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Billet de blog 23 oct. 2021

Disruptions franco-africaines

Pour détourner un avion, il faut monter dedans, dit-on. En acceptant le 8 février 2021 la lettre de mission du président de la République, Achille Mbembé est monté dans l’avion des relations Afrique-France avec la ferme intention de le détourner. L’avion des relations entre la France et l’Afrique n’a pas été dévié d’un pouce, il a simplement changé d’altitude.

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Pour détourner un avion, il faut monter dedans, dit-on. En acceptant le 8 février 2021 la lettre de mission du président de la République, Achille Mbembé est monté dans l’avion des relations Afrique-France avec la ferme intention de le détourner. Emmanuel Macron lui commandait un rapport[1]pour refonder une nouvelle fois les relations entre la France et l’Afrique et l’organisation d’un échange avec onze jeunes Africaines et Africains à l’occasion du vingt-huitième sommet France-Afrique. Le rapport et le débat de Montpellier du 8 octobre feront ils bifurquer le bon vieux Breguet 14 de la ligne Toulouse-Dakar de la mythique Aéropostale ou auront-ils simplement permis à Achille Mbembé de lustrer les épaulettes du chef de cabine de la classe affaire du vol Air-France Abidjan-Paris du 8 janvier 2020 alors que Laurent Barthélemy un élève de 4edu lycée de Yopougon mourait dans le train d’atterrissage de l’appareil en voulant quitter son pays pour la France ?

Y-aller ou pas ?

Achille Mbembé est l’auteur d’ouvrages vigoureux qui décrivent la domination post coloniale sur un continent s’enfonçant chaque jour dans le déni des droits, la misère, les guerres et la violence du nouvel ordre du monde qui émerge. Achille Mbembé voit une même trajectoire dans l’esclavage, la colonisation, les indépendances sous tutelle et le pillage contemporain des ressources du continent. Dans ce contexte la généalogie de la figure du nègre montre une construction historique qui nous éclaire sur notre humanité en mutation. « Le devenir nègre du monde »,annonce Achille Mbembé : un monde organisé comme un immense apartheid planétaire où le facteur discriminant ne sera plus la couleur de la peau mais celui de la capacité financière. D’un côté, quelle que soit la pigmentation, celles et ceux qui consommeront, qui bénéficieront du progrès, de la main invisible du marché et de la technologie, celles et ceux qui auront les moyens de s’adapter au changement climatique et qui vivront dans des régimes de semi-liberté sous contrôle digital. De l’autre, tous les autres, celles et ceux qui seront renvoyés dans des zones de non droit rendues infernales par la violence politique, l’exploitation, l’extraction des ressources naturelles, les cultures de rente et les catastrophes naturelles. Les murs qui sépareront l’humanité dans des territoires en peau de léopard sont déjà en construction. Alors beaucoup ont du mal à comprendre comment le contempteur du post-colonialisme peut servir la soupe au post-colonisateur, à moins que ces deux-là n’habitent déjà du même côté du mur avec les onze jeunes invités le 8 octobre.

Peu de temps après le sommet, Achille Mbembé s’en est expliqué dans un article[2]intitulé : Afrique-France : la disruption. A travers ce clin d’œil complice à Emmanuel Macron, il explique que les mutations du nouvel ordre du monde exigent une rupture dans les anciennes figures des relations France Afrique pour en faire surgir une forme renouvelée respectueuse des « trajectoires interindividuelles, familiales et professionnelles, c’est-à-dire dans sa densité́ humaine ». Selon lui, et cela même si c’était dans le vieux cadre poussiéreux et vintage années 70 des sommets France-Afrique, il fallait accepter cette main tendue du président disrupteur qui aurait déjà donné quelques signes d’ouverture : le discours de Kigali, le rapport Stora sur nos mémoires franco-algériennes ou la restitution d’œuvres d’art pillées pendant la colonisation. Malgré les contradictions de l’exercice et les critiques qui allaient pleuvoir dru, il fallait saisir cette occasion de faire entendre la nouvelle « critique intergénérationnelle en cours à l’intérieur même du continent».

