Sire et lui ? Cirelli symbole de la macronie. Black is Black.

Black, pair et rapaces. Voilà le résumé de ce que Macron si acharné à écraser l’obstination des plus lucides d’entre nous, vient de nous balancer dans la gueule avec la promotion de la Légion d’Honneur 2020. Sans foi, ni loi autre que celle rapace de la finance.

Sire et lui ? Cirelli symbole de la macronie.  Black is Black.

 Black, pair et rapaces. Voilà le résumé de ce que Macron si acharné à écraser l’obstination des plus lucides d’entre nous, vient de nous balancer dans la gueule avec la promotion de la Légion d’Honneur 2020.

Sans foi, ni loi autre que celle rapace de la finance. Noir, impair et rapace…en somme.

 Comme jadis sous l’Empire, on décore bien en Macronie la noblesse d’Empire du fric qui rend tant de service à la caste. La nomination à l’Ordre des Officiers de la légion d’Honneur promotion janvier 2020 de Jean-François Cirelli en atteste.

 BLACK = Oui le projet est sombre et va à l’encontre de toute humanité, de l’intérêt général, du sens profond de l’organisation de la société. NOIR.

 PAIR = Oui le projet est porté par ceux-là même qui sortent tous du même moule, du même monde. ENA, Finances, Grands groupes… C’est un IMPAIR majeur.

 RAPACES  = C’est en force que les charognards fondent du notre système de protection sociale dont la Sécu et les retraites sont les piliers. Oui en force, par la violence des mensonges, des manipulations et des forces de l’Ordre que le pouvoir veut imposer au peuple pour achever le travail entamé depuis 40 ans.

 Que nous enseigne l’histoire de la promotion 2020 de la Légion d’Honneur ?

Qui est-il Jean-François Cirelli pour mériter pareille distinction ?

 Né en Savoie, il y a plus de 60 ans tandis que le général revenait au pouvoir dans les valises de l’armée française en passant par l’Algérie, le jeune homme dont les parents sont hôteliers est dit-on passionné par l’histoire. Moi aussi d’ailleurs et désormais je l’enseigne.

 Ses études post bac le portent à Paris, où il fait Sciences Po, une licence de droit (et comme disait Coluche, tout le reste de travers ? ). Enfin il intègre la prestigieuse Ecole nationale de l’Administration (ENA) entre 1983 et 1985. La Deuxième droite (chère à Garnier et Janover) a déjà pris le pouvoir puisque le PS sous la houlette de Delors a entamé le « tournant de la rigueur »…

 

Haut-fonctionnaire au Trésor au Ministère de l’Economie et des finances dès 1985

 A la sortie de l’ENA, le voilà haut-fonctionnaire du Trésor au Ministère de l’Economie et des Finances. Un exemple de la future macronie en somme.  De 1985 à 1995, il débute une carrière à la direction du Trésor au ministère de l'Economie et des Finances en qualité d’Administrateur civil à la Direction du Trésor entre 1985 et 1989, puis Administrateur suppléant pour la France au Fonds monétaire international (FMI)  de 1989 à 1991, enfin Secrétaire général du Club de Paris entre 1991 et 1994, il entre à la direction du Trésor comme chef du bureau financier en 1994. Il est temps ensuite de rallier le monde politique en se mettant au service d’un camp. Ce sera celui de la droite gaulliste et du RPR parvenu aux affaires avec Chirac et sa batterie de casseroles aux fesses….

Conseiller au service de la droite au pouvoir entre 1994 et 2004

Conseiller technique auprès du président de la République sous Chirac de 1995 à 2002, En 2002, il est nommé directeur adjoint au cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, chargé des questions économiques, industrielles et sociales. Il est au cœur de la problématique des retraites aux temps de la Réforme Fillon (2003). Il occupe ce poste jusqu’en 2004. Il est donc du côté du manche…

