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Billet de blog 14 janv. 2022

Anéantir de Michel Houellebecq : une quatrième de couverture de 733 pages

A ce rythme-là, le prochain prix d’histoire de l’Académie française sera attribué à Eric Zemmour et le Nobel de littérature à Marc Levy.

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Aujourd’hui, jour de la sortie du dernier Houellebecq[1], le tapage médiatique, la lourde communication éditoriale en mode tête de gondole de grande surface et les articles thuriféraires de Libé, du Monde, du Point, de l’Express, de La Croix ou de Marianne, ont eu, depuis un moment déjà, raison de mon envie fragile de lire le roman. Malgré tout, comme tout bon flâneur de librairie, arrivé devant le dernier Houellebecq exposé en quatre rangées et trois colonnes sur le présentoir principal, je prends un exemplaire et machinalement je le retourne pour lire la quatrième de couverture ; pas de quatrième de couverture, curieux…peut-être en troisième…pas plus. En page 733 je trouve les remerciements de l’auteur, écrits simplement, plutôt sympathiques et chaleureux, destinés à des médecins qui l’ont aidé à documenter son roman. L’auteur dont je comprends sans surprise qu’il est hypochondriaque, conclut par une recommandation à ses collègues écrivains : « Au fond, les écrivains français ne devraient pas hésiter à se documenter davantage ; beaucoup de gens aiment leur métier, et se réjouissent de l’expliquer aux profanes. Je viens par chance d’aboutir à une conclusion positive ; il est temps que je m’arrête. » Qu’annoncent ces remerciements aimables et optimistes que l’on ne lit en général jamais ?Une histoire autour du monde médical, de la maladie, de la mort ? En ces temps interminables et incertains d’épidémie ai-je envie de lire ça ? Et puis cet étrange conseil en documentation préalable à l’écriture d’un roman, comme si l’auteur que l’on dit à la hauteur de Balzac, n’avait découvert qu’à son huitième roman la nécessité de l’ancrage dans le réel de toute fiction dans la tradition des frères Goncourt…curieux, encore.

Collection Harlequin 

Puis, en feuilletant les dernières pages du livre, je me souviens que je dois l’acheter pour en faire une recension, alors, comme par jeu, je continue ma lecture entamée à l’envers, à rebours[2]pour reprendre le titre d’un roman de Huysmans que Houellebecq affectionne. Je lis les deux derniers paragraphes du roman : « Je ne crois pas qu’il était en notre pouvoir de changer les choses, dit-il enfin ». Il y eut un coup de vent glacial, il la serra plus fort contre lui. « Non, mon chéri. » Elle le regardait dans les yeux, souriante à moitié, mais quelques larmes brillaient sur son visage. « Nous aurions eu besoin de merveilleux mensonges. ». Par réflexe, je vérifie l’éditeur, c’est bien Flammarion et pas la collection Harlequin du groupe Hachette. Plus loin, toujours à rebours, on comprend que ce dernier dialogue est celui d’un couple de grand bourgeois qui se balade en forêt de Compiègne, un jour lumineux de Toussaint, après avoir déjeuner au restaurant Le bistrot du château. Je vérifie sur mon téléphone portable ; Houellebecq s’est bien documenté : l’établissement est classé 8epar Trip Advisor sur les 86 restaurants de Compiègne, menu à 37 euros sans les boissons. L’homme est en phase terminale d’un cancer mais la vision de sa femme en string dans leur bel appartement parisien en face du parc de Bercy le fait encore bander. Des phrases convenues sur la mort de la nature qui annonce la résurrection, les dernières couleurs de l’automne en forêt qui préfigurent la triste grisaille de l’hiver, et des dialogues tout aussi convenus avec les médecins hospitaliers (dont le meilleur professeur dans le domaine, bien évidemment) qui lui annoncent que le pronostic vital est engagé après l’échec de la chimio. Je lis en diagonale les cinquante-cinq pages du septième et dernier chapitre, divisé en six sous chapitres, elles sont du même tonneau : une écriture plate et efficace, des références à Conan Doyle, ça pose chic anglais, ambiance décadente impériale anglaise, tweed et cottage, qui occupent le malade pendant ses transfusions ou qui introduisent les lignes décrivant une des dernières fellations de sa compagne. Ajoutons quelques préoccupations métaphysiques ou religieuses sur la signification de la mort, l’intérêt de la levrette ou de la missionnaire pour faire l’amour, on apprend que tout compte fait, il préfère le faire de côté et, à l’occasion d’une visite à la Salpetrière, des réflexions sur les massacres révolutionnaires de septembre 1792 qui permettent au narrateur un parallèle entre les baby-boomers des années cinquante et la jeunesse romantique post napoléonienne, deux générations en réaction à deux accidents de l’histoire : le nazisme et la révolution française que Houellebecq, l’air de rien, met au même niveau.  A ce rythme-là, le prochain prix d’histoire de l’Académie française sera attribué à Eric Zemmour et le Nobel de littérature à Marc Levy. Je me décide finalement à acheter le livre en me disant qu’un manuel de lecture rapide m’aidera à venir à bout des 678 pages qui me restent à lire ; je l’aurai ainsi lu en entier, le minimum d’honnêteté que l’on doit au lecteur d’une recension.

