Le phallus l’avoir ou l’être mais rebelle ou soumis

Lacan a ouvert de nombreuses pistes. Le phallus en est une mais comme d’habitude il n’a pas donné de sens à ses assertions. Pour lui avoir le phallus c’est avoir l’objet aimé, et être le phallus c’est être l’objet d’amour. Ce qui n’est pas faux. Et cela remonte à l’enfance. Encore faut-il faire une distinction entre soumission et rébellion face à son statut phallique.

 

La répartition des sexes et des genres obéit à cette distinction avoir ou être le phallus. En effet les femmes « normales » depuis la nuit des temps sont considérées et se considèrent comme étant le phallus à fortiori parce qu’elles sont castrées. Les hommes ne pensent à contrario qu’à avoir le phallus confirmant qu’ils en sont le porteur et le garant.

Les femmes se décorent comme des un totem (maquillages, tatouages, coiffure élaborée…) afin de devenir le plus beau phallus digne d’être aimé et choyé par un homme qui recherche un phallus.

Les hommes s’arrogent le droit et la prérogative de désirer avoir le phallus (l’objet d’amour) la femme se cantonnant au rôle d’être le phallus (l’objet d’amour).

d’où les mariages arrangées, les harems, le fait d’acheter une femme encore aujourd’hui. Mais les femmes au fils du temps ont lutté et notamment les hystériques contre cette répartition établie. Ainsi les hommes portaient le pantalon, roulaient en voiture, votaient pour les scrutins politiques, montaient à cheval, à bicyclette, travaillaient (l’argent permettant d’acquérir le phallus  (femme voiture, maison…), jouaient aux jeux, buvaient de l’alcool, toutes choses qui étaient réservées aux hommes jusqu’à une époque récentes dans de nombreux pays d’occident.

Les femmes ont donc lutté pour avoir le droit de désirer le phallus tout comme les hommes et non plus seulement en ayant des enfants unique possibilité pour elles d’avoir le phallus.

Mais malgré tout les femmes continuent de rester le phallus même si elles ont le droit de faire comme les hommes. Maintenant il y a des cas pathologiques qui ont des difficultés à se positionner dans le rapport avoir ou être le phallus qui se traduit par une rébellion vis à vis de ce rapport voir à une certaine indécision.

Ainsi les hystériques comme tous les pervers sont indécis, ils veulent à la fois être le phallus et avoir le phallus d’où une ambition démesurée et une lutte ouverte contre le pouvoir des hommes. Elles recherchent par ailleurs un partenaire qui comme elles veulent être le phallus. Mais il ne peut y avoir qu’un phallus dans un couple d’où une violence qui se retourne contre elles.

Les hommes violents et bagarreurs sont en effet en rébellion contre le fait d’être le phallus réservé aux femmes. Mais ils le souhaitent en même temps. Et plus ils sont soumis passif avec l’envie de se faire sodomiser et plus ils s’en défendront accessoirement en pratiquant un art martial qui leur permettra à coup sur de soumettre autrui de le faire saigner comme lorsque la femme a ses menstrues, féminiser l’autre pour éviter de succomber à son désir d’être féminiser soit même. Faire en sorte que ce soit l’adversaire qui soit le phallus castré et non pas lui.

Les homosexuels mais aussi les travestis souhaitent également être le phallus mais ils se soumettent à ce désir. Les paranoïaques à contrario se rebellent comme les hommes violents.

d’autres exemples de ce partage de statut :

l’homme politique : avoir et être le phallus en même temps comme tous les pervers.

le militaire, le policier , le pompier : être le phallus, en effet ils aiment obéir et se faire obéir.

Le serviteur de dieu : être le phallus mais soumis comme les homosexuels

le schizophrène : ne sait plus si il est le phallus ou si il veut être le phallus.

Le milliardaire : avoir le phallus. Reste le problème des limites jusqu’où peut on désirer avoir le phallus.

Le criminel : avoir le phallus.

Le criminel sexuel : être le phallus.

……….

voilà j’espère ne pas avoir été trop abscons.

 

 

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