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Billet de blog 7 févr. 2017

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Les hommes politiques ont-ils conscience... ?

Dans un monde idéal, les femmes et les hommes politiques, démocratiquement élus, sont censés représenter le peuple pour gouverner notre pays,et ce, pour le plus grand bien de tous. À la lueur des récents événements autour de la présidentielle, une telle phrase relève d'un utopisme délirant, d'une cécité absolue ou d'une bêtise crasse. Pour ma part, je choisis d'être un utopiste assumé.

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Vision globale:

Nous vivons dans un systéme mondialisé où la finance domine et détient le vrai pouvoir. Cette finance est représentée par les grands groupes bancaires et les multinationales géantes, qu'elles soient dans le numérique, l'énergie ou la communication. 

Ces grandes sociétés sont dirigées par une élite soigneusement sélectionnée dans un sérail de nantis, formée dans de grandes écoles parfaitement formatées. 

Nos femmes et hommes politiques et les ténors de nos médias viennent pour la plupart du même milieu et des mêmes écoles.

Ils se connaissent bien, naviguent d'un univers à l'autre comme des poissons dans l'eau, miment de s'affronter pour mieux s'entendre sur le partage des richesses et du pouvoir ... exclusivement entre eux.

La démocratie n'est plus qu'une duperie qui manipule le peuple et la politique un spectacle.

On est bien loin du monde idéal d'une vraie démocratie et de politiques représentatifs du peuple souverain.

Et pourtant, me direz vous, nous votons. Nous avons toujours le pouvoir de choisir!

Caricature désespérante ou triste réalité 

Voter? pour qui?

Le suffrage universel pose beaucoup de questions. Avant de choisir pour qui l'on vote, la démocratie voudrait que l'on puisse voter en exprimant notre désaccord avec les candidats en lice.Et cela, sans être obligé de se réfugier dans les extrêmes ou l'abstention.  Le vote blanc doit être reconnu comme suffrage exprimé, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. 83% des français le souhaitent mais l'immense majorité des politiques le redoutent et font barrage.

il conviendrait également de mettre en place pour les législatives un mode de scrutin proportionnel qui respecte les vrais équilibres de la nation.

Ensuite il faut que les choix exprimés par ce suffrage ne soit pas manipulés ou pietinés comme cela a été le cas pour le référendum sur la constitution européenne. Le choix du peuple n'étant pas le bon pour nos élites, elles ont repris la main en la soumettant, sous la forme à peine déguisée du traité de Lisbonne,aux votes des députés qui on pris la décision inverse. C'est, au delà de l'escroquerie intellectuelle, la preuve de la non représentativité de cet aréopage.

Qui dit scrutin, dit candidats, et, en principe, programmes. Depuis peu, cela veut dire aussi primaires! Là encore, beaucoup à dire.

Historiquement, le choix des candidats était parfaitement verrouillé par les partis dits de gouvernement. Ces "grands partis" choisissaient  leur champion et sélectionnaient les petits candidats en manipulant les 500 signataires nécessaires pour se présenter à une présidentielle. Demandez à Alexandre Jardin ce qu'il en pense.

Aujourd'hui nous avons droit à la comédie des primaires. Là encore, les candidats sont choisis par les appareils des partis et certains sont écartés car pouvant poser de bonnes questions. Mais les français commencent à se rebeller contre la bien pensance que leur distillent médias et sondeurs. 

Regardez la place réservée à Fillon quand "tous" ( en fait notre élite) pensaient à un combat Sarkozy Juppé.

Pire encore le sort réservé à Benoît Hamon loin derrière un Valls donné favoris !

Je ne parle même pas de la sortie au premier tour de Mme Duflot chez les verts.

Autour de Fillon, les différents courants de la droite et du centre, meurtris par les joutes des primaires, ont eu à peine le temps de se mettre en ordre de marche, que le Cyclone Pénélope a tout explosé. Le candidat de la probité, pris les doigts dans la confiture,  tente de s'en sortir en niant l'évidence. Il prône le " moi ou le chaos" de ceux qui n'ont plus d'autres arguments que l'intransigeance et le cynisme.