Ennemi public

La carte et le territoire[3], Le cinquième roman de Houellebecq, m’avait intéressé, la métaphore de la carte routière Michelin qui sous-tend la narration m’avait plu, ainsi que le côté polar, mais la fin en queue de poisson, comme si Houellebecq n’avait pas su conclure son scénario m’avait agacé. Il se moque du lecteur avais-je pensé. Je n’ai aucun souvenir des Particules élémentaires[4]et de Plateforme[5]que je sais avoir lus à leur sortie et que j’ai retrouvés dans ma bibliothèque. On m’avait prêté Soumission[6]qui ne valait pas tripette, en tout cas pas le tintamarre intellectuel, politique et médiatique autour d’un texte opportuniste, façon roman politique d’anticipation, dans l’air du temps, qui en définitive était moins un brûlot islamophobe qu’une critique désabusée d’une sorte d’abdication morale et intellectuelle de l’Église et de la gauche. Pas de quoi fouetter un chat, donc. En revanche j’avais pris plaisir à lire le genre épistolaire de sa discussion avec Bernard Henri Levy[7]où dans la première lettre qu’il envoie au philosophe chevelu, chemise et entartrage blancs, il se décrit ainsi au deuxième degré : « Nihiliste, réactionnaire, cynique, raciste et mysogine honteux (…) Auteur plat et sans style, je n’ai accédé à la notoriété littéraire que par suite d’une invraisemblable faute littéraire commise par des critiques déboussolés. » On a envie d’ajouter lucide ; la perte d’orientation des critiques littéraires pour ce qui le concerne semble être toujours d’actualité. La suite de cette correspondance est plaisante à lire, on sourit souvent, elle montre deux personnes érudites, deux beaux esprits, précieux, ironiques, méditant sur Baudelaire et Dante, passant de considérations littéraires sur l’eczéma à la bataille de Borodino, de Sollers à leurs pères respectifs, comme dans un monde d’hier quand les rentiers qui s’ennuyaient avaient le temps de s’occuper uniquement d’eux-mêmes. Ce doit être le monde réel dans lequel vit Houellebecq qui apparait dans ces lettres comme un type sympa. C’est son monde, ne le lui reprochons pas, c’est celui d’où il pense notre société avec le regard désabusé d’un esthète en robe de chambre. C’est à se demander si son objectif n’est pas simplement une écriture de rente, comme on le dit d’une agriculture de rente coloniale, afin de vendre des livres grand public et d’encaisser des droits d’auteur en s’adressant en premier lieu à un landerneau germanopratin hors-sol fait d’éditeurs, de journalistes, d’artistes de cour, autant de précieux et de précieuses ridicules, qu’au fond il méprise. Et ça marche, il doit se faire un pognon de dingue, dirait l’autre, qu’il courtise probablement.  