Disruption à tous les étages

On ne peut pas nier qu’il a réussi sa disruption dans une partie du landerneau des habitants de la Françafrique. Pas les profiteurs, affairistes, entrepreneurs, politiques, diplomates, émissaires et hommes de l’ombre mais les contempteurs du système, militants des droits de l’homme et de la solidarité internationale, associatifs et intellectuels. Pragmatiques, les premiers ont compris depuis longtemps qu’ils doivent s’adapter à la nouvelle donne géostratégique pour continuer leurs juteuses affaires dans le sillage de la diplomatie économique de la France. Leur mutation à l’échelle européenne est en cours. Les seconds, disruptés à cause de la défection de l’une de leurs élites éclairées, se rendent compte que l’unique objet de leur ressentiment qui fonde tous leurs discours, est un concept qui ne résume plus la réalité des relations en notre pays et les pays du continent, qu’il est en définitive très hexagono-centré, au mieux un imaginaire partagé avec les habitants pays d’Afrique subsaharienne francophones. Il devient analytiquement encombrant pour penser les mutations africaines.

La grande disruption sanitaire planétaire a retardé le sommet disrupteur initialement prévu en juillet. Il s’est tenu au moment où la guerre que mène la France au Sahel est sérieusement disruptée par la Russie et par des militaires putschiste. Concomitamment notre aide publique au développement qui ronronnait doucement entre experts, bailleurs, consultants, agences et ONG bénéficiaires, était fondamentalement remise en cause[3]. Cerise sur le gâteau, la disruption diplomatique permanente de notre président s’étendait aux relations franco-algériennes par des propos imprudents sur l’existence d’une nation algérienne et sur la nature de la mémoire collective des Algériens. Ces coïncidences significatives du calendrier ont donné au débat avec les onze jeunes l’image d’une opération de communication dans l’urgence, d’un film catastrophe sur le sauvetage périlleux d’un vol de ligne pris dans des turbulences pendant que les instruments de pilotage ne répondent plus les uns après les autres. On se demande si finalement ce n’est pas Achille Mbembé qui a tendu la main au premier de cordée qui dévisse dans cette partie du monde. `

Le mantra de la jeunesse

Toutes les critiques sur le principe même du sommet, son illégitimité, sa ringardise, ont été faites. Deux contre sommets, l’un à Montpellier et l’autre à Paris, ont exposé de manière documentée l’inutilité et la vanité du sommet officiel : un président français qui s’adresse à la jeunesse d’un continent passant par au-dessus de la tête des chefs d’Etat. On est presque gêné pour ces derniers. Après tout, ils sont eux-mêmes incapables de s’adresser à leur propre jeunesse sinon via des Conseils Nationaux de la Jeunesse (CNJ) qui leur font la claque et qui avaient été mis en place dans chaque pays de l’espace francophone à l’occasion du sommet Afrique France de Bamako de 2005 intitulé : « la jeunesse africaine, sa vitalité, sa réalité, ses aspirations ». La jeunesse…déjà le mantra creux, le moulin à prière des refondations successives des relations entre la France et l’Afrique. Dans une interview donnée à l’Express en juillet 2017, à propos des dérapages verbaux d’Emmanuel Macron, Achille Mbembé disait : « Il y a quelque chose de l'Afrique qui empêche la retenue ». Il doit penser la même chose du commanditaire de sa mission. Mais le sommet a eu lieu et regardons ce qui s’est passé.

