SOUS LE 1% d'EN-HAUT
Sous-bourgeoisie haute et sous-bourgeoisie basse
Evoquant souvent un "peuple-classe 99%" , dans un cadre altermondialiste, et encore dans deux conférences à Moulins et Vichy cette année 2025, et le cri accusateur du "nous sommes les 99%" de 2011 contre le 1% de Wall Street puis par élargissement au-delà des Etats-Unis contre la finance mondiale , on me fait remarquer parfois qu'il existe une "sous-bourgeoisie" et que le clivage serait plus les 90% d'en-bas que les 99%. Je continue de poser un rapport classiste entre les détenteurs de richesse financière (en plus d'autres propriétés) et l'ensemble des classes sociales dominées - y compris la fraction dite "dominée-dominante" - rassemblées sous le concept de peuple-classe 99%. Mais ce n'est pas pour autant que j'ignore l'existence d'une sous-bourgeoisie bien que cette catégorie puisse être problématique. Qu'elle soit floue et problématique n'est un problème que lorsqu'on l'ignore de façon dogmatique.
Peuple-classe comme concept marxiste et syndicaliste d'alliance des classes peut notamment être confondu avec peuple social, soit peuple en tant qu'objet pensé par les élites pour des politiques "sociales" précises. Renvoi ici à de très nombreuses contributions depuis 20 ans.
https://www.facebook.com/peupleclasse.peuplesocial
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Le terme "sous-bourgeoisie" est apparu, pour désigner les cadres salariés aisés, propriétaires de biens immobiliers (résidence principale entièrement payée à la banque et parfois résidence secondaire) mais pas des moyens de production (usine et contrats de travail) comme les patrons, et n'étant pas non plus indépendant comme la petite-bourgeoisie libérale (mais parfois il y a ici assimilation).
Pour Nicolas Framont ils sont les soutiens de la bourgeoisie (in Parasites p 130), pour Alain Bihr jadis c'est l'encadrement capitaliste mais comme syndicaliste je vois une fraction d'elle qui adhère à l'UGICT-CGT (et pas que dans le privé et pas que lors de licenciements): ils ne sont donc pas que classe-relais du classisme exploiteur des détenteurs des gros moyens de production (et de distribution). Ils s'y opposent aussi - par atténuation notamment quand d'autres "en rajoutent par zèle" - selon des modalités particulières dues à leur position . Surtout cet encadrement est hétérogène et quoique bien payé - certains très bien effectivement, d'autres à peine 3000€ par mois (2 X moins)- ils-elles subissent néanmoins une exploitation particulière de leur force de travail intellectuel, physique et moral (les trois combinés).
Dans la hiérarchie sociale, Ils sont situés dans le 9% sous le 1% très riche, parfois dans les 14% sous le 1% d'en-haut. J'ai vu cette analyse dite stratificationniste couplée aux rapports sociaux de classe peu d'années après la diffusion du "Picketty" ciblant le 1%. J'y vois un problème d'amalgame et de confusion - d'ou cet essai à conforter - si on évite de pratiquer une subdivision (en deux ou trois strates) de ce 9%. Car l'échelle des revenus y est sans commune mesure. Et évidemment cela a de l'importance.
Plus un individu accumule des dividendes et plus il s'inscrit dans la finance mais pas pour autant dans le cadre du ruissellement qui va essentiellement selon Oxfam ( ) et France Stratégie ( ) sur le 1% et qui déborde un peu en-dessous mais pas beaucoup. Autrement dit, les petits porteurs de la sous-bourgeoisie n'ont pas grand chose et ils sont de moins en moins des "capitalistes de finance" (sic) au fur et à mesure qu'ils-elles sont situé.es vers le bas du dernier décile d'en-haut : disposer de 3000 € net par mois n'a rien à voir avec recevoir le double. Rien ! Et ce ne sont pas eux qui, n'ayant pas 5 chiffres de revenus mensuels (10 000. € mini), placent tôt ou tard dans les paradis fiscaux en entretenant 5 grands maux : le trafic de drogue, trafic d'armes, de prostitution, de réseau criminel, de criminalité financière. Les paradis fiscaux sont les enfers de la cupidité humaine.
Et puis il y a aussi la courbe fiscale (1) à considérer car on voit que le 4% sous le 1% ne paie pas l'impôt à proportion des facultés contributives (zone ou la courbe redescend pour signaler la fin de la progressivité des prélèvements , le 1% et le 0,1% sont eux dans la fraction franchement descendante de la courbe, les ultra-riches dehors).
A poursuivre
Christian Delarue
Altermondialiste et syndicaliste aux finances
https://amitie-entre-les-peuples.org/IMG/pdf/courbe_fiscal_en_cloche.pdf
Sur site CADTM lire :
https://www.cadtm.org/Penser-l-oligarchie-la-classe-dominante-et-le-peuple-classe