Autour du festival - Cinémalab

Eva Morsch KihnCoordinatrice de la plateforme professionnelle>> Comment est né le projet CinémaLAB ?À partir d’une rencontre entre trois personnes qui représentent trois structures de trois secteurs différents de l’industrie cinématographique : Europa Distribution, CICAE et le festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse avec Cinéma en Construction. Nous nous sommes rencontrés et au même moment, l’Union Européenne a créé un programme intitulé Media International, action préparatoire devenue depuis Media Mundus. C’était la première fois qu’il y avait un appel à projet concernant ce que l’on appelle la « cinématographie des pays tiers ».

eva morsch kihn
Eva Morsch Kihn
Coordinatrice de la plateforme professionnelle

>> Comment est né le projet CinémaLAB ?

À partir d’une rencontre entre trois personnes qui représentent trois structures de trois secteurs différents de l’industrie cinématographique : Europa Distribution, CICAE et le festival Cinélatino, Rencontres de Toulouse avec Cinéma en Construction. Nous nous sommes rencontrés et au même moment, l’Union Européenne a créé un programme intitulé Media International, action préparatoire devenue depuis Media Mundus. C’était la première fois qu’il y avait un appel à projet concernant ce que l’on appelle la « cinématographie des pays tiers ».

De cette rencontre et du contexte favorable créé par ce nouveau programme de financement qui ne concernait pas seulement la distribution européenne mais les échanges avec la cinématographie des pays tiers, nous avons monté un projet. Celui-ci consistait en une formation destinée aux distributeurs et aux exploitants dans le cadre de deux festivals : à Toulouse pour tout ce qui concerne la cinématographie latino-américaine en Europe et, à l’époque, à Mexico avec le FICCO pour le cinéma européen en Amérique latine conçu dans le cadre d’un bénéfice réciproque.


>> Cette année, c’est la cinquième édition. Quel bilan faites-vous de tout ce travail ?

Le bilan, c’est avant tout les films distribués : Las Marimbas del infierno en Lituanie, en Bulgarie, en Croatie, en Italie et en Espagne ; Historias en Hongrie et De jueves a domingo probablement en Italie, en Croatie et en Espagne.


>> Quel est l’intérêt pour les différents intervenants dans ce projet ?

Une mobilité parce qu’on les invite à Toulouse et à San Sebastián, où ils voient des films européens. Ils sont dès lors mieux formés, mieux informés, grâce aux échanges avec leurs collègues. En effet, ils ont ainsi accès à des films qu’ils n’auraient pas pu obtenir. Ils auront donc une plus grande liberté de programmation, offrant à leurs publics une diversité de films accrue, autant par leurs contenus que leur origine nationale. On aboutit ainsi à une véritable diversité culturelle.

>> CinemaLAB est un projet soutenu financièrement par le programme Media Mundus qui va être modifié l’année prochaine. Comment voyez-vous l’avenir de ce projet ?

Nous sommes actuellement en attente mais ce qui est sûr c’est qu’un tel projet a du sens en Europe dans la mesure où, dans les autres pays, il n’y a pas d’accès à des contenus culturels autres que ceux des États-Unis… Au-delà de la nécessaire et incontournable diversité culturelle, il faut aussi permettre aux professionnels européens de pouvoir faire leur métier dans les meilleures conditions possibles.

Laura Sol et Cédric Lépine

 

 

 

 

 

 

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