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Billet de blog 19 oct. 2017

Bac et entrée dans le supérieur selon le plan Plan «Langevin-Wallon»

Une réponse toujours d'avant-garde ? A méditer en tout cas, puisque Daniel Filâtre - rapporteur général de la concertation sur l'accès au supérieur - rend compte aujourd'hui des préconisations des onze groupes de travail.

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Il y a tout juste 70 ans (!) le célèbre (et mythique?) Plan Langevin-Wallon contenait les propositions ou observations suivantes.

« Le baccalauréat permettra l'entrée dans l'enseignement pré-universitaire. Un stage probatoire de courte durée servira à diriger les étudiants vers les enseignements en rapport avec leurs aptitudes et, si besoin est, à éliminer les plus inaptes »

« Les examens à tous les degrés devront être conçus sur un type nouveau qui dissocie les épreuves de connaissances et l'appréciation des aptitudes. Les examens de fin d'études [poursuivies obligatoirement jusqu'à 18 ans] doivent être un contrôle portant sur l'ensemble des études et ne doivent pas permettre la préparation spéciale d'un programme limité. Par des sondages multipliés on s'efforcera d'explorer l'ensemble des acquisitions et des aptitudes en éliminant le plus possible le hasard »

Vingt ans après, en février 1967, le Bureau politique du parti communiste français publie dans un numéro spécial de sa revue « L'Ecole et la nation » des « propositions pour une réforme démocratique de l'enseignement » qui s'appuient beaucoup sur le Plan Langevin Wallon et qui reprennent entièrement sur ces points le texte-même du Plan présenté ci-dessus.

Il est précisé : « Doit-on dès lors envisager un baccalauréat comprenant des épreuves communes et des options ? Dans cette hypothèse, les options seraient beaucoup plus diversifiées et permettraient des combinaisons beaucoup plus nombreuses que dans l'actuel enseignement secondaire. Les goûts et les aptitudes de chaque personnalité pourraient s'y affirmer, ce qui favoriserait l'orientation à 18 ans .

Les options pourraient être soit des épreuves plus approfondies dans les matières communes (ce qui permettrait notamment de constituer les groupements principaux), soit des épreuves en d'autres matières. Le candidat pourrait obtenir un baccalauréat avec mention ''philosophie'', ou ''mathématiques'', ou ''beaux-arts'', ou ''dessin industriel'' et ainsi de suite. Le maintien d'épreuves orales est nécessaire. Il s'impose pour les langues étrangères. Mais il est plus généralement utile pour donner ses dimensions humaines à l'examen. Ni programmes ''démentiels'', ni méthodes mécaniques et dogmatiques fondées sur l'acquisition passive des résultats ».

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