Commentaire au billet de M Filoche

Plus de 4500 caratères donc pas de commentaire mais obligation de faire un billet.

Bon, le voilà, en commentaire à ce billet.

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Bonjour Monsieur Filoche,

Votre colère est saine mais me semble orientée vers un issue en laquelle je ne crois pas. Cette issue repose sur plusieurs postulats erronés qui seraient par exemple je cite "Un bon code du travail fort et précis garantit salaires horaires et emplois".

Les emplois ne sont aucunement garantis par le code du travail fort, ou faible. Nous sommes en train de passer, que dis-je, nous sommes déjà passés dans un monde où le travail n'est plus une valeur fondatrice et primordiales de la société. La mécanisation, l'automatisation, l'informatisation toujours et exponentiellement plus grandes relègue la valeur du travail humain à une nécessité d'hygiène de vie.

Cette évolution de la "valeur" travail nous obligera à changer nos paradigmes sur la façon de penser la répartition économique des richesses, qui ne peut plus se faire sur le travail, au risque de laisser sur le carreaux les millions de chomeurs, et de faire des catégories protégées par le code du travail justement, les salariés, tant qu'ils le sont, des personnes relativements privilégiées parmi lesqueles les propriétaires des énormes fortunes françaises ont déjà et continueront d'avoir, la possibilité de choisir parmi les plus serviles et malléable au travers de DRH sans foi ni loi, autre que celle du profit maximum et de la compétition au meilleur rendement financier, dans un système économique où tout repose sur la nécessité d'une croissance, dont on est maintenant certain qu'elle ne peut être infinie dans notre monde fini.

En tant qu'homme politique, dont la vocation pour moi est d'avoir une vision globale de la société, et de sa projection dans le futur, je crois qu'il serait bon de sortir de la vision forcément réductrice d'Inspecteur du Travail à la retraite, d'un code du travail qui justement a failli à protéger les 100000 morts en tente dans de l'amiante, et qui aujoud'hui continue de servir les intérets des investisseurs dans les entreprises de retrait d'amiante, en leur servant une argumentation ultra sécuritaire, qui leur permet de faire d'énorme bénéfices sur le dos notamments des contribuables  (un bonne partie des retraits d'amiante se font pas les collectivités publiques), pour retirer un matériau, qui a engraissé les mêmes investisseurs il y a trente ans.

Un code du travail complexe comme il l'est, et parfois innaplicable (je pourrais vous citer des exemples en ce qui concerne l'amiante par exemple), sert d'abord les puissances qui ont les moyens  de consacrer du temps et de l'argent à naviguer au plus près des textes, voire à jouer avec eux. C'est ce qui s'est passé avec les 35 heures, où les grandes entreprises ont réussi à faire passer comme naturelles des augmentations du temps réel de travail des cadres par exemple, pendant que les hopitaux par exemples s'enfermaient dans des siutations inextricables payées finalement toujours par les mêmes, les consommateurs que ce soit par la qualité du service ou par l'obligation de souscrire des assurances santés supplémentaires, ou les salariés par leur cotisations (car qu'elles soient patronales ou salariales, les cotisations sont toutjours payées finalement par le salarié).

Donc oui, il faut que le code du travail soit adapté à la réalité des entreprises.

Ce qu'il ne faut pas c'est que ce soient encore et toujours les grosses entreprises, tenues par des grosses fortunes, qui rédigent les textes pour, et parfois dans, les cabinets ministériels, ou auprès de députés courtisés par un lobbying acharné. Car ce faisant, c'est la complexité des textes qui est obtenue à dessein pour noyer les petites entreprise.

Bref pour moi il faut prendre en compte les élément suivants :

- La croissance n'est plus possibles, ni environnementallement souhaitable.

- Le travail, ou plutôt l'activité, doit être mieux partagée, pour éviter les AVC, les burns out, les suicides, le mal être, d'un coté, et le chomage et ses incidences sociales de l'autre.

- Reconnaitre que la mécanisation, l'automisation, et l'informatisation sont une bonne chose pour l'être humain mais ont un impact sur la quantité globale de travail productif devant être produite par la société, et donc reconnaitres aussi les autres activités que le travail productif comme un élément essentiel de la société.

C'est dans ce contexte là que doit être repensé le code du travail. Et il doit l'être par la société, et non par le système paritaire actuel qui exclut de fait les chomeurs, et les intérets de la société (environnement par exepemple), et fait de ces négociation le lieu d'équilibre (?) d'intéret particuliers (pas toujours ceux des travailleurs et des patrons d'ailleurs mais bien souvent l'intéret des corps intermédairies), et non le lieux de l'intéret collectfs.

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