Gare à Libération! Gare à sa journaliste qui aime tant le Cameroun!

Le journal Libération avait déjà vendu ses services de lobbying à l'opposant camerounais Maurice Kamto, au lendemain de son autoproclamation comme Président élu du scrutin présidentiel d'octobre 2018. Deux mois après, ils retentent le coup. Gare à Libération ! Gare à Libération qui s’amuse avec la  vie de millions de gens.

La journaliste de Libération Maria Malargadis aime le Cameroun. Si intensément qu’elle en devient presque aveugle et incapable de la moindre investigation afin d’éclairer ses lecteurs.

Après avoir accordé, il y a deux mois, une interview,  plus complaisantequ’il soit, à un monsieur qui s'auto-proclamait président élu, Maria Malargadis nous livre cette fois-ci un lamentable papier sur la situation socio-politique au Cameroun.

Je propose à son journal d'organiser un débat entre sa journaliste spécialiste du Cameroun et l'humble serviteur que je suis, sur la situation socio-politique de ce pays. Puisque son journal n’a jamais cru devoir faire lire à ses lecteurs d’autres points de vue que celui de sa tendacieuse journaliste, sur les l’élections qui se sont déroulées dans le pays ou sur la crise en cours.

 Mais avant de clouer le bec à cette journaliste, je vais m’attarder sur quelques paragraphes de son dernier billet portant sur l’arrestation de l’opposant Maurice Kamto au Cameroun. Je vais devoir montrer à tout un chacun, que Libération n’est qu’un vague nom, la réalité de ce journal est la Crétinisation de masse.

Cameroun : «Le silence de la France est interprété comme une complicité avec les dictatures»...Tel est le titre choisi par cette journaliste. Que penser ? Que dire? Abondons un peu dans son sens et faisons sembler de rédiger un article sous le titre : France: "le silence du Cameroun ou du Pérou  est interprété comme une complicité avec la dictature de Macron"....Parlant de dictature de Macron,  nous n’inventons rien. C'est le "peuple français", les "gilets jaunes" qui parlent de « dictature ». Les pancartes lors des manifestations étaient suffisamment claires. Que devrait faire la France? S'exprimer comme elle l'a fait au Rwanda pendant le génocide ou comme elle l’a fait en Côte d'Ivoire, en plaçant Ouattara au Pouvoir ? S’exprimer comme elle l’a fait en Libye, en achevant Khadaffi?....S'exprimer comme elle l'a fait après le meurtre du saoudien Jamal Khashoggi? S'exprimer comme elle l'a fait sur la guerre en cours au Yémen? Qu'est-ce que Libération attend exactement de la « France »…. vis-à-vis du « Cameroun »?

Mais avant que Libération ou les « collabo-rateurs » de Libération ne nous livrent leurs attentes, la complicité de la France avec les "dictatures" et autres, est une très vielle histoire...C’est presqu’une tradition républicaine. Dois-je rappeler la « fraternité » de la France à l’égard des monarchies du Golfe ? Dois-je rappeler que le pays a été un haut lieu de la collaboration ?  Alors, qu'est-ce titre de Libé qui pue la rose socialiste

Le Président Macron était ce lundi 28 janvier au Caire en Egypte: complicité ou pas complicité entre  la « France » et le régime ultra démocratique du maréchal Abdel Fattah al-Sissi,  ex grand protecteur du régime de Moubarak ?

Rentrons dans le texte de la journaliste de Libération. Elle écrit: "Au lendemain de l'arrestation surprise de Maurice Kamto, leader de l'opposition camerounaise, l'indignation de ses partisans n'épargne pas Paris. La France est accusé de soutenir, par son silence, un régime dictatorial dans un pays en pleine implosion". 

  • Sur l'arrestation surprise.Qu’y a-t-il de surprenant à arrêter un monsieur dont les partisans ont saccagé, pillé et volé les ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin ? Qu’il y a-t-il de surprenant à arrêter un monsieur qui à braver l’interdiction de manifester de l’Etat Camerounais ? Il n’y a pas lieu de parler d’arrestation surprise…Il y a eu de graves incidents engageant la sécurité de l’Etat Cameroun et mettant en mal la situation administrative de plusieurs camerounais ici en France. Cette anti-professionnelle de l’information  n’est pas surprise du silence de la diplomatie française…alors qu’une représentation diplomatique d’un pays étranger ait subi de graves dommages sur son territoire. Tendancieuse, la journaliste !