Hyper documentation

Rentré chez moi, je m’engage dans la lecture du roman, cette fois-ci dans le bon sens. Il s’ouvre sur le dessin d’un pentagone avec en dessous un texte illisible que je ne cherche pas à déchiffrer. Je me motive et je décide de lire d’une traite les 131 pages du premier chapitre divisé en onze sous-chapitres. A n’en pas douter Houellebecq s’est documenté tout azimut pour écrire Anéantir. A partir du pentagone, le roman démarre façon ésotérique, en mode Da Vinci code dans le métro parisien pour évoluer vers le monde digital des geeks et des hackers de tous poils qui tentent de décrypter une vidéo qui circule sur la toile, menaçante pour le ministre des finances, potentiel candidat aux présidentielles de 2027. Puis le texte de Houellebecq évolue vers les appartements privés du ministre à Bercy, l’occasion de considérations sur la différence entre les expressions baiser et faire l’amour, le prix et la qualité des sandwichs Daunat et sur les différents produits alimentaires véganes. Plus loin on lit un publi-reportage éthiopien  sur la vocation internationale d’Adis Abeba, on regrette qu’il ne se soit pas mieux documenté sur cette ville à la topographie si particulière, perchée à 2500 mètres d’altitude avec ses églises coptes, il aurait pu ajouter au moins deux pages, mais au passage il nous prescrit quelques clichés sur les prostitués africaines qui cherchent « de la bite occidentale » ; suivent les okapis en Iturie et l’insignifiance des délégués de l’Union Européenne que le narrateur croise dans les aéroports. Là je souris…ça me parle. Au sous-chapitre 5, le livre me tombe des mains, elles me permettent toutefois après quelques minutes méditatives de reprendre mon courage pour continuer la lecture de ce qui ressemble de plus en plus à une sorte d’almanach Vermot littéraire. Je commence par trois pages interminables sur les ascenseurs et la numérotation des étages du ministère des finances et sans autre transition qu’un coup de téléphone que Paul reçoit, (le narrateur, un énarque quinquagénaire de Bercy, celui qui sera atteint d’un cancer à la fin du roman), on se retrouve alors en plein drame familial, l’hospitalisation du père de Paul, l’occasion pour le lecteur de mieux connaître la toponymie de Lyon, la manière de réserver un TGV sur internet et d’améliorer ses connaissances sur les accidents vasculaires cérébraux. On enchaîne ensuite avec un peu de sociologie hospitalière, des réflexions sur la prière chez les gens qui « ne sont pas du genre à s’endormir en lisant Wittgenstein », sur la place de la femme bourgeoise dans l’évolution des tâches ménagères et sur la signification sociale de descendre dans un hôtel Ibis plutôt qu’au SOFITEL. Sous-chapitre 7, page 81, je m’approche de la première étape que je me suis fixée, il ne me reste plus que cinquante pages à lire.

J’hésite à imposer au lecteur de cette recension la suite des observations incidentes que la trame du récit permet à l’écrivain qui s’est documenté, rappelons-le. D’ailleurs je ne saisis toujours pas à ce niveau de lecture où il veut en venir dans cette histoire, c’est peut-être une qualité littéraire, après tout. Sans être exhaustif, citons : les qualificatifs traditionnels donnés aux fleuves en France et le souvenir de la contraction érotique sur son sexe de la chatte de la petite amie bouddhiste que le narrateur avait fréquentée dans sa jeunesse. Ce passage est l’occasion d’évoquer la mort chez les Tibétains et l’administration de l’extrême onction depuis Vatican II.  Ajoutons, des réflexions sur la paternité, le croquis de la maison que Paul a retapé dans le Beaujolais, on apprend aussi que les enregistrements de cris de Baleine que sa femme met à fond dans leur appartement parisien ne dépassent pas la ligne rouge de la gestion bourgeoise du naufrage du mariage d’un couple de CSP ++. A la fin de ce chapitre on retrouve la trame de l’histoire : les pentagones et les vidéos menaçantes qui permettent à Houellebecq de montrer qu’il s’est bien documenté sur le fret maritime entre la Chine et l’Europe et sur les torpilles de nouvelles générations. Sur fond de menace terroriste dans la campagne présidentielle, au ministre des finances, genre Bruno Lemaire, le présentateur populaire d’un talk-show d’une télévision privée à audience élevée, façon Hanouna, est finalement préféré par le parti du président de la République. Une dernière page documentée sur l’histoire de la chapelle Notre Dame de la Nativité à Bercy puis quelques lignes sur Paul qui apprend sur le quai de la gare de Mâcon, que son père est sorti du coma et j’ai fini la lecture du premier chapitre. J’allais oublier, le TGV que Paul a pris, est passé en gare de Chalon-sur-Saône à 321 km/h.