Ancien militant de la Jeunesse étudiante chrétienne, Achille Mbembé applique la bonne vieille méthode de l’action catholique : il faut d’abord bien voir pour bien juger pour ensuite seulement bien agir dans le monde. En publiant son rapport deux jours avant le débat entre les onze jeunes et Emmanuel Macron, on se dit qu’il a un peu tordu le cou à la méthode. Peu importe, acceptons l’exercice qu’il nous propose, regardons le résultat de la mission : lisons le rapport et écoutons ce que nous ont dit ces jeunes en s’adressant à notre chef d’Etat.

Sans hésiter, on peut dire qu’Achille Mbembé a déconstruit l’une des facilités oratoires d’Emmanuel Macron quand ce dernier s’adressait jusqu’à maintenant aux jeunes en Afrique : lui-même et ses interlocuteurs étant nés après les indépendances, la colonisation ne serait pas plus son affaire que la leur. « Alors moi je n'appartiens pas à une génération qui a connu le colonialisme, beaucoup des jeunes qui nous le reprochent ne l'ont pas connu davantage et parfois prêtent à cette époque les difficultés d'aujourd'hui[4] ».Dans un article de 2020[5], Achille Mbembéfaisait remarquer qu’Emmanuel Macron, disciple de Paul Ricoeur, oubliait qu’il existe une relation entre la mémoire et l’imagination et que cet oubli autorisait le président à penser que l’imaginaire des nouvelles générations africaines n’intégrait pas les traumatismes de la colonisation. Les onze de Montpellier lui ont démontré l’inverse : le joug colonial imposé à leurs grands-parents nourrit leur imaginaire : « votre marmite est sale monsieur le président », « le passé est toujours présent, monsieur le président ».

Un rapport sauce gombo

Achille Mbembé a intitulé son rapport :les nouvelles relations Afrique France, relever ensemble les défis de demain. Un titre plutôt convenu, pas trop disrupteur pour le coup. Le contenu l’est-il ? Pas beaucoup plus, mais on supposera que ce n’était pas l’objectif du rapport. Cent-quarante pages (sommaire et bibliographie comprise), un peu moins que le rapport Stora, une introduction didactique, six parties dont la dernière avec treize propositions. On sent que les treize membres du comité « des dialogues » (sept hommes, six femmes) ont voulu faire un travail à la fois exhaustif et synthétique, même si on se perd un peu dans l’articulation des parties. Dans les premiers chapitres, la vaste fresque environnementale, climatique, culturelle, démographique, artistique, digitale, politique, sociétale, historique, d’un continent berceau de l’humanité, donne un ton prophétique au rapport. On en sort un peu comme quand on achève la lecture d’un essai d’Achille Mbembé, avec le sentiment que les problèmes à résoudre sont tellement immenses et complexes qu’il n’y a plus grand-chose à tenter et on se dit que les treize propositions ne sont pas à la hauteur des enjeux. Nulle part il n’y est question de rupture ou au minimum de bifurcation du modèle capitaliste financier. On reconnait dans plusieurs chapitres la plume fébrile d’Achille Mbembé qui casse les codes d’écriture de ce type de travail. Ceux qui l’ont lu sont habitués à son style nerveux, ses aphorismes parfois abscons, ses néologismes souvent déroutants et ses métaphores dont on n’est pas certain du rendement pédagogique : la « fracture métabolique du continent », « l’harmattan des imaginations », le « lumpen-radicalisme »,ou encore « l’éviscération des société civile ».

