Charles Kabango
Citoyen
Abonné·e de Mediapart

223 Billets

0 Édition

Billet de blog 21 oct. 2017

#BalanceTesEX ou #BalanceTesVaches: Par anticipation.

Puisqu'il faut désormais balancer des gens, sous un nom d'animal, j'ai choisi, moi, de balancer mes vaches....

Charles Kabango
Citoyen
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Avant que mes ex ne prennent les devants, pour balancer le porc que j'ai souvent été ...j'aimerai prendre les devants de la scène, et dire attention, qu'en vérité, j'ai été porc, à proportion qu'elles aussi, ont pu être vache.

Certes, je ne suis pas assez connu, et donc, pas assez vendable, rentable. Mais, mais, mais...Sait-on jamais, j'anticipe. Demain, ma gloire fera tomber mes scandales d'hier....ma morale sera réévalué en bourse. Je pourrai être sujet à effroi ou à admiration. Je serai la cible, de moi-même, des journalistes, de mes amis, et de mes ennemis. Je serai un pion que la machine voudra agiter. Je serai le coupable, qu'il faudra à tout prix, sacrifier à grand renfort de bruits et de stupéfactions.

De peur de retrouver mon nom hashtagué, accolé à celui de porc, j'ai décidé de couper l'herbe sous le pied de ces dames que j'ai connues.

Je confesse. Oui, j'avoue...J'ai, comment dire, les mots me pèsent, j'ai....j'ai eu des rapports sexuels. Comme tout le monde. Peut-être. Mais, voilà, que les choses soient dites. Que les banalités soient entendues.

Le scandale est dans les évidences. La preuve, il se dit à propos du dangereux Weinstein que tout le monde savait. Comme avec DSK...etc,.

Quant à moi, une fois, je ne sais plus quand, j'ai fait l'amour dans un jardin public, avec une ex. Je rassure tout de suite les autorités, il était très tard, il n'y avait aucun mineur dans les alentours, même pas l'ex en question, malgré son visage de puberte.

Hé bien, nous faisions l'amour à l'air libre, quand soudain, en gémissant, elle me traita de cochon, c'est à dire de #Porc. J'ai fait comme si je n'avais rien entendu. J'étais loin de m'imaginer, qu'un jour on se mettrait à balancer les porcs.

On m'a systématiquement traité de cochon, à chaque fois que j'ai pu faire l'amour.....Moi l'imbécile, j'ai longtemps cru que je ne pouvais pas être inquiété.

J'ai envoyé des messages compromettants à des jeunes demoiselles alors qu'elles étaient en soutenance de thèse: c'est du harcèlement va t-on me dire. Je l'admets, d'autant plus que la thésarde en question, m'avait renvoyé: "mon coquin cochon, lol"!

Si par malheur, vous lisez mon nom quelque part sur twitter ou dans je ne sais quel bordel, merci de pas me jeter tout de suite la première pierre. Je saurais vous expliquer.

Autre chose, il y a deux filles avec lesquelles la séparation a été, pour ainsi dire, proprement scandaleuse. Nous nous sommes quittés avec une violence inouïe....elles m'avaient traité, l'une de "chien errant", l'autre de " salopard "; moi donc, qui aimait tant les injures de séparation, j'avais dit à l'une, qu'elle était "inbaisable", et à l'autre, j'avais dit quelque chose d'un peu plus excessif. Quoiqu'il en soit, c'était mérité.

Ces deux diaboliques avaient alors promis qu'elles me feraient payer très cher. Voilà! Hier, j'ai rêvé d'une...Qu'elle a balancé mon nom et une vielle photo de moi....me taxant alors de grand détraqué sexuel, qui fouille dans les culottes des femmes sans permission; de grand harceleur qui insiste au lit alors que la fille a dit non.

C'est du sabotage! Excepté dans quelques cas rares, et précis.

J'ai été traité de cochon, porc, chien....mais voyez-vous, si je savais su, un jour, qu'elles se mettraient comme ça, en rang, à balancer, en cascade, les porcs, j'aurais dit à ces dames qui prenaient leur pied d’arrêter de me traiter de cochon.

Dernier aveu. Terrible aveu. Et là, âmes sensibles, cachez vous, je crois avoir déjà agressé sexuellement une ex....La pauvre dormait tranquillement, toute nue sur mon lit, et moi, rentrant d'une petite fête....je l'ai surpris dans son sommeil. Ce fut une pénétration agressive, non négociée. Le matin , la bonne dame m'a dit qu'elle a kiffé......Mais ça c'était il y a 5 ans. Le hashtag n'existait pas encore!

Maintenant qu'il est là......et qu'on dit la parole libérée...que les femmes ont repris du poil de la bête....que l'omerta a été brisé....je peux me retrouver du jour au lendemain coupable de ce que j'ai toujours su que je suis: un pervers, perversus en latin, qui veut dire "renversé".

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Les agentes du KGB étaient des Américaines comme les autres
Pendant la guerre froide, Russes et Américains arrivent à la même conclusion. Ils misent sur le sexisme de leurs adversaires. Moscou envoie aux États-Unis ses meilleures agentes, comme Elena Vavilova et Lidiya Guryeva, qui se feront passer pendant dix ans pour de banales « desperate housewives ».
par Patricia Neves
Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal — Santé
Les effets indésirables de l’office public d’indemnisation
Depuis vingt ans, l’Oniam est chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. Son bilan pose aujourd'hui question : au lieu de faciliter la vie des malades, il la complique bien trop souvent.
par Caroline Coq-Chodorge et Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme ? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·es, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com