Du sang neuf au sein du Conseil d’Analyse Economique : il était temps

 Selon l'Agefi, Matignon va resserrer de 36 à 28 le nombre d'économistes membres du CAE dont le rôle est d'éclairer les choix du gouvernement.

 

Selon l'Agefi, Matignon va resserrer de 36 à 28 le nombre d'économistes membres du CAE dont le rôle est d'éclairer les choix du gouvernement. A moins nombreux, ils seront sans doute plus intelligents pour conseiller un gouvernement qui navigue à vu. Car combien d'entre eux se sont-ils creusés la tête pour anticiper et préparer le gouvernement à cette crise ? A la lecture leurs publications, presqu'aucun.

Parmi les membres, des cumulards de nombreuses fonctions (des conflits d'intérêts ?) mais pas de traces d'un Jorion ou Gréau ni d'un Lordon évidemment. On espère que cette confrérie de taupes ne coûte rien au contribuable.

Il y aurait 14 départs et 6 arrivées dont des jeunes.

Il est vrai que la composition du CAE était assez consanguine avec le pouvoir ou le monde des affaires, on s'en doute, mais surtout le CAE était devenu un club de sexagénaires dont la moyenne d'âge n'est pas représentative du monde économique et salarié comme le souligne cette étude de la société Arkoya.

Effectivement, les principaux économistes sont peut-être "sages" par leur âge car quasiment tous approchent ou dépassent les 60 ans. En son sein, il n'y a pas, ou trop peu de représentants des nouvelles générations.

Parmi les jeunes entrants : Emmanuel Farhi, professeur à Harvard, Xavier Gabaix, professeur à la New York University ou encore Hélène Rey à la London Business School pour la touche féminine. Bref, une influence anglo-saxonne non dissimulée. Une idée qui pourrait être à double tranchant pour nous aider ou mieux nous enfoncer dans une guerre économique non dite.

Le rôle des économistes doit être d'expliquer le monde des entreprises et des échanges de biens et services. Mais n'oublions pas que derrière l'économie se cache la philosophie ou même la politique et les religions.


 

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