'escalader: son jargon. Ils seraient face à un média, certes à part, mais encore dedans-le-système. Qu'il s'invente lui-même....On ne voit pas dans ses fréquentations intellectuelles sur le continent, un désir chez lui, d'en découvre avec le monde occidental. 

Les Mbembes, on en a vu de toutes les couleurs. C'est vieux comme l'Afrique. Sa (seule) hargne contre les (seuls) dirigeants africains témoigne en effet de son réelle inaptitude à travailler collectivement à l’émancipation des masses africaines, et à la consolidation des appareils étatiques existants.

PS: J'espère que Mediapart ne me sanctionnera pas une fois de plus pour atteinte à la réputation du saint Mbembe. J'espère... Je n'ai que mon blog pour faire obstacle à la parole empoissonnée de ce bon missionnaire qu'on aime tant agité à chaque fois qu'il est question d'Afrique. Le saint Mbembe a dit tout le bien qu'il pensait de son Afrique Centrale. Hé bien, que la parole circule...qu'on accepte d'autres points de vue.

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