 

  • Sur le titre leader de l'opposition Camerounaise que la journaliste attribue à Maurice Kamto. Leader en vertu de quoi ? sur quelle base ? Historique ? Impossible. Maurice Kamto est un opposant tardif et subitement très actif. En 2004, ce leader qu’on prête à l’ « opposition camerounaise» était au service du « dictateur » Biya. Il a été pendant 7 ans, ministre délégué auprès du ministre de la Justice. En 2004, comme lui aujourd’hui, certains opposants criaient aussi à la fraude, mais ce bon opportuniste appelait ses compatriotes au respect des Institutions et des lois de la « République du Cameroun ». C’est au sorti de son poste de cireur de pompes de monsieur Biya, que ce « leader » a crée son parti le MRC. Le leadership de Kamto au sein de l’opposition camerounaise ne se décrète pas. Sur le plan électorale ou politique, en attendant les prochaines élections législatives et municipales, son parti bénéficie d'un seul siège au parlement. L'opposition camerounaise est ultra divisée. Il ne s’agit pas d’une instance, d’un parti politique, d’une plate-forme…Il n'y a aucun leader dans cette opposition. Pourrait-on parler ici en France de leader de l’opposition ? Ce serait imbécile. Au mieux, l’on parle de principal opposant à Macron.

 

  • ...l'indignation de ses partisans n'épargne pas Paris. Tout comme certains camerounais sont indignés de ce qui s’est passé dans les ambassades. Que des pilleurs s’indignent d’une arrestation, il n’y a pas encore mort d’homme, et pas de leur vandalisme, on est bel et bien affaire là à une journaliste qui a le sens des priorités.

 

  • La France est accusée de soutenir, par son silence, un régime dictatorial dans un pays en pleine implosion. Ce n’est pas grave. De quoi n’a-t-on pas déjà accusé la France ? Elle survivra à cette énième et ridicule accusation. La semaine dernière, l’on présentait plutôt ces « pays africains » dont ce « régime dictatorial » comme étant toujours des colonies de la France. C’est une contradiction sévère. Soit on est une dictature, soit on est une colonie. Il n’y a pas de demi mesure possible ici. On ne peut pas accuser la France et ces  « pays africains » de tout et de leur contraire. Un régime dictatorial c'est un régime puissant, presque conquérant, doté d’un chef absolu qui n'obéit qu'à lui-même. Or, dans une colonie, on est sous le joug du colonisateur (dictateur)....Les ordres viennent d’ailleurs. Une colonie est un territoire dominé.

Ce lundi 28 janvier au Cameroun, le quotidien privé le plus lu titrait à sa Une "Les Sauvages" avec une photo de la police du Cameroun. Ce n'est pas en France, République démocratique, que l’on peut voir ça. Ce n’est pas aux USA où nous avons une police qui n’hésite pas à tirer sur n’importe quel black qu’elle soupçonne de cacher un cure-dent dans le coffre de sa voiture. Ce genre de Une, ce n’est pas au Qatar qu’on peut voir ça. Si le Cameroun était une dictature digne de ce nom, le patron de ce quotidien, qui n’est pas à son coup d’essai, aurait déjà connu le même sort que ce malheureux Khashoggi.

Le malheur de l'Afrique repose aussi sur le fait qu'il se fait raconter par des gens du niveau de  madame Maria Malargadis.Le Cameroun est en pleine implosion, c'est sûr. Ce monde lui-même est en pleine implosion, la France n'est pas en reste.  Si la "France" (notez les guillemets) est tant soucieuse du devenir du Cameroun, qu'elle inscrive le sujet à l'ordre du jour du Grand Débat National.

En France, Libération joue le jeu des vielles institutions, il en a appelle au calme des manifestants, à leur bonne tenue …mais lorsque le quotidien exporte sa travailleuse en Afrique, elle sort du jeu institutionnel….Elle déroule tapis aux « insurgés », elle souffle sur les braises. Elle oublie que l’Etat camerounais, en réalité, n’est qu’un embryon. Les crises qu’il traverse son des crises de croissance, et qu’il faudra beaucoup de savoirs, d’organisation, de discipline, de réflexions, d’inventions, de patience, de témérité aux camerounais, du moins à ceux et celles qui y vivent, ou bien encore à ceux et celles qui se sentent concernés par l’avenir de ce pays. Le silence ou non-silence de l’Etat français, on s’en moque éperdument.

Poursuivons notre lecture. La fameuse journaliste écrit:

"Quelle est la différence entre le Venezuela et le Cameroun ? La question peut sembler saugrenue. Mais depuis que la France a donné une semaine au pouvoir de Caracas pour céder la place à une alternance, jugée plus légitime et plus démocratique, cette interrogation se décline à l’infini sur les réseaux sociaux. Elle est posée par des internautes africains qui soulignent ainsi le «deux poids deux mesures» dont Paris ferait preuve, selon eux, en s’impliquant ouvertement dans une crise lointaine. Alors qu’eux déplorent le silence de la France vis-à-vis de régimes dictatoriaux en Afrique."

