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Billet de blog 23 mars 2013

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Autour du festival - Entretien avec Daniel Chabannes

ÊTRE VU POUR EXISTERDaniel Chabannes est le responsable de la société de distribution Épicentre Films. Un distributeur français dispose des droits d’un film pour ensuite le proposer dans des salles de cinéma. « C’est souvent un vrai défi : avoir un réseau de bonnes salles de cinéma. »

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ÊTRE VU POUR EXISTER

Daniel Chabannes est le responsable de la société de distribution Épicentre Films. Un distributeur français dispose des droits d’un film pour ensuite le proposer dans des salles de cinéma. « C’est souvent un vrai défi : avoir un réseau de bonnes salles de cinéma. »

Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que distributeur ?

J’ai eu la chance de commencer à un moment favorable, dans les années 1990. Globalement, il était plus facile dans ces années-là de distribuer des films. Les films restaient plus longtemps en salle. Avec l’arrivée du numérique, l’exploitation a complètement changé. Maintenant, on se retrouve avec 15 voire 18 films qui sortent chaque semaine. Les films n’ont dès lors plus le temps d’exister.

Quelle réception ont les films latino-américains en France ?

C’est un cinéma qui attire énormément. Les cinémas d’Amérique latine et le cinéma coréen sont les cinémas qui attirent le plus (après la France et les États-Unis), davantage que les cinémas nordiques ou africains. Après, il ne faut pas non plus faire de généralités sur le cinéma d’Amérique latine, chaque pays ayant une identité propre, le cinéma péruvien n’ayant rien à voir avec le cinéma mexicain, par exemple.

[ndlr : Certaines salles, si un film n’a pas une affluence suffisante à leur goût dès la première semaine, refusent de continuer de le diffuser les semaines suivantes. Or, le cinéma d’Amérique latine est souvent un cinéma qui dispose de peu de moyens de promotion. Il fonctionne davantage avec le bouche-à-oreille et a besoin de plus de temps pour se faire connaître du public.]

Quelle est la force du cinéma d’Amérique latine ?

Les cinéastes ont une telle énergie qu’avec peu de moyens ils peuvent faire des films extraordinaires. C’est quelque chose qui me fascine. Par exemple, El Estudiante de Santiago Mitre développe un riche sujet politique, avec un budget limité de 20 000€. En France, avec un tel budget, on ne fait rien.

Comment voyez-vous l'avenir de la distribution des films latino-américains dans les salles françaises ?

Je ne suis pas optimiste. Ces temps-ci, il faut rester très prudent. Les films restent de moins en moins longtemps en salle, au bout de quatre mois ils sont déjà exploités en VOD. Par exemple, malgré le soutien de la presse, on a eu beaucoup de mal à trouver des salles pour diffuser La Demora. Le soutien des exploitants est donc incontournable.

Clémentine Delarue

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