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Billet de blog 21 mars 2013

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Compétition - Polvo (+ entretien complet avec Julio Hernandez Cordón)

HORIZONJULIO HERNÁNDEZ CORDÓN / GUATEMALA 2012 / 1h2022 mars _ 19h45 _ Cinémathèque 1Le film en compétition Polvo est le quatrième long-métrage du réalisateur guatémaltèque Julio Hernandez Cordón qui a coécrit le scénario avec Mateo Iribarren (Tony Manero).

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HORIZON


JULIO HERNÁNDEZ CORDÓN / GUATEMALA 2012 / 1h20
22 mars _ 19h45 _ Cinémathèque 1

Le film en compétition Polvo est le quatrième long-métrage du réalisateur guatémaltèque Julio Hernandez Cordón qui a coécrit le scénario avec Mateo Iribarren (Tony Manero).

"Le film, nous dit Hernandez, parle de la vengeance, de l'après-guerre au Guatemala, de la paternité et de la relation que peut établir un réalisateur avec ses personnages. Comme dans mon pays il n'y a pas de fonds pour faire du cinéma, j'ai cherché des soutiens pour réussir à raconter mon histoire. Ainsi, le film est en coproduction avec le Guatemala, l'Espagne, le Chili et l'Allemagne".
Une constante de ses films, très remarqués au niveau international, est l'improvisation. "J'aime bien travailler avec des amateurs et tourner sans être attaché à un scénario. Mes films parlent de moi-même et de ma perception de l'endroit où j'habite. J'aime raconter des histoires dont les personnages sont des outsiders".
Son deuxième film, Las marimbas del infierno, a obtenu le prix Coup de cœur du Festival Cinélatino en 2011. "C'est un festival de cinéma important pour moi, que j'admire, et dans lequel je me sens à l'aise, d'autant plus qu'il a aidé à ce que mon film sorte en salles dans plusieurs pays de l'Union Européenne".

Paula Orostica

Bonus :
Au Guatemala durant la dictature du général Efraín Ríos Montt (1982-1985), 440 villages seront rasés, près de 200 000 Mayas seront massacrés. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique.

Fiche film

INTERVIEW DE JULIO HERNÁNDEZ CORDÓN

Le cinéaste Julio Hernández Cordón a grandi au Sud du Mexique et a fait des études de cinéma au Guatemala et au Mexique. Son premier film, Gasolina (2008), a obtenu le Prix Horizontes au Meilleur film latino-américain à San Sebastián. Son deuxième film, Las marimbas del infierno (2010), a été largement récompensé aux festivals de Valdivia, Morelia, Toulouse, Miami, entre autres. Hasta el sol tiene manchas (2011), son troisième film, a été récompensé au FID de Marseille. Il revient cette année à Cinelatino en section officielle avec son quatrième long-métrage, Polvo (2012).

De qui nous parlent tes films? Quelles histoires aimes-tu raconter ?

Je parle de moi-même et de la façon dont je perçois le lieu que j'habite. J'aime les histoires dans lesquelles les personnages sont des outsiders et ont du mal à cohabiter avec leur entourage.

Est-ce que l'on peut dire qu'il y a une constante dans tes films ?

Les constantes de mon cinéma sont l'improvisation, filmer avec des gens qui ne sont pas des acteurs professionnels, des équipes restreintes et aussi dépeindre de ce qui me peine dans l'endroit où j'habite.

A quel moment de ton parcours créatif crois-tu être ?

J'aime penser que mes films sont comme des carnets de route pour le film suivant. Je peux ainsi imaginer que je suis toujours à la recherche de quelque chose.

Le succès de ton cinéma a-t-il changé ta façon de vivre ?

Je ne me considère ni comme une star ni comme quelqu'un qui a du succès. Le cinéma que je fais en ce moment n'est pas un cinéma commercial. Cependant, tout cela a changé ma vie, surtout pour ce qui concerne les voyages constants. Tout cela est un pari dont je ne connais pas encore le résultat.

Comment va actuellement le Guatemala ?

Aujourd'hui, on ne vit pas bien au Guatemala. On y rencontre toutes sortes de problèmes que personne ne veut vraiment résoudre. Il y a des gens qui préfèrent vivre dans des endroits où le gouvernement et les règlementations sont faibles. Il est ainsi plus facile d'exploiter les autres.

Tes films ont été déjà programmés à Cinelatino. Quelle est ta relation à ce festival ?

C'est un festival très important pour moi, puisque il a soutenu mon premier film dans la section "Cinéma en construction", à San Sebastián. C'est aussi un festival où j'ai connu beaucoup de collègues, où j'ai pu entendre des conversations autour du cinéma latino-américain et de sa signification. J'ai pu voir des films qui sont impossibles à voir au Guatemala. D'autre part, la France est un pays de cinéphiles, donc Toulouse aussi, et cela fait que le feedback avec le public est spécial. En plus, c'est un festival où le défi est de partager des films avec les gens et non certains artifices qui entourent le cinéma.

Quels sont tes projets ?

Actuellement, je suis en train de produire un film qui fait partie d'un projet danois et qui est coproduit par la Croatie. Par ailleurs, je suis en train de réaliser un autre film et j'ai encore d'autres projets.

Les films Gazolina, Las marimbas del infierno et Polvo comptent avec la participation de la chef opératrice Maria Secco, qui a également travaillé dans le film uruguayen en compétition cette année, Tanta agua.

Propos recueillis par Paula Orestica

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