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Le Club de Mediapart lun. 30 mai 2016 30/5/2016 Édition du matin

Des policiers et des militaires à la retraite dans le secondaire?

C’est la proposition de loi que vient de déposer le député UMP Lionnel Luca en guise de cadeau de Noël juste avant les fêtes de fin d’année. Cette proposition de loi « visant à la sécurité dans les établissements scolaires du second degré » a été contresignée par un groupe de 33 députés (parmi lesquels on relève notamment les noms d’Eric Woerth et de Benoist Apparu).

C’est la proposition de loi que vient de déposer le député UMP Lionnel Luca en guise de cadeau de Noël juste avant les fêtes de fin d’année. Cette proposition de loi « visant à la sécurité dans les établissements scolaires du second degré » a été contresignée par un groupe de 33 députés (parmi lesquels on relève notamment les noms d’Eric Woerth et de Benoist Apparu). Elle a été dûment enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 12 décembre 2012 et renvoyée à la « commission des affaires culturelles et de l’éducation » pour instruction.

Son exposé des motifs, très explicite et significatif de toute une politique en la matière, vaut d’être cité en entier (d’autant que cela vient en ‘’alternative’’ de l’une des mesures promises par François Hollande durant la campagne des présidentielles et mise actuellement en application par le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, à savoir le recrutement et la formation de 500 « assistants de prévention et de sécurité », appelés à jouer surtout un rôle de ‘’médiateur’’ et de prévention dans les collèges et les lycées dits ‘’sensibles’’):

« Les agressions perpétrées dans les collèges et lycées, dont certaines d’une violence rare, occasionnent des conditions d’enseignement insupportables pour les élèves, pour les enseignants et pour tout le personnel administratif. Les mesures prises, telles que la vidéo-protection et les portiques de sécurité, ne suffisant pas à garantir la sécurité des élèves, des professeurs et des personnels d’encadrement, il convient de trouver des moyens permettant de prévenir cette violence et lorsqu’elle se produit d’y apporter une réponse rapide et adaptée.
Les surveillants chargés de veiller à la sécurité des élèves ne sont pour la plupart ni prêts ni formés pour assumer ce rôle de plus en plus difficile. Afin de mieux répondre à cet impératif de sécurité, le Gouvernement envisage de recruter 500 assistants de prévention et de sécurité (APS). Plutôt que de faire appel à des jeunes à former, il serait sans doute judicieux et plus efficace de faire appel à des personnes déjà formées et expérimentées dans le domaine de la prévention de la violence et de la sécurité.

«Il conviendrait dès lors, de permettre à des personnes retraitées issues de la fonction publique, dont la profession a été consacrée à la sécurité civile ou militaire (sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, militaires d’active...), dont l’activité passée et la maturité sont garants d’une autorité naturelle et d’une capacité à analyser une situation, d’accéder aux postes de surveillants dans les établissements scolaires du second degré.

Cette possibilité permettrait par ailleurs, dans le cadre du cumul emploi-retraite, de permettre à des personnes compétentes de former les jeunes surveillants qui sont aujourd’hui bien souvent désarmés devant tant de violence ».

Fermer le ban (en n’oubliant pas d’admirer tout particulièrement un passage de l’argumentaire produit : « dont l’activité passée et la maturité sont garants d’une autorité ‘’naturelle’’ ») !
NB. On m’a fait remarquer une ‘’absence’’ ( significative ? ) dans la proposition de loi : celle des personnels retraités des établissements pénitentiaires.

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