Il me semble incontestable que Dominique Strauss-Kahn a partie lièe avec les intérêts financiers des plus grands groupes économiques français et internationaux. Les Pincon-Charlot viennent de montrer dans "Le président des riches" à quel point il est associé aux cercles de pouvoir de la très grande bourgeoisie française. Il a été nommé au F.M.I avec le soutien de Nicolas Sarkozy et il est évident qu'il est impossible d'arriver à la direction d'un tel organisme si l'on présente le moindre risque pour les intérêts du grand capital. Les plans d'assainissement qu'il impose à la Grèce et à l'Irlande sont bien des plans d'austérité drastiques pour les classes populaires visant à faire que les banques retrouvent le moindre centime d'euros des spéculations scandaleuses auxquelles elles se sont livrées. On nous présente l'arrivée de Dominique Strauss-Kahn à la présidence de la république, en France, comme inévitable et comme seul moyen de faire un barrage de gauche à Nicolas Sarkozy et au Front National. Cependant, comme les Pincon-Charlot, j'ai la conviction que l'arrivée au pouvoir en France d'un homme dont toute la carrière d'avocat d'affaire et de dirigeant du F.M.I s'est faite au service des plus riches aboutirait à une nouvelle, très profonde et catastrophique déception dans le peuple de gauche et les classes populaires.
Je ne veux absolument pas dire que, à part D.S.K, le parti socialiste est authentiquement un parti de la réforme au service des classes populaires. Les positions de François Hollande sont exactement de même nature que celles de DSK et Martine Aubry, qui a une teinture légérement plus gauche, consacre toute son énergie à rendre possible l'arrivée de D.S.K en maintenant le planning de désignation du candidat socialiste qui convient le mieux à D.S.K.
Cependant, il me semble que la figure de D.S.K est particuliérement emblématique de la confusion gauche/droite et que s'il était possible d'arriver à obtenir qu'il renonce à être candidat, cela constituerait un signal fort pour la direction du parti socialiste de la nécessité de s'ancrer davantage à gauche.
Dans cette situation, on entend toute une partie du peuple de gauche dire "Je ne voterai pas D.S.K au deuxième tour. J'ai déjà voté Chirac. On ne me fera pas le tour une deuxième fois".
Cependant, si nous laissons les choses en arriver là, beaucoup d'entre nous finiront malgrè tout par se boucher le nez et par préférer D.S.K à Sarkozy ou à Marine Le Pen.
Et c'est bien la-dessus que comptent les dirigeants du parti socialiste, c'est bien pour cette raison qu'ils ne s'inquiètent pas trop des philippiques de Mélenchon...."Malgrè tout ce qu'ils disent cela s'arrangera au deuxième tour...."
Je considére que c'est maintenant qu'il faut agir pour empêcher que D.S.K soit retenu comme candidat du parti socialiste
Je considére que c'est maintenant qu'il faut mener le travail citoyen sur cette question car, entre les deux tours de la présidentielle, il sera beaucoup trop tard et nous risquons de n'avoir le choix qu'entre deux solutions catastrophiques.
Malgrè les apparences, ni Jean-Luc Mélenchon ni le P.C ni les verts ne veulent mener vraiment ce combat . Ils veulent polémiquer avec D.S.K, essayer de l'affaiblir pour être, eux, plus fort au premier tour mais le souci partisan de préserver leurs sièges de députés, leurs mairies demain, les empêche de dire clairement " EN AUCUN CAS, NOUS NE VOTERONS POUR D.S.K au deuxième tour d'une élection présidentielle"
Pourtant, la seule chose qui pourrait changer le choix qui se dessine dans le parti socialiste, c'est la conviction que 5, que 10 que 15% des électeurs leur feront défaut au second tour de la présidentielle s'ils font le choix de D.S.K comme candidat.
Dans cette situation, je ne vois comme solution qu'un mouvement citoyen, une pétition, un appel dans lequel un nombre que je rêve évidemment considérable d'électeurs diraient au P.S : "Attention, si vous faite le choix de D.S.K, nous faisons la promesse qu'en aucun cas nous ne voterons pour lui au deuxième tour"
C'est aujourd'hui qu'un appel citoyen de ce type devrait voir le jour et non pas lorsque tout sera joué.