Chacun voit l’incongruité de faire passer des tests en plein milieu de l’année scolaire. Mais cela se poursuit de façon obstinée, sans aucune justification énoncée car elle est encore masquée.

 

Lorsque les évaluations par tests nationaux ont commencé ( en CE2 et en sixième ) elles ont été programmées en début d’année scolaire, car elles avaient clairement un objectif ‘’diagnostic’’ qui pouvait être clairement affiché.

On en est maintenant à une passation de tests nationaux en fin d’année de CE1 ( en fin de deuxième cycle du primaire ),et à une passation en milieu de l’année de CM2. On n’a pas osé aller franchement jusqu’à la logique du déplacement effectué ( non plus en début d’année de sixième, comme élément diagnostic ) mais en fin de CM2 ( comme fin du dernier cycle du l’école élémentaire ) car cela aurait trop rendu visible ce qui était cherché : acclimater petit à petit une évaluation terminale de l’école élémentaire, prélude à un retour à un examen d’entrée en sixième

Car une partie de la droite politique est désormais décidée à aller dans cette direction rétroactive ( en sens contraire de tout ce qui a été mis en place durant les années gaulliennes de la cinquième République ).

Et Jean-François Copé a dit récemment tout haut ( fin octobre dernier ) ce que beaucoup de ceux là pensent tout bas : " l’entrée au collège ne doit se faire que pour l’enfant qui maîtrise totalement les savoirs fondamentaux : mon idée est de créer un examen de fin de CM2, d’évaluation des enfants ; ce serait un examen de passage en sixième "

Et voilà pourquoi notre fille ( l’Education nationale ) est muette : elle agit en ce sens, sans dire pourquoi ( et pour cause) car rien n’est encore tranché au vu des difficultés prévisibles ( non résolues d’avance ) de la mise en place effective d’une telle décision.

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