2004, il est alors temps d’aller monnayer ses talents dans le privé

C’est ce qu’il fait très bien au moment où il faut démanteler des grands groupes EDF-GDF. Le voilà nommé vice-président et directeur général délégué de GDF-SUEZ, puis cadre dirigeant du nouveau groupe issu du démantèlement ENGIE.                                                                                                                                                                                                                           En septembre 2004, Jean-François Cirelli est en effet nommé PDG de  Gaz de France. C’est l’heure de la dérégulation des marchés, de l’ouverture à la concurrence et du grand démantèlement (il faut casser la structure et l’émietter en plusieurs entités). Vive la cotation en bourse et vive la fusion avec le groupe Suez (dirigé par le polytechnicien, énarque Gérard Mestrallet), annoncé en grandes pompes (chères sans doute les pompes, pas achetées chez Besson) en février 2006 par Dominique de Villepin. La fusion devait donner naissance à un grand leader mondial. Depuis la fusion, l'action a été divisée par trois (alors que le reste du marché a augmenté). En revanche, son salaire a bien augmenté car indexé sur le chiffre d'affaires et non les résultats opérationnels. Pas bête.                                                                                                                                                                                                                              Récompensés de ses immenses mérites du mariage fusionnel entre le gazier (crée en 1945 aux temps des nationalisations de la Libération) et l’ex compagnie bancaire devenue spécialiste de la distribution de l’eau, des ordures ménagères (crée par Ferdinand de Lesseps en 1858 aux temps du creusement Canal de Suez…) , le soldat de la finance Cirelli est  promu vice-président et directeur général délégué de GDF SUEZ.  Soit le numéro 2 du Groupe.

Entre temps, il est fait en 2009 Chevalier de la Légion d’Honneur sous Sarkozy.  

Après quelques tours de gymnastique dont les énarques pantouflards ont le secret (il démissionne de son poste de vice-président de GDF SUEZ et du groupe GDF SUEZ en  2014 puis réintègre le groupe Engie en tant que cadre dirigeant en 2015), c’est le grand saut vers le monde de la finance rapace.

Président du Fond pensions américain BlackRock France en 2016.

Le voilà donc à la tête de la branche française du plus grand rapace qui lorgne sur les milliards du système de retraites par répartition que depuis 40 ans nos élites corrompues de Delors à Macron, en passant par Juppé, Fillon, Chirac, Sarkozy, Hollande, Woerth et toute la clique, détruisent petit à petit.

BlackRock, c’est quoi au juste ?

Une société multinationale fondée en 1988 spécialisée dans la gestion d'actifs. Son est situé à New York. C’est aujourd’hui le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec près de 7 000 milliards $. La société emploie 14500 personnes et possède 70 bureaux à travers 30 pays pour une clientèle répartie dans plus de 100 pays. Une hydre, une pieuvre, un rapace, un vautour, un charognard.

Et c’est cet homme-là qui en compagnie de dizaines d’autres gestionnaires de fortunes est reçu en grandes pompes en juillet 2019 par Emmanuel Macron à l’Elysée sans doute pour expliquer comment se partager le gâteau immense d’un système de retraites vers la capitalisation.

Je résume :

  • Sciences Po puis l’ENA
  • Haut-fonctionnaire au Trésor au Ministère des finances (1985 – 2004)
  • Conseiller de la Droite chiraquienne (1995 – 2004)
  • Pantouflard à la tête de grands groupes publics démantelés dans le privé GDF-SUEZ puis ENGIE
  • Dirigeant de la branche française du plus grand Fonds de pensions américain BlackRock
  • Promotion de la Légion d’Honneur 2020 au moment de la déclaration de guerre de Macron pour écraser la résistance à sa réforme des retraites.

Existe-t-il meilleur argument pour que ceux qui ont les yeux grands fermés puisent enfin les ouvrir et comprendre que les objectifs avancés d’universalité, d’équité et de justice sociale de cette cynique réforme des retraites voulue par un pouvoir cynique ne sont que manipulation.

Existe-t-il meilleur argument pour entrer dans la bataille, l’affrontement et la résistance obligatoires envers ce pouvoir totalitaire ?

Existe-t-il meilleur argument pour comprendre le vrai visage de Macron ?

BlackRock = Black, impair et rapace

Peuples = Rouge (sang), perd et trépasse

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