 Polar sans intérêt et romance médicale

Le second chapitre se concentre sur l’histoire médico-familiale de Paul dans sa maison du Beaujolais et à la clinique où est hospitalisé son père. Dans le troisième, le volet politique du roman reprend le dessus et Paul se rapproche affectivement de sa femme. La dimension ésotérique en mode sataniste continue dans le chapitre quatre où Paul se fait faire une fellation par sa nièce sans savoir que c’était elle au moment de la prise de rendez-vous sur un site spécialisé. On y suit des personnages secondaires qui gravitent dans la restauration d’antiquités ou qui travaillent en EPAHD sans faire vraiment le lien avec la narration centrale, dont on ne sait plus bien s’il s’agit d’un banal polar politique ou d’un insignifiant roman familial. Dans le chapitre cinq, les choses s’accélèrent, les différents sous-récits du roman se rejoignent : la campagne électorale, la famille de Paul, la menace terroriste, un attentat. Au sixième chapitre, Houellebecq abandonne le scénario politique et raconte l’histoire de Paul qui découvre son cancer avancé de la mâchoire en allant chez son dentiste. J’ai déjà lu le septième et dernier chapitre, je ferme le livre et je le range dans ma bibliothèque.

Finalement ce roman oscille entre un thriller politique sans imagination qui mériterait au mieux sa place dans le rayon « les polars de l’été à la plage », s’il avait été publié en juin, et une romance crépusculaire sur un couple de bourgeois dont le mari meurt d’un cancer, un récit documenté grand public dans ses aspects médicaux. Tout cela se lirait facilement si le texte n’était entrelardé de commentaires qui, mis bout à bout, forment un chapelet de considérations en mode sociologie de comptoir, de clichés et de plusieurs copiés-collés de Wikipédia.  En fait deux romans pour le prix d’un, qui auraient pu être écrits en 33 pages avec 700 pages de notes. J’ai du mal à comprendre l’enthousiasme d’une bonne partie de la critique. Quelque part j’ai lu que Houellebecq était un entomologiste de notre société française. Peut être mais spécialisé dans les coléoptères coprophages, les bousiers notamment, ces jolis scarabées noirs métalliques du désert qui poussent devant eux des boules de déjection d’herbivores. Dans La Croix un Dominicain exalté voit dans Houellebecq le dernier grand écrivain catholique. N’est pas Léon Bloy qui veut. Quelques considérations religieuses convenues sur la mort et le salut ne font pas un mystique. Extension du domaine de la turlutte[8]pour le Canard Enchaîné, toujours pertinent. Un roman génial ? Une description minutieuse de notre société ? J’opterai plutôt pour un attrape couillon, je me suis documenté : j’en fait partie.

[1]Anéantir. Michel Houellebecq.Flammarion 2022

[2]A Rebours. Joris-Karl Huysmans.1884. Folio Classique. On suit y suit un antihéros maladif, esthète et excentrique dans une ambiance décadente fin de siècle

[3]Michel Houellebecq. La carte et le territoire.Flammarion 2010

[4]Michel Houellebecq. Les particules élémentaires.Flammarion 1998

[5]Michel Houellebecq. Plateforme. Flammarion 2001

[6]Michel Houellebecq. Soumission. Flammarion 2015

[7]Michel Houellebecq, Bernard henry Lévy. Ennemis publics.  Flammarion, Grasset et Fasquelle, Paris 2008.

[8]Michel Houellebecq. Extension du domaine de la lutte. Éditions Maurice Nadeau. 1994

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