A ce sujet, étonnant billet que celui de Régis Desmarais sur l'assasinat politique de Fillon. L'auteur présentent Fillon comme un candidat anti système !!!! Sans rire? Sans compter que ce billet à très bien été instrumentalisé par les réseaux Filloniste pour faire croire que Mediapart prenait sa défense ?En fait, c'est Monsieur Fillon, et toutes celles et ceux qui le soutiennent, qui assassinent la démocratie et le suffrage universel.

La communauté internationale se moque de l'état de déliquescence de notre monde politique. En particulier les états scandinaves chez qui la démission et la condamnation unanime de Mr Fillon n'auraient pas fait un pli.

Voter? Pour quoi?

Au delà des candidats il y a leurs  programmes.

Certain éluderaient le sujet en prétextant que les programmes ne sont que des promessses jamais tenues. C'est hélas souvent vrai!

Le champion est sans nul doute Emmanuel Macron qui mobilise les foules, attire les pros de la politique en mal d'investiture ou les "élites" de la société civile voulant tâter du pouvoir pour mieux servir leurs intérêts SANS AUCUN PROGRAMME.

Si il y a bien un candidat du système, c'est bien lui. Et toutes celles et ceux qui tirent le meilleur parti de ce système l'on bien compris.

Issu du sérail , formé au moule de la finance spéculative, financé par les grands groupes, partisan d'un libéralisme échevelé et soutenu par les médias appartenant à ses amis , Mr Macron a tout pour réussir. Tout, sauf les voix du peuple qu'il tente pourtant d'hypnotiser. 

Car un programme court et simple c'est efficace. Regardez Mme Lepen : ses ennemis sont là mondialisation économique et l'islamisme. Sa réponse: La France aux Français . Point. Ça faire peur et en même temps ça fait 20 à 30% d'intentions de vote. UN CAUCHEMAR !

Heureusement, il reste des programmes qui s'appuient sur une bonne analyse de la situation et qui font des propositions innovantes.

A ce titre celui de Jean Luc Mélenchon ne manque pas d'intérêt. D'abord parce qu'il pose la question environnementale comme essentielle et la conversion énergétique comme une priorité. 

Mais seul Benoît Hamon ose dénoncer le dogme hystérique de la croissance et du plein emploi comme étant une imposture majeure.

Concevoir dans un monde aux ressources finies une croissance infinie: il faut être fou ou économiste !

Nul ne peut nier que le numérique et la robotisation supprimeront à terme des milliers voire des millions d'emplois. Certes la conversion énergétique en créera un grand nombre mais le solde sera négatif. Il nous faudra changer nos modes de vie, partager le travail et les richesses, préserver notre environnement et en particulier notre bien commun: l'eau, l'air, les terres agricoles.

Bien évidemment le programme de Benoît Hamon a besoin d'être enrichi et affiné. Nombre de ses propositions font rêver mais peuvent devenir réalité. Le revenu universel c'est la sécurité sociale du XXIeme siècle. Qui aurait imaginé dans la France ruinée de 1945 un projet si magnifique qui coûte aujourd'hui plus de 450 milliards d'Euros et reste un modèle de solidarité?

Je ne sais pas si Benoît Hamon sera le meilleur président pour le FRANCE de demain, mais je l'espère! Il est porteur d'espoir pour tous les jeunes. Il tourne le dos aux vieilles recettes éculées que les gouvernements Sarkozy /Fillon et Hollande/Valls ont mis en pratique avec le succès que l'on sait. 

Sans doute, pour que tout ceci devienne une réalité tangible, faudra-t-il que Hamon, Mélenchon et Jadot s'entendent. Qu'ils constituent une force de progrès qui fasse barrage à l'ultra libéralisme de Macron, aux archaïsmes réactionnaires de Fillon ou au populisme xénophobe du FN.

Et, s'ils gagnent, ce que j'appelle de tous mes vœux, faudra-t-il  encore faire élire des députés honnêtes et exigeants pour mettre en place démocratiquement ce programme. Des députés  et des sénateurs capables de s'effacer devant une sixième république qui garantissent plus de démocratie.

Des députés et des sénateurs propres, pas soudoyer par les lobbyistes, pas employeurs de leur famille, pas centrés sur leurs privilèges et leurs carrières. En un mot des représentants du peuple choisi par le peuple et pour le peuple.

Certes, cela demande un sérieux  renouvellement de la classe politique !!! ON PEUT RÊVER . ALORS VOTONS.

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