La partie cinq « apurer les différends » après quelques paragraphes toniques mais un peu confus, s’étiole dans un style plus technocratique quand il s’agit du Franc CFA. On y lit les thèses connues de l’économiste disrupteur rangé des voitures Kako Nubukpo. Membre du comité « des dialogues », il est remonté dans l’avion de l’UEMOA[6]dont il avait été débarqué il y a quelques années. On sent qu’il ne veut pas froisser ses patrons, sa plume est prudente. Il s’est un moment embarqué dans l’avion du dictateur Ngassimbé au Togo, l’aéronef vintage Françafrique qui n’a pas été détourné d’un degré. Dans l’intéressante section consacrée aux entreprises on comprend la genèse coloniale des grandes maisons françaises. Bolloré y est pointé du doigt ainsi que dans trois sources bibliographiques. On se met à rêver que la récente annonce disruptive dans le landerneau économique du retrait de son groupe des activités logistiques et portuaires sur le continent est déjà un effet montpelliérain. Il pourra continuer à investir sur sa propagande néo-libérale via Canal+ Afrique qui domine les médias télé en Afrique francophone. La plupart des analyses du texte sont souvent instructives mais autant dans les parties où la critique globale d’un passé lointain permet des dénonciations générales et quelques facilités rhétoriques, autant quand il s’agit du présent, le temps conditionnel est utilisé et les adverbes viennent arrondir les questionnement plus incisifs. On reconnait quelques copiés/collés de l’AFD dans les sections plus laborieuses qui présentent les programmes français en cours dans les domaines de l’éducation, de la francophonie ou de l’entrepreneuriat. 30% des 112 références bibliographiques viennent d’institutions internationales qui participent du pillage postcolonial et 75 % des auteurs cités viennent du Nord. Même Raymond Aron a été convoqué.

Dans l’ensemble du texte les principes d’égalité, d’accès aux droits économiques et sociaux ou de solidarité n’existent simplement pas. Après la génuflexion européenne, les treize propositions à la fois pratiques et pertinentes pour certaines et incantatoires pour d’autres renforcent cette impression que les causes structurelles de la domination géo stratégique du continent et de ses habitants ne sont pas prêtes d’être affrontées. Au final, un rapport sauce gombo au fumet douceâtre, faiblement calorique avec quelques morceaux viandés que l’on a du mal à détacher de la texture gluante du petit légume traditionnel cuit dans une marmite libérale financière impossible à récurer.

Onze jeunes en colère ?

S’ils avaient dû à leur époque payer leurs études en France au nouveau tarif des masters, multiplié par vingt il y a trois ans, plusieurs de ces onze-là n’auraient sans doute pas été repérés pour aller à Montpellier. Il n’en a d’ailleurs pas été question le 8 octobre. En 2018, Achille Mbembé expliquait qu’il n’y aurait pas de Gilets jaunes en Afrique[7]parce que les « luttes sociales y sont émasculées ». Sans aller jusqu’à cette métaphore viriliste, on peut affirmer que ce jour-là à Montpellier les onze jeunes étaient plutôt policés. Assurément ils n’étaient pas des Gilets jaunes africains. Achille Mbembé n’est pas allé les chercher dans les amphis bondés des universités africaines, sur l’île de Lampedusa ou dans les quartiers déguerpis pour la construction du métro d’Abidjan. Ses onze pépites, comme il le dit, il ne les a pas trouvées dans l’enfer des sites d’orpaillage clandestins du Burkina Faso. Cela ne les a pas rendues pour autant inintéressantes et illégitimes à prendre la parole. C’est leur prétention à représenter la jeunesse africaine et à parler en son nom qui mettent mal à l’aise : ils n’en avaient pas le mandat. C’est d’ailleurs une caractéristique du concept de société civile, il y a toujours quelqu’un qui parle en son nom. Les carences de la démocratie en Afrique sont aussi à rechercher de ce côté-là. L’autoproclamé ambassadeur de la jeunesse africaine qui est intervenu depuis la salle à la fin en était une belle illustration. Un universitaire ivoirien spécialiste de géo stratégie, une communicante burkinabée qui a montré son professionnalisme en s’imposant comme l’image du sommet avec son chapeau peuhl et sa métaphore culinaire, un « jeune » politicien guinéen de 37 ans, une chroniqueuse de RFI, trois activistes de réseaux sociaux, un startupeur, deux militantes pour l’accès aux droits et un écrivain congolais, font un très beau panel de talents individuels mais pas l’image de la jeunesse africaine contemporaine que Claudy Siar l’animateur antillais de l’émission Couleurs tropicales sur RFI a voulu nous servir.

