Le mensonge en 2020 : un art pour tuer les résistants

Ce sont des résistants. Leur corps résiste aux médicaments de l'industrie. Ils meurent par le Médiator. Ils ne guérissent pas par les antibiotiques. Leur corps ne supporte pas les vaccins. Alors le paradigme dominant, le paradigme de l'ANSM, le paradigme du Ministère de la Santé, le paradigme du système politique de 2020 - suivez mon regard - ce paradigme les rejette et les laisse crever !

Pour comprendre les mensonges énormes, commençons par un "modeste mensonge" qui en dit long sur une sorte de culture du mensonge.

Une histoire édifiante de mensonge en technoscience

L'usine est française et fabrique des équipements de type électronique.

D'un côté de la cloison - qui est au centre de cette histoire - il y a le laboratoire de recherche et développement, la R&D.
Des ingénieurs et technicien y pratiquent un art fait de bricolage et de métissage - c.f. Bruno Latour (1)
Métissage de l'électronique, de la physique et de la chimie - il y a même des matières plastiques produites par des bactéries.
Bricolage car le processus le plus couramment utilisé a été inventé il y a quelques millions d'années et se nomme "essai et erreur". 

De l'autre côté de la dite cloison, il y a la salle de cours pour le transfert de technologie.
On y forme des ingénieurs et des techniciens qui vont :
- fabriquer le produit dans des usines présentes dans d'autres pays
- installer et mettre en route
- dépanner
Quand un produit nouveau sort, un ingénieur R&D décrit les modules du produit et parfois, il écrit une équation au tableau.
L'air de rien, cette équation est un triple mensonge :

  1. L'équation décrit ce que pourrait être le composant s'il était pur et parfait. Le composant étant bricolé, il faudrait, pour le modéliser, une palette d'équations. L'équation unique est un gros mensonge.
  2. Pendant qu'il fait de la fumée avec son équation, l'ingénieur ne donne pas aux techniciens et ingénieurs ce dont ils ont besoin : la réalité du produit. Par exemple, si le nombre de tours de telle bobine a été trouvé par essai et erreur, pour régler la bobine, il faut procéder par essai et erreur, pas par équation !!!
  3. Le niveau, le contexte de l'équation est celui d'une science pure. Or le public est fait d'ingénieurs en sciences appliquées. L'équation a une fonction de mépris.

Histoire édifiante d'une palette de mensonges en clinique

Nos lecteurs ont pu suivre l'affaire des bactéries tueuses et des phages sauveurs dont le dernier épisode est sur Arte et sur Phago News.

La terreur comme source du mensonge

Dans l'histoire des phages, il est totalement incompréhensible que le Ministère de la Santé laisse mourir, chaque année, 12 mille personnes.

L'analyse fine des textes du Ministère laisse émerger la dynamique : les médecins-fonctionnaires sont terrorisés par le changement de paradigme.
Ils sont installés dans un paradigme illusoirement confortable : on délègue le pouvoir de soigner à l'industrie qui édicte ses propres règles.
Ce paradigme ne fonctionne pas :
- la nouvelle génération de Françaises et de Français a un état de santé dégradé par rapport à la précédente - cela fait la une des journaux.
- une série de scandales est sortie : Mediator, Depakine, vaccin H1 N1, pilules générations 3 et 4, Gardasil, prothèses PIP
- l'ANSM est une alarme qui ne sonne jamais ! titre l'Usine nouvelle ; combien de nouveaux scandales vont-ils sortir ?

Il faudrait donc impérativement changer de paradigme.

Qualitativement, en laissant la place à des thérapeutiques vivantes comme les phages.

Socio-économiquement, en changeant le fonctionnement de l'ANSM.

Rien n'est fait !

La banalité du mensonge comme banalité du mal

Voir le passionnant article WikiPédia : Banalité du mal 

Le point commun entre l'acteur du système de la technoscience  et le médecin du Ministère de la Santé est la suspension du jugement.
Le jugement étant défini comme la capacité à distinguer le bien et le mal, de peser ce qui améliore la vie des gens et ce qui la détruit.

Dans les rapports de l'ANSM sur la phagothérapie il n'y a jamais le nombre de morts par les bactéries tueuses.
Alors que ce devrait être le point de départ de la réflexion, le point de départ pour le jugement.
La pseudo-réflexion se fait donc "hors-sol".
La conclusion est donnée avant la réflexion : on n'utilisera pas les phages, on ne changera pas de paradigme, on laissera mourir les gens.

Alors tous le raisonnement est construit pour arriver à la conclusion prédéfinie.

Nous avons analysé la liste des mensonges

Ni Staline, ni Hitler, ni Pol Pot et pourtant

L'étude académique de la banalité du mal s'est faite suite aux exactions dans les régimes totalitaires.

La situation de la République française de 2020 semble n'avoir aucun rapport avec ces régimes.

Hitler tuait des Juifs, des Rroms, des homosexuels, des malades mentaux, etc.
Staline tuait des "opposants au régime".

Les décisions de l'ANSM tuent des Juifs et des Bretons, des Rroms et des Basques,  des homosexuels et des hétérosexuels, des gens de droite et des gens de gauche, etc.
Alors, ont-ils une étoile jaune, un triangle noir ou rose ?

Oui !
Les patients que l'ANSM laisse mourir sont des résistants.
Plus précisément ils sont porteurs de bactéries qui résistent aux antibiotiques.
La métonymie est forte !
Les patients résistent au paradigme de l'ANSM qui est, depuis un siècle, "nous promettons que l'industrie sauvera les Français !"
Les patients à bactérie multirésistante sont la honte de l'ANSM ; ils sont la démonstration de l'erreur de paradigme.

Les patients à bactéries multirésistantes meurent par ce qu'ils sont hors du paradigme donc contre le paradigme.  

La comparaison interdite

On vous dira qu'il est interdit de comparer aucune violence aux violences des régies totalitaires.

Et pourtant ... Combien de morts par bactéries multirésistantes dans le monde ? 

A terme, beaucoup plus de millions de morts, d'amputés, d'invalidés que de morts, etc. par les génocides !!!

Quel ressort pour ces morts ?

La banalité du mal, la banalité du mensonge : curieuse coïncidence !

Notes 

(1) Bruno Latour La vie de laboratoire et Nous n'avons jamais été modernes

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