  • La question est évidemment saugrenue. Elle ne semble pas. Y répondre ne sert alors à rien. Si Libération est devenue le Journal Officiel de la République française, qu'on nous le dise.

 

  • Quand cette journaliste écrit "La France (Macron) a donné une semaine au pouvoir de Caracas pour céder la place à une alternance...." tel un perroquet, on est en droit de s’interroger sur ses facultés mentales et intellectuelles. Est-elle porte-parole de l’Elysée ou alors journaliste qui doit pouvoir faire preuve d’un minimum esprit critique ? En tout cas, à cet ultimatum de la « France », le Chef de la diplomatie vénézuélienne à l'ONU a d’ores et déjà répondu répondu: " Pourquoi le Président Macron au lieu de se pencher sur les manifestations permanentes des Gilets jaunes, du peuple ouvrier français, vient-il s’occuper du Venezuela ? [...] Occupez-vous de vos affaires, nous ne nous mêlons pas de vos affaires, respectez la charte des Nations unies." 

 

  • L’expression « internautes africains» vient encore renforcer nos soupçons sur les qualités morales et intellectuelles de cette dame.  Ils sont libres de penser ce qu'ils veulent, les « internautes africains ». Ces mêmes "internautes" ont été également  ravis, voire très ravis d'entendre de la bouche de Luigi Di Maio que la France continue de  piller l'Afrique et qu’elle est la responsable en chef de la « crise des migrants ».  Les "internautes africains", appelons les comme Madame, ces derniers jours, ont surtout débattu et dénoncé le pillage en Afrique, le « néocolonialisme » que sur une espèce "de deux poids deux mesures". Ces mêmes « internautes » ont bondi lorsque monsieur Le Drian avait osé remettre en cause les résultats de la dernière élection présidentielle en RDC.....Alors, nous parler d' "internautes africains" pour appuyer sa lamentable cause, sa lamentable opinion montre à quel point, pour parler du Cameroun, Libération a choisi la journaliste la plus paresseuse et inculte de France. 

 

  • Inutile de s’appesantir ici et dans ce genre de contexte sur l'expression « régimes dictatoriaux». Elle provient surtout de quelques têtes molles qui se croient plus intéressants en parlant de « dictature » à tout bout de champ.

La chargée de mission de Libération continue ses mièvreries: "Mardi, la même question a rеssurgi avec force, au lendemain de l’arrestation de Maurice Kamto, principal opposant au président Paul Biya, au pouvoir au Cameroun depuis trente-six ans. «Emmanuel Macron, ton Venezuela, c’est le Cameroun, clarifie ta position !»s’insurge ainsi le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, interpellant le président français sur sa page Facebook, juste après avoir appris que Kamto, avait été appréhendé par des militaires lundi soir à Douala, la capitale économique de ce pays tourmenté d’Afrique centrale."

Maria Malagardis continue sa propagande en présentant son client ou son amoureux, je ne sais pas trop, comme le « principal opposant au Président Paul Biya ».  

  • «Emmanuel Macron, ton Venezuela, c’est le Cameroun, clarifie ta position !» se serait insurger le cinéaste Jean-Pierre Bekolo. Si je comprends bien, le travail de cette journaliste a consisté simplement à traîner dans les réseaux sociaux et à ramasser quelques phrases d’internautes. Une fois qu’elle a fini, elle a rédigé son truc qui a été publié par Libération. Quant au cinéaste, qu'il clarifie lui-même son langage, ton Venezuela c'est le Cameroun est aussi saugrenue que la question de madame : quelle différence entre le Venezuela et le Cameroun ? Le Venezuela, pays d’Amérique latine. Le Cameroun, pays d’Afrique centrale. Si ça ce n’est pas déjà une sacré différence, alors là….

La journaliste de Libé ne se fatigue pas de d’écrire des conneries, hélas, moi je commence à me fatiguer à les  commenter, poursuit: « Contacté par Libération, le cinéaste s’en explique : «Kamto est le véritable vainqueur de la dernière présidentielle en octobre et tout le monde le sait. Mais la France a préféré faire profil bas et reconnaître la réélection truquée de Paul Biya [avec officiellement plus de 70% des voix contre 14% à Kamto, ndlr]. Comme ailleurs en Afrique, on cautionne de fausses élections qui reconduisent au pouvoir des dirigeants qui ont ruiné leur pays. Ce que Paris ne comprend visiblement pas, c’est que son silence est interprété comme une complicité avec les dictatures. Partout où je vais en Afrique, et notamment à Dakar récemment, je sens grandir un sentiment antifrançais. Et les Africains applaudissent quand les fascistes italiens dénoncent la France», souligne-t-il, en référence à la récente polémique entre Paris et Rome, suite aux propos de plusieurs responsables italiens qui ont accusé la France d'accroître la "misère de l’Afrique.

