Mouvement des « gilets jaunes » un retour de vague ?

Apres la vague d’En Marche aux élections législatives qui avait suivi l’élection de Macron à la présidence de la Republique, le mouvement contestataire des «gilets jaunes» constitue-t-il un retour de vague ?

Apres la vague d’En Marche aux élections législatives qui avait suivi l’élection de Macron à la présidence de la Republique, le mouvement contestataire des «gilets jaunes» constitue-t-il un retour de vague?

Tout indique que M.Macron découvre dans le mouvement des «gilets jaunes» une grande partie des 12 millions d’abstentionnistes et des 4 millions qui avaient voté blancs ou nuls lors de l’élection présidentielle de 2017. Le président devrait en tirer leçon. On ne dirige pas sereinement un pays quand on a gagné l’election avec 20 millions de voix contre 10 millions à son adversaire et 16 millions qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Sans compter ceux très nombreux qui ont voté Macron en opposition à Le Pen.

D’autre part, face à ces revendications spontanées populaires, le 1er ministre et son gouvernement sont pratiquement absents. Pire, les députés d’En Marche qui constituent la majorité gouvernementale et dont beaucoup n’ont pas l’expérience semblent inexistant sur le terrain et très peu en contact avec les citoyens et surtout avec ceux qui manifestent aujourd’hui. La représentation parlementaire à l’Assemblée Nationale où au Sénat semble elle aussi dépassée par ce mouvement spontané.   

L’élection de Macron et le dégagisme de nombreux anciens politiques qui s’en était suivi a provoqué un bouleversement au sein de la classe politique. Ce sentiment de rejet s’étendrait-il maintenant à l’ensemble de la société menaçant son équilibre ce qui aggraverait les fractures sociales? On parle beaucoup de «mouvements populistes» voir «régionalistes» et on a pu constater certaines dérives ici ou là? Comme l’avait évoqué l’ancien ministre de l’intérieur démissionnaire, M. Gerard Collomb, risquerait-on le «face à face» après le «côte à côte»? 

Enfin, si la crise se prolonge pourquoi ne pas envisager la dissolution de l’Assemblée Nationale pour repartir sur de nouvelles bases entraînant l’adhesion et la solidarité nationales? Et pourquoi pas aussi l’installation d’un gouvernement de salut public?

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