Le LIVE sur les lanceurs d'alerte du 26 février 2020

J'ai reçu une notification de Mediapart pour assister à un LIVE consacré aux lanceurs d'alerte. J'ai été un lanceur d'alerte et ma carrière a été brisée. Je pense que je pourrais participer au LIVE en préparation mercredi prochain sur les lanceurs d'alerte. J'aurais beaucoup de détails croustillants à vous livrer et aussi des préconisations efficaces.

chers collègues,

Je suis un ancien Journaliste, réalisateur et producteur d'Antenne 2, devenue par la suite France 2 : JTs, magazines (Roland Garros, L'heure de vérité... plus de 1000 heures d'antenne). J'ai été sollicité par la direction pour participer à un détournement de fonds publics. J'ai refusé et alerté sur ce projet aussi bien le ministère de l'Intérieur, que le Premier ministre que le Président de la République (passée entretemps en "cohabitation"). 

Cela n'a pas arrêté la magouille : 45 millions de francs de préjudice pour l'État.

J'ai été licencié après plus de dix années de service loyaux ayant fait l'objet de félicitations parfois écrites.

J'ai alerté la presse écrite et il y a eut des articles, parfois sur plusieurs colonnes, voire une demi-page, dans des publications majeures. Un député a posé une question écrite au gouvernement. Aucun résultat.

Alors, lors de l'élection présidentielle de 1995, j'ai fourni les preuves à un candidat qui les a utilisées lors de la campagne présidentielle, puis pour faire tomber un ancien ministre, candidat à sa réélection aux législatives.

Mais une fois les élections passées, les promesses de me faire réintégrer dans mes anciennes fonctions ont été oubliées.

J'ai alors menacé de revenir vers la presse pour dire : "tous pareils".

Résultat : accusation ridicule et grotesque de "tentative d'assassinat du Premier ministre de la France". Or j'avais sur moi des preuves écrites signées par l'Élysée. Alors le Parquet me demande de les détruire. Je refuse et, EN L'ABSENCE DE TOUT COMPORTEMENT OU ÉVÈNEMENT SPÉCIA, JE ME RETROUVE EN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE ! sur décision du préfet !

Les médecins étaient scandalisés et ils ne me prescrivent aucune médication. AUCUNE. Mes droits et la procédure légale n'ont pas été respectés. Mais le préfet exige des contre-visites successives : total, je passe 11 jours dans "un vol au-dessus d'un nid de coucou" (le film).

MAIS CE N'ÉTAIT PAS ASSEZ POUR DÉCOURAGER LE PARQUET : retour à la procédure ubuesque de terrorisme.

Non lieu. 
Appel du Parquet. 
Relaxe.
On me demande de faire figurer ce séjour ABUSIF chez les malades mentaux dans mon dossier médical ou de payer 6000 euros pour mon séjour en hôpital.
Je refuse.
L'argent est pris d'office sur mon compte bancaire.

Le nouveau ministre de la justice qui a utilisé mes documents lors des élections porte plainte pour diffamation d'un ministre en exercice.
Condamnation à 1 euro symbolique.
Je fais Appel : je déclare à la Cour que je préfère aller en prison que me dédire et contredire des preuves matérielles en acceptant de payer 1 euro.
Relaxe.

Quelle histoire ! Est-ce tout ? -- Non !

La magouille consistait à permettre contre des sommes conséquentes aux émirats du Golfe et à l'Arabie saoudite d'introduire l'Islam radical dans l'émission cultuelle musulmane du dimanche : c'est ainsi que le voile islamique a été systématisé dans l'émission... Et une société privée a encaissé la moitié du budget public consacré à l'émission. L'autre moitié est partie dans les poches des cadres et de leurs protecteurs... en plus des publicités clandestines (très visibles, mais interdites et non déclarées) dont elle a bourré ladite émission.

J'avais explicitement exposé à ma direction et aux plus hautes autorités le danger de remettre la direction de conscience de Français musulmans à des États aux valeurs archaïques et entre les mains de sociétés maffieuses.

Ma carrière a été ruinée : on m'a explicitement affirmé que j'ai été blacklisté dans toute la TV française : par la suite, même en produisant moi-même mes réalisations, elles étaient refusées systématiquement. J'ai mis deux cinquante deux minutes invendus sur Youtube : plus de 400.000 vues.

Par la suite, j'ai réuni les preuves matérielles des délits. Je suis revenu vers la justice : premier niveau, Appel, Cassation. Aucun résultat. Les voleurs de l'argent publics accusés nominativement continuent à ce jour de jouir de l'argent volé... aujourd'hui ils font parler de "communautarisme" ou de "séparatisme"... des mots, des mots, des mots. Où est donc la République, mère de TOUS ses enfants ?

Confraternellement.

Abdellah Ouahhabi

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