  • Le cinéaste a donc été contacté par Libération pour avoir dit quelque chose de saugrenue sur facebook....Libération n’est pas allé interrogé un journaliste camerounais qui suit ces affaires, ils sont allé interrogé ce cinéaste qui vit en France, et depuis la France, affirme sans l'ombre d'un doute que "Kamto est véritable vainqueur de la dernière présidentielle en Octobre et tout le monde le sait."  Voici le message que voulait en effet faire passer Libération. Bien ! Ce n’est pas nous qui avons demandé à Kamto d’aller aux élections, et donc de reconnaître explicitement et implicitement la légalité et la légitimité des institutions camerounaises qui ont proclamé les résultats. Les voici :

- Paul Biya: 71, 28%

- Maurice Kamto: 14,23 %

- Cabral Libi: 6, 28%

- Joshua Osih: 3, 35%

-Ainsi de suite. Quel autre candidat de l’opposition a reconnu la victoire de Maurice Kamto comme étant le vainqueur des élections d'Octobre? Aucun. Y a-t-il eu des constestations populaires dans la foulée de la proclamation de ces résultats ? Non. Qu’on nous explique alors ce « tout le monde sait ».Libre à ces gens de construire un Cameroun dans l’auto-enfumage.

  • Comme ailleurs en Afrique, on cautionne de fausses élections qui reconduisent au pouvoir des dirigeants qui ont ruiné leur pays....Cette opinion de Jean-Pierre Bekola est bien plus fausse que toutes les "fausses élections" d'Afrique réunies. Ce monsieur est la fausseté même. Mais avant de l’affubler de son propre mot, il faudrait pouvoir savoir ce que cet autre ignorant appelle « fausses élections » ? Et qu’est-ce de « vraie » élections » donc ? L’élection de Macron ? L’élection de Trump ? L’élection de Bolsonaro ? Les élections en Suisse ? Voilà le genre d'énergumène qui serve à rien, en tout cas, pas au débat public, que Libération adore quand il s’agit de penser certains évènements qui se déroulent d'Afrique. 

 

  • Partout où je vais en Afrique, et notamment à Dakar récemment, je sens grandir un sentiment antifrançais. Et les Africains applaudissent quand les fascistes italiens dénoncent la France», souligne-t-il, en référence à la récente polémique entre Paris et Rome, suite aux propos de plusieurs responsables italiens qui ont accusé la France d'accroître la "misère de l'Afrique" ..... « Afrique », « Africains», ces mots ici ne veulent rien dire. Le sentiment antifrançais que le cinéaste sentirait grandir en Afrique, est surtout dû à son odorat qui fonctionne mal. Il faudra qu’il consulte un oto-rhino-laryngologiste. Ce qu'il sent, ce sont ses propres pieds. Confusion extrême dans le nez. Que Jean Pierre Bekolo nous parle de ses sentiments personnels. Qu'il ne se fasse pas l’interprète du sentiment des "africains". Avant de pointer les fascistes italiens, le cinéaste devrait lui-même se mirer, il les ressemble. Il devrait regarder son « vainqueur véritable ».....dont les partisans sont de toute évidence des gens travaillés et obnubilés par la question ethnique. A quand l'autocritique? A quand ces adultes vont-ils enfin grandir? A quand vont-il cesser de vouloir s'en remettre à cette France fatiguée d'elle-même? A quand vont-ils pouvoir penser, faire, s'organiser, par eux-mêmes? ….Pourquoi le français Jean Pierre Bekolo ne nous parle t-il pas du sentiment anti-immigré qui pousse en France ? De ce climat pré-fasciste qui y prévaut ? Le sentiment antifrançais que croit sentir le cinéaste en Afrique est bien quelque chose de dérisoire à côté de la réalité d’une partie considérable d’étrangers africains en France. Alors, ce genre de critiques qui émanent des esprits les plus corrompus d’Afrique, les plus complexés et les plus attardés n’aide personne à penser ce qui est réellement entrain de se jouer, et ce qu’il faudrait faire.

En ce qui me concerne, je pense en avoir suffisamment dit sur cet article de Libération qui transpire la paresse, l’ignorance, le mépris du Cameroun, le gauchisme ou le "socialisme rose", l’activisme, le colonialisme….Bref, la corruption des mœurs. Gare à Libération !

 

 

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