Quels sont les termes de la refondation des relations franco africaines qui ont été discutés au 28esommet Afrique-France ? Il faudrait en changer les mots, ne plus parler d’aide au développement comme on ne dit plus sourd mais mal entendant. Il faudrait baisser les coûts des transactions financières des envois d’argent de la diaspora vers le continent. Il faudrait laisser la démocratie africaine parler. Il faudrait s’adresser aux habitants du continent comme à des adultes, les laisser tranquilles et les plus si jeunes binationaux ont revendiqué l’accès aux postes prestigieux de la République. Le fond pour la démocratie dont on a tant parlé sera bien logé à l’AFD comme c’est écrit dans le rapport. Le cyber activiste sénégalais a proposé que Mo Ibrahim l’entrepreneur saoudien qui a bâti sa fortune sur la téléphonie mobile abonde le fond. Il en a les moyens, son prix éponyme pour « l’excellence et le leadership africain » de 5 millions de dollars a été attribué cette année à Mahmadou Issoufou, le président nigérien qui ne s’est pas présenté pour un troisième mandat. Emmanuel Macron a fait applaudir ce dernier comme à une distribution des prix à l’école primaire parce qu’il a respecté la constitution. On en est là en Afrique. Rappelons qu’il y a un an le même président nigérien avait fait emprisonner pendant 50 jours la journaliste blogueuse nigérienne Samira Sabou pour avoir documenté des faits de corruption de son fiston, directeur de cabinet adjoint de la présidence de la République. Notre jeune sénégalais a certainement défendu sa collègue à l’époque. Comme dans le rapport il n’a pas été question d’accès aux droits économiques et sociaux ou d’égalité. Très peu de naturel dans les interventions calibrées, sauf celle de l’écrivain congolais qui voulait bien asseoir son propos mais que l’animateur a coupé parce qu’il ne respectait pas les codes de communication. Des moments d’émotion parfois, reconnaissons-le, le tout emballé dans le papier de soie d’un « nouveau narratif qu’il faut construire ensemble »sous l’œil mouillé d’un jeune président si sincère. Une montagne communicationnelle qui accouche d’une souris refondatrice. Achille Mbembé, présent sur l’estrade au milieu des onze jeunes a été nommé sur place à la tête de la future Maison des mondes africains et des diasporas. Il est resté discret pendant les débats, minaudant et savourant le verbe de ses jeunes dont il a assuré l’instruction. On a aussi parlé des anciens tirailleurs sénégalais à la fin. Comme d’une prophétie auto réalisatrice la jeune incubatrice de talents marocaine Amina Zakhnouf a clos les interventions des onze jeunes en exhortant le président à ce que ce sommet ne soit pas vain. Bien évidemment les sceptiques et les critiques de l’opération seront des aigris, des peureux et des jaloux

Un chose est sûre, en montant dans l’avion, Achille Mbembé a fait exploser en plein vol la carlingue des sommets France-Afrique. Il est en revanche probable qu’il a contribué au sauvetage d’une partie des instruments de pilotage économique, culturel et sécuritaire de la politique africaine d’une France post-dominatrice. L’avion des relations entre la France et l’Afrique n’a pas été dévié d’un pouce, il a simplement changé d’altitude narrative. C’est déjà ça.

[1]https://www.vie-publique.fr/rapport/281834-nouvelles-relations-afrique-france-relever-ensemble-les-defis-de-demain

[2]revue en ligne AOC du 13 octobre 2021

[3]Au Sahel, l’aide française au développement arme des militaires accusés d’exactions. Médiapart 27 septembre 2021

[4]Discours d’Emmanuel Macron à Abidjan décembre 2019

[5]revue en ligne AOC janvier 2020

[6]UnionEconomique et Monétaire Ouest Africaine

[7]Le Monde Afrique. 18 décembre 2018

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