Image et sondages

Si l’on en juge par deux sondages (mystérieux ?) produits à un peu plus d’un an d’intervalle, l’image des enseignants et, en particulier,  du «métier enseignant» apparaît foncièrement bonne. Quid alors de la  crise du recrutement ou des ‘’vocations’’?

Si l’on en juge par deux sondages (mystérieux ?) produits à un peu plus d’un an d’intervalle, l’image des enseignants et, en particulier,  du «métier enseignant» apparaît foncièrement bonne. Quid alors de la  crise du recrutement ou des ‘’vocations’’?

Ainsi, un sondage CSA (commandité par le ministère de l’Education et paru il y a quelques jours) indique que, pour près de huit Français sur dix, enseignant est un métier d’avenir. L’enquête révèle que 81% des sondés ont de la « considération » pour eux et « une image positive du métier »  ( 89% chez les sympathisants de gauche, 74% chez ceux de droite ), et que les trois-quarts seraient fiers que leur enfant devienne enseignant. Selon 87% des sondés, les professeurs aiment leur métier ; 82% d’entre eux pensent qu’ils s’investissent dans leur travail et 77% estiment qu’ils méritent une plus grande reconnaissance sociale. Que veut-on de plus ?

Il y a un peu plus d’un an un sondage IPSOS sur « Les  Français et l’école » ( réalisé fin juillet 2011 auprès d’un échantillon représentatif d’un millier de personnes pour le magazine « L’Histoire ») paru en septembre 2011 allait sensiblement dans le même sens. Il apparaissait notamment que les deux tiers des Français « encourageraient leur enfant à devenir enseignant s’il le souhaitait » ( 17% « tout à fait », 49% « plutôt », 29% « plutôt pas » et 6% « pas du tout »).
Il apparaissait même que, selon les réponses faites par les sondés, 62% mettaient en tête parmi les 6 raisons proposées ( ils avaient à en choisir deux ) « le fait de transmettre des savoirs », largement devant « le rythme de travail : horaires, vacances… » ( 38% ), « la sécurité de l’emploi » ( 33% ) ou « le fait de travailler avec des enfants » ( 32% ), et très loin devant « le fait de contribuer à la réduction des inégalités sociales » ( 15% ) et « la rémunération » ( 11% ).



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