Meirieu tel qu'en lui-même?

C'est ce que penseront sans doute ses détracteurs qui peuvent être nombreux parmi ceux qui ne le lisent pas. Mais on aurait tort de prendre à la légère son dernier livre, en ces temps d'avenir particulièrement incertains: «Ce que l'école peut encore pour la démocratie».

Ce n'est pas en effet, même si cela y ressemble toujours un peu, une "défense et illustration" d'un parcours - le sien - tel que cela a pu apparaître dans certains de ses autres livres.

D'une part parce que le retour (toujours intéressant) sur certains des auteurs qu'il affectionne ou de rencontres qu'il a eues se fait d'une façon à la fois plus directe et plus personnelle encore (et l'on peut citer ici en particulier le chapitre où Philippe Meirieu rend hommage à l'ami Daniel Hameline).

D'autre part parce que ce retour est effectué à partir de notre situation actuelle qui ne plaide pas du tout pour des ''lendemains qui chantent", et que Philippe Meirieu ne se laisse pas aller pour autant à céder aux facilités du désenchantement.

C'est cette attitude et ce que Philippe Meirieu en tire comme nouvelles interrogations ou conséquences qui en fait le prix: "en dépit de...", que peut-on dire - à l'instar de Philippe Meirieu- sur "Ce que l'école peut encore pour la démocratie?"

Eh bien, pour le savoir, le mieux est d'acheter l'ouvrage et de le lire. Il ne se résume pas, car ce n'est pas (et ce ne peut pas être pour Philippe Meirieu) un "traité". "Ce que l'école peut encore pour la démocratie", paru en août 2020 aux "Editions autrement", 270 pages, 20 euros.

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