Christophe67
Ingénieur
Abonné·e de Mediapart

57 Billets

3 Éditions

Billet de blog 30 mars 2012

Programme économique de Jean-Luc Mélenchon - Analyse de l'analyse

Ce matin, au petit déjeuner, j'entends les analyses et commentaires de Bernard Maris et Dominique Seux sur la radio, du programmme économique du candidat Mélenchon. Et là, tout s'éclaire.... Une petite analyse de la séquence s'impose.

Christophe67
Ingénieur
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce matin, au petit déjeuner, j'entends les analyses et commentaires de Bernard Maris et Dominique Seux sur la radio, du programmme économique du candidat Mélenchon. Et là, tout s'éclaire.... Une petite analyse de la séquence s'impose.

Une petite entame, le sourire aux lèvres, sur l'"humain d'abord". Comme si ce parti pris n'était pas pertinent ou qu'il était simplement risible.

D'abord une première partie pendant laquelle Bernard Maris n'a eu cesse de ringardiser le programme, en reprenant les dates 36-44-81. Sur cette partie là Bernard Maris n'a cessé de dire que ce sont des solutions du passé, sans démontrer qu'elles ne marchaient pas mieux que les solutions d'aujourd'hui. Au contraire même, la conclusion "le programme de mélenchon c'est de refaire ce qui a été détricoté depuis 36-44-81", tendrait même à donner un peu de sens à cette nostalgie initialement fustigée.

La seconde partie, développée par Dominique Seux consiste à commenter le programme de manière systématiquement négative et faisant des procès d'intention et en utilisant les mots censés faire peur aux anticommunistes primaires des années 36-44-81.

Par exemple Dominique Seux dit, en parlant du programme économique du candidat Mélenchon, "c'est que forcément, si l'on est un peu raisonnable, modéré, on est disqualifié". Ainsi selon Dominique Seux, un programme aurait cette faculté de "disqualifier" un lecteur, ou un commentateur ? Ne faut-il pas voir là la réaction étriquée d'un économiste, habitué à la toute puissance de son argumentation, et devant céder la place à la décision politique, et donc se voir déconsidéré à ses yeux ? Ensuite il entame une explication "technique" qui s'appuie sur étude sémantique et non économique, en prenant comme arguments de l'occurence d'appartition des mots entreprise et PME (pour info PME n'est pas un mot) dans le programme, et en utilisant des messages subliminaux comme l'utilisation de mots tels que "plannification", "piloté entièrement de Paris","uniquement", puis  des contrevérité (la politique économique depuis 20 ans s'appuierait essentiellement sur la demande et les dépenses publiques) pour enfin conclure sur un procès en absence de lucidité, soit disant dirigée par une supposée rancoeur. Cette conclusion lui permet toutefois de reconnaitre qu'une éventuelle rancoeur serait compréhensible compte tenu de l'absence de résultat du "système" actuel.

Ensuite s'ensuivent une série d'avis, enfin économiques, sur les propositions du programme, qu'ils qualifient au fur et mesure avec les mots "justice", "faisable" (sur l'échelle des salaires), qu'il sont évidemment d'accord pour mettre l'humain d'abord.

Enfin ils abordent la capacité du PS à pouvoir accepter les élements du programme Mélenchon, commencent par parler d'othogonalité et finissent par se retrouver à considérer que le programme de Mélenchon est à 80% compatible avec ce que pourrait accepter le PS (relocalisation des économies, échelle des salaires de 1 à 20, volet économie sociale et solidaire, fuite des capitaux,...), avant de conclure sur un bon mot (un très bon mot ouaff, ouarff, ouarff,...) : Le programme Mélenchon : mi coco, mi bobo.

Ma foi, Messieurs, si c'est tout ce que vous avez à argumenter contre ce programme,...

Personnellement, je conclus de cette intervention que le programme ne vous convient pas (on ne connaîtra pas vos raison économique), mais qu'au fond, il n'est pas si mal que ça.

Et efectivement, pour moi, lorsque je suis dans une impasse, je fais demi tour, ou je fais marche arrière. Reste à se mettre d'accord sur le fait que l'on est dans une impasse.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Maltraitance en Ehpad : une indignation feinte et insuffisante
Les pouvoirs publics font mine de découvrir que le puissant groupe Orpea se joue des règles depuis des années dans ses Ehpad. Mais la maltraitance, les conditions de travail dégradées et la répression syndicale sont sur la table depuis des années,  sans que jamais le système de financement ne soit remis en cause.
par Mathilde Goanec et Leïla Miñano
Journal — France
Macron 2017 : la preuve que l’affaire a été enterrée
Le préfet Cyrille Maillet, nommé par Emmanuel Macron à la tête d’un service du ministère de l’intérieur, a personnellement classé l’enquête concernant des prestations de sécurité suspectes durant la campagne présidentielle, avec des motifs fallacieux et contre l’avis de trois sous-directeurs.
par Fabrice Arfi, Antton Rouget et Marine Turchi
Journal
La grande colère des salariés d’EDF face à l’État
Ulcérés par la décision du gouvernement de faire payer à EDF la flambée des prix de l’électricité, plus de 37 % des salariés du groupe public ont suivi la grève de ce 26 janvier lancée par l’intersyndicale. Beaucoup redoutent que cette nouvelle attaque ne soit que les prémices d’un démantèlement du groupe, après l’élection présidentielle.
par Martine Orange
Journal
Gérald Darmanin, le ministre qui dissout plus vite que son ombre
Après une manifestation antifasciste à Nantes, le ministre de l’intérieur a annoncé son intention de dissoudre le collectif « Nantes révoltée », animateur d’un média alternatif local. Outil administratif conçu contre les groupes factieux, la dissolution est avant tout utilisée comme une arme de communication et de neutralisation politique. 
par Camille Polloni

La sélection du Club

Billet de blog
« Rien n’a été volé »
Chronique d'audience. Abderrahmane B., pas même vingt ans, né à Alger et SDF a été arrêté avant le week-end. Il comparaît pour un vol à la roulotte. Néanmoins, il y a une difficulté dans la qualification de l’infraction : rien n’a été volé.
par La Sellette
Billet de blog
Un système pénal à abolir : perspectives féministes
Dans son essai Pour elles toutes. Femmes contre la prison, Gwenola Ricordeau propose une réflexion sur l'abolition du système pénal (police, justice, prison) d'un point de vue féministe, à contre-courant des courants dominants du féminisme qui prônent un recours toujours plus accru au pénal.
par Guillaume_Jacquemart
Billet de blog
Fermer une prison, y ouvrir une école et un musée
« Ouvrir une école, c’est fermer une prison », aurait dit Victor Hugo. Avec la fermeture imminente de la prison de Forest, un projet stratégique unique se présente aux acteurs politiques bruxellois : traduire la maxime d’Hugo en pratique et, en prime, installer un musée de la prison au cœur de l’Europe ! Par Christophe Dubois
par Carta Academica
Billet de blog
Contrôleuse des lieux de privation de liberté : l’année Covid en prison
Mis en garde par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) pour les risques de cluster dans les prisons, le gouvernement a brillé par sa passivité. Rien d'étonnant, tant ses alertes et préconisations restent systématiquement lettre morte.
par lien-social