C'est du moins la promesse de Jean-Louis Borloo qui a sans doute lu les derniers résultats du Baromètre des services publics (sondage BVA pour France Info et Les Echos) qui mettent l'éducation au rang des premières priorités des Européens, et tout particulièrement des Français. Une première.
Pour 60% des Français interrogés, l'éducation vient en tête de leurs attentes prioritaires en matière d'action publique. En hausse de près de 20% par rapport à la précédente vague d'enquête ( datant de 2010 ), alors que jusqu'ici la priorité des Français était l'emploi et la lutte contre le chômage ( qui arrive désormais en deuxième position ).
Acceptons en l'augure, car cela fait de nombreuses années que la question éducative n'a pas été au rendez vous des élections majeures ( présidentielles et législatives ).
Ceux qui, comme moi, ont participé avec détermination aux différentes Assises qui ont abouti à « l'Appel de Bobigny » ( cf mes billets des 8 et 14 juin 2010 ainsi que des 6 et 18 octobre ), lequel a précisément lancé un « appel à la Nation et à ses responsables politiques pour un grand débat national et des engagements solennels avant les échéances nationales qui détermineront l'avenir », pourront sans doute ainsi se voir récompensés de leurs efforts.
Il faut dire aussi que cela avait été un évènement sans précédent historique , en particulier en raison du nombre et de la diversité des organisations signataires de cet ensemble de propositions ( pas moins de cinq objectifs prioritaires, déclinés en 18 propositions ; certaines fortement élaborées, d'autres moins mais toutes unitaires ). C'étaient en effet exprimés ensemble des syndicalistes ( à savoir quatre grandes centrales syndicales : la CGT ; la CFDT avec le SGEN-CFDT et la FEP-CFDT ; l'UNSA avec l'UNSA-éducation, le SE-Unsa et le SEP-Unsa ; la FSU, avec le SNUipp, le SNES, le SNEP et le SNUEP-FSU ) ; la première fédération de parents d'élèves ( la FCPE ) ; la quasi totalité des associations d'éducation populaire et complémentaires de l'enseignement, des mouvements pédagogiques, les 80 villes du Réseau français des grandes villes éducatrices.
Il y a quelques jours, Bruno Julliard et Martine Aubry m'ont proposé de rejoindre l'équipe de campagne de Martine Aubry en tant que ‘'membre de la société civile'' ( je ne suis pas au PS, et je n'appartiens d'ailleurs à aucune organisation ) pour former avec Bruno Julliard un tandem chargé de « l'éducation » . J'avais déjà eu l'occasion de travailler épisodiquement avec eux à l'élaboration du programme du PS sur les questions scolaires, et j'avais pu apprécier leurs préoccupations et leur détermination. Par ailleurs ce programme n'est pas très éloigné, loin s'en faut, de nombre des propositions de l'Appel de Bobigny. J'ai donc accepté sans problème, d'autant plus que je me retrouve ainsi en bonne compagnie avec un certain nombre de soutiens à Martine Aubry, à savoir notamment les sociologues Christian Baudelot et François Dubet, et aussi - last but not least - Stéphane Hessel ( « Indignez-vous ! » ).

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