Je suis contre la prescription du Plaquenil et contre l'interdiction du Plaquenil

La folie de l'ANSM se portait bien avant le CoViD. De jour en jour les symptômes redoublent d'intensité. Aujourd'hui nous réagissons aux titres de la presse : " l'ANSM a interdit le Plaquenil mais les médecins des riches l'ont quand même prescrit". Bien des camarades journalistes ne décodent pas les origines du phénomène. Nous avions déjà vu le problème avant le CoVidD ...

La dialectique du village gaulois face au dilemme Plaquenil 

Un certain goût du confort tricoté avec un goût du pugilat verbal fait que bien des Gaulois se rangent soit dans le camp des "pour" soit dans le camp des "contre".
Le problème c'est que l'observation et le bon sens montrent qu'il faut être à la fois contre et pour ; ça s'appelle la complexité des choses et c'est une des spécialités d'Une fabrique de communs.

Contre le Plaquenil - hydroxychloroquine

Il faudrait que je mette à jour mon précédent article mais, pour l'instant, il nous suffira.
En bref :
- il est possible de se débarrasser du coronavirus par le kit de survie à base de plantes et par d'autres méthodes naturelles et bio-chimiques
- ça n'a donc pas de sens de mettre sa vie en danger avec le cocktail Plaquenil/antibiotique

C'est le patient qui décide

1. Victor a le coronavirus ou a peur de l'avoir.
2. Il demande du Plaquenil à son toubib.
3. Victor n'est pas en mesure de faire confiance au kit de survie, etc.
4. Son toubib n'est pas formé à la thérapie par les huiles essentielles, etc.
5. Le toubib n'a aucun autre traitement à proposer.
6 Si le toubib ne prescrit pas le Plaquenil, Victor trouvera des pilules au marché noir qui seront soit inefficaces soit dangereuses, soit les deux.

Le toubib a donc raison - dans la situation décrite par les 6 points - de prescrire le Plaquenil avec comme justification la "dynamique socio-sanitaire du patient".

Embrouille à l'ANSM    

L'ANSM écrit (1) :
1. A ce jour, aucun médicament y compris l’hydroxychloroquine {Plaquenil} n’a apporté la preuve de son efficacité selon des standards d’évaluation dans le traitement ou la prévention de cette maladie.
2. Il est rappelé que la posologie journalière maximale selon l’AMM est de 600 mg par jour pour un adulte.
3. L’hydroxychloroquine est déconseillée avec les médicaments ...
4. Les effets indésirables les plus fréquents attendus sont ...
5. l’ANSM rappelle que ces médicaments doivent être utilisés uniquement à l’hôpital, sous étroite surveillance médicale dans le cadre fixé par le Haut conseil de la santé publique. 
6.  ... tous les patients présentant une maladie COVID-19 ne pourront pas être inclus dans les essais cliniques.

Si Victor va à l'hôpital ...

Soit Victor est un "cobaye" et il ne sait pas si on va lui donner un médicament ou un placebo. (point 5)

Soit Victor crèvera chez lui parce qu'il n'y a pas de place en unité d'expérimentation !!! (point 6)

Le toubib de ville n'a pas le droit ... mais on lui explique 20 fois !!!

La règle - dans la pratique du droit - est que si "quelque chose" est expliqué dans un texte - législatif ou réglementaire, ce ne doit pas être répété à l'identique dans un autre texte - d'une part c'est ingérable à l'usage, d'autre part les mises à jour deviennent infaisables.
L'ANSM dit le droit mais ne respecte pas les règles du droit !!!

Donc l'ANSM répète dans différents textes ce qui est dans l'AMM - autorisation de de mise sur le marché - du Plaquenil.

Pourquoi ?

Parce que l'ANSM sait que les médecins de ville vont prescrire le Plaquenil !!! 

Tout simplement parce que la vocation d'un médecin n'est pas de dire à son patient :
"Victor, y-a pas de place ! Rentrez chez vous pour crever seul !!!

Le droit avant le règlement

En amont de tout texte réglementaire il y a des "principes" de droit.
Pour la pratique médicale il s'agit de la Déclaration d'Helsinki.

Dominique Poisson - en 2002 - écrit :  Déclaration d'Helsinki. Quelles nouveautés ? (2)

Le sujet qui nous intéresse se nomme étrangement "Traitements compassionnels"

"... le nouveau paragraphe 32 ouvre au médecin la possibilité de prescrire des méthodes de prévention, de diagnostic ou de traitement, « s’il juge que celles-ci offrent un espoir de sauver la vie, de rétablir la santé ou de soulager les souffrances du malade. »

À ce sujet, nous pouvons relever que, dans notre pays {la France}, la réglementation n’autorise pas la prescription, si souvent nécessaire, de médicaments commercialisés en dehors des indications de leur AMM (Autorisation de mise sur le marché).
Du moins, la nouvelle version de la déclaration d’Helsinki fournit-elle des critères qui peuvent aider les médecins dans ces décisions de prescription, et en confirme-t-elle le caractère éthique."

"Si souvent nécessaire" est-il dit. Et effectivement "souvent" l'ANSM + le Ministère de la recherche ne mettent pas en place les travaux nécessaires à confirmer la validité de certains traitement anciens ou nouveaux.   

Nous avions déjà "rencontré" et le problème et ce principe éthique pour le traitement par la phagothérapie.

Donc le droit - au dessus du règlement - le droit éthique fait que le médecin doit prescrire le Plaquenil quand il pense que c'est juste.
Le médecin doit agir "en son âme et conscience" et pas en fonction de réglementations incohérentes.

Le règne ubuesque des technocrates

Voilà donc où nous en sommes pour la Santé publique en France en 2020.
L'affaire n'est pas nouvelle.
On n'a pas mal de décennies de scandales de santé publique que l'on tente de cacher aux Français - l’article WikiMédia sur l’Agence du médicament est « caviardé » lorsque le scandale de la phagothérapie est ajouté !
Notre lutte est donc claire.
Nous luttons contre les "massacres sur ordonnance" des technocrates de l'ANSM - du Ministère de la non-Santé publique.

P.S. : Si j'étais plus jeune je te dirais "Mets un like et fait suivre !" ... 

Notes et références

(1) a) https://www.ansm.sante.fr/content/download/175603/2298101/version/1/file/20200330_PUT_hydroxychloroquine_1.pdf

b) https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Medicaments-utilises-chez-les-patients-atteints-du-COVID-19-une-surveillance-renforcee-des-effets-indesirables-Point-d-information-actualise-le-14-05-2020

https://www.cairn.info/revue-laennec-2002-1-page-44.htm#

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