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Billet de blog 29 août 2020

Covid-19: seconde vague des terroristes?

« la médecine soigne les maladies du corps ; la sagesse libère l’âme des passions », dit Démocrite

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"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme..." dixit François Rabelais. Nous y sommes.

 Que dire de plus ? Ah, l'on pourrait ajouter: capitalisme avec ou sans conscience (écologique) est ruine de l'humanité. L'état du monde aujourd'hui est catastrophique. Et la part du covid-19 dans cette catastrophe planétaire est minuscule.Infiniment dérisoire. 

La population active mondiale n'a pas été décimée, mais peu ou prou confinée. Elle a été conviée à ne rien faire. Pardon, elle a été conviée à respecter les  « gestes» barrières et à se connecter davantage: télétravail,etc.

Conséquence, les GAFAM sont en très bonne santé financière pendant que des millions d’individus dans le monde basculent dans la pauvreté pour les plus chanceux, dans l'extrême-pauvreté pour les moins chanceux.

Le chômage, nouvel horizon d'une bonne partie de l'humanité. Le travail n'est plus un droit, mais un privilège.....Le patron est un véritable Seigneur. Bienvenue dans le passé continu : féodalité, j'écris ton nom.

Nous avons affaire à une réelle pandémie caricaturale.

Ce qui est réel, c’est le virus. Il circule dans le monde entier. Il fait des victimes, même si elles sont inégalement reparties. Nous sommes devant une pandémie.  Laquelle aurait pu être grave, par Jupiter,  hélas, elle n'est que caricaturaleÉminemment! Youtube, Professeur Raoult (malgré lui ou pas), Conseil Scientifique (malgré lui ou pas), Trump, Bolsonaro, Macron, hydroxychloroquine, vaccins, la comptabilité des morts, confinement, attestation de déplacement, déconfinement, masque obligatoire, amendes,l’OMS  ...Oh, tout ça, de la haute caricature.

Ne pouvant être à la hauteur du réel, du mal, de la circonstance, l´humanité s’est lancée dans une caricature d’elle-même.

Comprenons-nous.  Sur Didier Raoult. Je ne dis que par le professeur Didier Raoult himself est une caricature. Qui suis-je pour accabler/juger un tel symbole?...Cependant, son nom, qui ne l'appartient presque plus, est devenu une caricature, avec ses pro et anti Raoult. 

Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées 

La pandémie, l'ai-je dit, n'a point décimé la population mondiale active. Elle n'a pas terrassé les enfants. Elle a miraculeusement épargné le continent le plus pauvre de la planète. Elle ne nous a pas terrorisé par des symptômes du style: pustules sur le visage, saignement du nez ou crachat en sang, diarrhée à n'en plus finir, vomissement chronique. Les symptômes du covid-19, que ça nous plaise ou pas, relèvent de la banalité quotidienne:  fièvre, toux sèche, fatigue....et dans bien de cas même, le sujet est asymptomatique.

Ce n'est pas comme si l'on voyait des gens tomber et mourir dans la rue, dans le métro, au travail, parce que atteints du covid-19. Et ce n'est pas comme si l'on souffrait de cette maladie (incurable) à vie, bien que dans certains cas, elle arrache la vie.

Lorsqu'on se balade dans les rues de Paris, et même partout dans le monde, ce qui nous frappe l'esprit ce ne sont pas les malades de covid-19....Oui, les hôpitaux étaient saturés, mais faute à qui? Ce qui frappe les yeux quand on est à Paris ou ailleurs, c'est la misère grandissante et les inégalités croissantes. 

L'aveuglement volontaire de la planète face à ce qui est visible et modifiable (les inégalités) et son affolement face à l'invisible et insaisissable (le virus) est le symptôme d'un mal puissant: l’occidentalisation. Ou alors, s'agit-il tout simplement de ce que Rabelais appelait la ruine de l'âme...Car, aux scientifiques de la santé qui nous édictent leurs savoirs entretenus par de vifs intérêts privés, nationaux ou multinationaux , il ne faut pas oublier les scientifiques économiques, qui nous expliquent qu'il faut baisser les salaires pour éviter les licenciements, qu'il faut travailler plus, etc. Que dire alors des scientifiques politiques, écologiques, et que sais-je?

Comprenons-nous. Je ne dis pas que la maladie est banale. Je ne cherche pas à banaliser la maladie. N'importe quel esprit sain peut savoir qu'il faut consulter un médecin lorsqu'on ne se sent pas bien. Et qu'après,  il faut suivre ses recommandations ou prescriptions. C'est pas sorcier. Nulle obligation dans le lien entre le malade et le médecin...La confiance, c'est la base.

On peut m'objecter qu'ici, il s'agit d'une problématique de santé publique et pas individuelle. Soit. L'alcool, le tabac se vendent très bien, en dépit des millions de cancers qu'ils provoquent....A quand leur interdiction? Sauvons donc l'homme postmderne, ce roseau non-pensant, de tous les périls qui le menacent. Y a pas que le covid-19 dans la vie!

L'irruption du masque obligatoire dans nos vies est une caricature qui n'ose dire son nom....Diable, et l'obligation de se laver les mains?  N'est-ce pas là, le geste barrière par excellence? Que vaut un servile porteur de masques à l'hygiène des mains douteuse? Qu'attend donc l'Etat pour rendre obligatoire le lavage des mains? A quoi peut rimer le seul port du masque? La police sera vite débordée dans son rôle de répression, vite l'armée! Au secours!

Le confinement tel qu’il a eu lieu a été la preuve que la maladie du covid- 19 n’était pas (si) grave. Puisqu’on ne cherchait pas à savoir qui était infecté et qui ne l'était pas....Quarantaine x n pour tous !

 Ce qui est grave c’est l’état des hôpitaux publics et la surexploitation du personnel soignant, présenté  en héros. Ce qui est grave c’est la toute puissance et des industries pharmaceutiques. On effraie le citoyen, tout au long de la pandémie d’amendes,etc...et l'on se soumet à un silence autour des industries pharmaceutiques, leurs intérêts financiers. 

L’OMS a été également une véritable caricature. Elle n’a pas contribué à une prise en compte rationnelle et collective  de la maladie. Comme  un proverbe chinois le dit : "le poisson pourrit toujours par la tête". Eh bien, lorsque le Directeur Général de l'OMS lançait  affectueusement: « l’Afrique doit se préparer au pire. », c'était un signe de pourrissement.  Ce n'était ni un propos de sagesse, ni de vérité. Ce n'est pas ce genre de propos qu'on attend d'un médecin, d'un leader.... C’était  une caricature. L´Afrique s'y prêtant aisément. Mais elle n'est plus la seule. 

 Il y a quelque chose de trumpesque (particules) dans l'air mondial. 

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